Benoit Loutrel (ex-Arcep, ex-Google) : ses ambitions et espoirs comme membre du CSA

Oups, il a « oublié » Hadopi
Internet 3 min
Benoit Loutrel (ex-Arcep, ex-Google) : ses ambitions et espoirs comme membre du CSA

Benoit Loutrel va devenir membre du CSA. Lors d’une audition à l'Assemblée nationale, cet ancien de l’Arcep et Google a détaillé sa vision des choses sur de vastes sujets : les réseaux sociaux, l’espace « informationnel », la TNT, la neutralité des objets connectés ou encore la Hadopi.

Mardi 2 février, des auditions avaient lieu afin de valider (ou non) l’arrivée de deux nouveaux membres au sein du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA). La première concernait la proposition de nomination de Benoit Loutrel par le président de l’Assemblée nationale (Richard Ferrand) et la seconde celle de Juliette Théry-Schultz par le président du Sénat (Gérard Larcher).

Benoit Loutrel et Juliette Théry-Schultz validés pour rejoindre le CSA

Comme pour Laure de La Raudière, il n’y avait pas grand suspense quant aux résultats du vote (ils doivent obtenir au moins 3/5 des voix) : Benoit Loutrel est ainsi conforté avec 31 pour et 2 contre, tandis que Juliette Théry-Schultz a obtenu l’unanimité. Leurs nominations seront officialisées au Journal officiel.

Juliette Théry-Schultz a passé plus de 11 ans à l’Autorité de la concurrence, avec un break de deux ans comme rapporteure sur le secteur bancaire et financier pour le compte de la Commission européenne. Le parcours de Benoit Loutrel est différent, avec un passage notable de quelques mois chez Google France et une expérience autour de la régulation de Facebook.

En 1993, il commence sa carrière à l’Insee, puis passe par la finance (dont la Banque mondiale à Washington), devient directeur de la régulation des marchés fixe et mobile. Il est ensuite directeur général adjoint de l’Arcep entre 2004 et 2007. Pendant trois ans il est responsable du programme Économie numérique au Commissariat général à l’Investissement, avant de revenir au régulateur des télécoms comme directeur général pendant trois autres années. 

En mars 2017, changement de cap avec un passage éclair de neuf mois comme directeur des politiques publiques et relations gouvernementales chez Google France. Une annonce qui avait fait couler beaucoup d’encre, notamment lorsque la sénatrice Catherine Morin-Desailly s'est alarmée de possibles conflits d’intérêts. De son côté, le Canard enchainé épinglait « ses diners parisiens avec des responsables de ministères, dont celui de la Culture »,

En décembre 2017, retour aux premières amours comme inspecteur général à l’Insee. Dans le même temps, il anime une « expérience française pour réguler Facebook » en termes de lutte contre les contenus haineux au Secrétariat d'Etat au numérique.

« Un proche des GAFAM nommé au CSA »

Il va désormais entrer au CSA. Un parcours riche en expériences, mais qui soulève aussi des inquiétudes. C’est notamment le cas de Tariq Krim (entrepreneur et ancien vice-président du Conseil national du numérique) qui lâche sur Twitter : « Un proche des GAFAM nommé au CSA ». 

Son audition à l’Assemblée nationale permet d’avoir son point de vue sur certains sujets, notamment autour de la régulation des réseaux sociaux, des objets connectés, de la collaboration avec l’Arcep, etc. On notera tout de même un oubli cinglant : pas un mot sur Hadopi durant son discours introductif. Il se rattrape ensuite lors de la session des questions/réponses.

Voici notre compte rendu de son audition de près d‘une heure et demie.

« Par opportunité j’ai rejoint Google France »

Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil
Options d'affichage
Abonné
Actualités
Abonné
Des thèmes sont disponibles :
Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !