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Fin des enchères sur la 5G : 126 millions d'euros par bloc de 10 MHz, 40 MHz pour Orange

Touche pas au grisbi…
Mobilité 6 min
Fin des enchères sur la 5G : 126 millions d'euros par bloc de 10 MHz, 40 MHz pour Orange

Les enchères pour les fréquences 5G sur la bande des 3,5 GHZ sont terminées. Le montant total déboursé par les opérateurs est d'environ 1,4 milliard d’euros auxquels il faut ajouter 1,4 milliard pour les 4x 50 MHz payés à prix fixe. Comme attendu, Orange sort vainqueur. D'autres étapes suivront.

Ouvertes ce mardi 29 septembre, les enchères sur la 5G sont désormais bouclées après 17 tours. De 70 millions d’euros au départ, le prix d’un bloc de 10 MHz est monté à 126 millions, soit un total d'un peu moins d'1,4 milliard d’euros pour les onze blocs disponibles. Une manne financière qui ira pour rappel dans les caisses de l’État.

Après deux journées, les opérateurs n’étaient pas parvenus à se départager, demandant 13 blocs : 5 pour Orange, 3 pour Bouygues Telecom et SFR, 2 pour Free. C’est donc durant cette troisième (et dernière) journée qu’un arrangement a finalement été trouvé. Bouygues et Orange ont lâché l'un des blocs de 10 MHz qu'ils convoitaient. Pour rappel, 4x 50 MHz avaient déjà été répartis à prix fixe en avril. Soit 2,786 milliards d'euros pour 310 MHz.

Voici la répartition définitive : 

  • Orange : 4 blocs de 10 MHz et 50 MHz à prix fixe
  • SFR : 3 blocs de 10 MHz et 50 MHz à prix fixe
  • Bouygues Telecom : 2 blocs de 10 MHz et 50 MHz à prix fixe
  • Free Mobile : 2 blocs de 10 MHz et 50 MHz à prix fixe

Une seconde enchère dite « de positionnement » (à un tour au second prix) sera organisée en octobre : les candidats « pourront ainsi exprimer leurs préférences de position dans la bande ainsi que de position relative avec les autres lauréats ». Il n’y aura pas de montant de réserve cette fois-ci.

Arcep enchères 5G Résultats Blocs

5G : les opérateurs vont cohabiter avec THD Radio et WiMax

L’attente aura été longue, très longue même puisque les premières consultations ont déjà presque quatre ans. Fin 2018, le régulateur des télécoms en organisait une vaste et importante consultation, exposant les différents choix techniques possibles, avec des incidences sur la quantité de fréquences disponibles. 

Pour rappel, la bande des 3,5 GHz n’est pas « nouvelle », elle est déjà utilisée depuis une vingtaine d’années au moins par d’autres technologies. Nous pouvons citer le WiMax dans les années 2000, mais aussi le très haut débit fixe (THD radio) pour lequel l’Arcep a attribué des fréquences aux collectivités locales.

Comme les autorisations déjà délivrées ne prennent fin qu’en 2026, la 5G s’est adaptée.

« Au début, la 5G va ressembler à de la 4G+ »

Afin de faire cohabiter tout ce petit monde, c'est le choix de la synchronisation qui a été fait, plutôt que de sacrifier des bandes de fréquence. Une solution pour maximiser la quantité de fréquences disponibles.

Mais avec des conséquences sur les performances : « La 5G promet des latences de l'ordre de 2 ms permettant des usages temps réel, de la voiture connectée, etc. D’après les premières informations, cette synchronisation pourrait augmenter cette latence, potentiellement jusqu'à 5 ms », nous expliquait-on fin 2018.

Pendant un temps – avant que la bande des 3,5 GHz se libère du THD Radio et du WiMax –, la 5G n’ira donc pas « au bout de ses promesses en termes de latence ». Néanmoins, « on sait qu'au début la 5G ça va quand même beaucoup ressembler à de la 4G+. Les vrais usages critiques à latence faible ne vont pas apparaitre tout de suite », ajoutait le président de l’Arcep. Sans parler des 26 GHz qui n'arriveront que dans un second temps.

C’est finalement en juillet 2019 que le gendarme des télécoms lançait son ultime consultation publique, sur son « projet de modalités et conditions d’attribution d’autorisations d’utilisation de fréquences ». On y apprenait que 310 MHz seraient disponibles et que seuls les quatre opérateurs nationaux pourraient y participer.

Quelles sont les obligations des opérateurs ?

Il était prévu de proposer aux opérateurs d’acquérir au moins 40 MHz à prix fixe, contre des engagements supplémentaires : 5G au service de la compétitivité des autres secteurs de l’économie française, couverture à l’intérieur des bâtiments, offres d’accès fixe, plus grande transparence, innovation et concurrence.

Il a finalement été décidé de passer à 50 MHz. Les quatre opérateurs se sont portés acquéreur de ces fréquences. Les autres engagements sur les enchères concernent notamment le déploiement : les opérateurs devront proposer 3 000 sites en 2022, 8 000 sites en 2024 et 10 500 sites en 2025.

