Véhicules autonomes, éthique, prévention et… « décision de tuer »

La route est encore longue…
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Véhicules autonomes, éthique, prévention et… « décision de tuer »
Crédits : Olivier Le Moal/iStock

Le « véhicule autonome » est l’objet de nombreuses spéculations et presque autant de fantasmes, que ce soit sur les questions éthiques, écologiques, morales, etc. Un avis détaillé fait le point sur le sujet et propose de nombreuses préconisations, à commencer par la terminologie qu’il faudrait changer.

En juillet 2019, le Premier ministre a demandé au Comité national pilote d’éthique du numérique (CNPEN) de lui rendre un avis « sur les enjeux d’éthique soulevés par les véhicules routiers équipés de fonctions de conduite automatisées, dits "véhicules autonomes" ». 

Pour rappel, le CNPEN est chargé d’« aborder de manière globale les enjeux éthiques du numérique et de l’intelligence artificielle » pour le compte du Comité Consultatif National d’Éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE), dont la mission est d’« éclairer les progrès de la science, soulever des enjeux de société nouveaux et poser un regard éthique sur ces évolutions ».

Rappels, définitions et mises en bouches

Il est désormais en ligne. L'avis est relativement court – une vingtaine de pages – mais dresse un panorama complet du sujet. Premier point important : il faudrait commencer par redéfinir la manière dont on parle d’un véhicule et des fonctions de son automatisation. Le CNPEN formule également dix-huit autres préconisations.

Il se penche ainsi sur plusieurs grandes problématiques liées à « la sécurité routière et à la sûreté de fonctionnement », au « contrôle humain du véhicule », aux « libertés des personnes » et aux « impacts sociaux et environnementaux ».

Dans tous les cas, le CNPEN rappelle (à juste titre) que « le déploiement à grande échelle de tels véhicules rendrait nécessaire une réglementation internationale », qui n’est pour le moment pas en place… car il faudrait déjà se mettre d’accord sur les questions « éthiques ». 

Laissez place aux « véhicules à conduite automatisée »

Avant d’entrer dans le vif du sujet, le rapport commence par décrire les fonctions de conduites automatisées : « À la différence des fonctions d’assistance à la conduite, les fonctions de conduite automatisées se substituent au conducteur pour la conduite usuelle sur route ou en ville. Elles concernent l’acquisition et l’interprétation d’informations (perception) sur l’environnement du véhicule et le véhicule lui-même ainsi que les décisions relatives à la planification du trajet et à la conduite effective du véhicule (contrôle de la vitesse et de la direction) ». C’est pour cela que l’avis souhaite que l’on parle de véhicules à conduite automatisée à la place de véhicules autonomes.

Le document rappelle que, bien évidemment, les véhicules peuvent aussi communiquer entre eux et avec les infrastructures (les feux de signalisation par exemple). « Ces fonctions font actuellement l’objet de programmes de recherche et développement au niveau international ainsi que de nombreuses publications scientifiques et techniques, mais ne sont encore ni opérationnelles, ni commercialisées, à de très rares exceptions près ». 

Petit survol de la littérature déjà disponible

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