Le régulateur veut aussi s’assurer que le déploiement se fasse sur une bonne partie du territoire : « 25 % des sites en bande 3,4 - 3,8 GHz des deux derniers jalons devront être déployés dans une zone rassemblant les communes des zones peu denses et celles des territoires d’industrie, hors des principales agglomérations »

Les opérateurs ont également des obligations en termes de couverture des axes routiers : « en 2025, la couverture
des axes de type autoroutier (soit 16 642 km), puis en 2027, la couverture des routes principales (soit 54 913 km) », avec des débits d’au moins 100 Mb/s.

Le slicing – qui permet de découper le réseau en tranches pour proposer des services différenciés – devra être mis en place au plus tard en 2023. Il ne s’agit pour rappel pas d’une entorse à la neutralité du Net, mais de permettre de favoriser par exemple la latence (pour des voitures autonomes ou des opérations chirurgicales à distance) ou le débit (pour du streaming) selon les besoins. 

Le Berec (regroupement des régulateurs nationaux européens) n’y voit rien à redire : il « considère que le Règlement européen sur l’Internet ouvert laisse une grande place à la mise en œuvre des technologies 5G, comme le "Network slicing", "5QI", et le "Mobile Edge Computing" par exemple. À ce jour, le Berec n’a pas connaissance d’exemples concrets de déploiements de la 5G entravés par le Règlement ».

L'EDRI (European Digital Rights) n’est pas du même avis : « Nous craignons beaucoup que la standardisation en cours de la 5G sape le niveau actuel de protection de la neutralité du net en Europe ». Pour rappel, la Cour de justice de l’Union européenne vient de consacrer cette dernière. C'était une « belle journée » pour Sébastien Soriano.

Enfin, dernière obligation et pas des moindres : « pour accélérer la transition vers le protocole de routage IPv6, l’Arcep prévoit une obligation pour rendre les réseaux mobiles compatibles avec celui-ci ».

Des licences valables 15 (+5) ans

Le régulateur explique enfin que « les fréquences sont attribuées pour 15 ans. Cette durée sera prolongée de 5 ans en cas d’accord du titulaire sur les conditions de cette prolongation ».

Le régulateur prévoit deux rendez-vous intermédiaires en 2023 et 2028 afin de « faire un point sur la mise en œuvre des obligations et sur les besoins, notamment concernant la couverture et la qualité de service des réseaux mobiles ». Si besoin, une adaptation des obligations pourra être réalisée, après accord avec le titulaire.

Pour le lancement commercial des offres 5G, l’Arcep laisse l’initiative aux opérateurs. Suite à la crise sanitaire, le gendarme des télécoms a pour rappel déjà annoncé qu’il supprimait du cahier des charges l’obligation de couverture dans au moins deux villes par opérateur avant la fin 2020.

Pour rappel, Bouygues Telecom a déjà lancé des forfaits « compatibles 5G », sans réseau pour le moment.

96 commentaires
Avatar de Idiogène INpactien
Avatar de IdiogèneIdiogène- 01/10/20 à 16:29:43

Le BEREC tolère donc ce genre de ruse type sous-location. C'est intéressant : on va voir apparaître des contrats détournés à l'avenir. J'imagine déjà l'IOT devenir une faste blague à ce sujet. :mdr:

Alors qu'on louerait ces réseaux par les collectivités territoriales, avec un contrat de délégation de service public du réseau... ce serait pas pire que de brader l'air et ceux qui y gigotent...

Édité par Idiogène le 01/10/2020 à 16:34
Avatar de David_L Équipe
Avatar de David_LDavid_L- 01/10/20 à 16:34:12
Idiogène

:keskidit: Il n'y a rien de nouveau dans le mode d'attribution des fréquences.

Édité par David_L le 01/10/2020 à 16:34
Avatar de Idiogène INpactien
Avatar de IdiogèneIdiogène- 01/10/20 à 16:36:26
David_L

De ce que j'en comprends, le réseau sera découpé en vlan indépendants avec des caractéristiques génériques selon l'usage souhaité par le client (genre opérateur virtuel). Donc un genre de forfait IOT sera certainement proposé à BOSH et cie. Seulement le paramétrage devra être hyper limité pour pas dire que c'est aussi de l'internet IPV6 et cie. Donc les abus seront certainement possibles et assez rapidement.

Avatar de Idiogène INpactien
Avatar de IdiogèneIdiogène- 01/10/20 à 16:37:49
David_L

Oui, les fréquences restent un peu neutres. Mais le fait de redécouper virtuellement pose question, c'est mon point.

Avatar de David_L Équipe
Avatar de David_LDavid_L- 01/10/20 à 17:01:15
Idiogène

Je ne comprends pas ce que tu comprends. Il y a toujours eu des blocs de fréquences attribués à tel ou tel opérateur. C'est déjà comme ça sur le réseau actuel. Je ne comprends pas trop ton histoire de VLAN/IOT/IPV6

Avatar de Idiogène INpactien
Avatar de IdiogèneIdiogène- 01/10/20 à 17:10:36
David_L

Le débat est installé depuis assez longtemps.

Les blocs seront en pratique redécoupés pour contourner la neutralité du net. Il reste donc à voir comment la virtualisation sur les réseaux des opérateurs va fonctionner et si l'effet de goulot sera évité ou pas. La TV par internet est un exemple : tout le monde s'en fout jusqu'à ce que la ligne ADSL sature.
C'est l'intérêt de la 5G : on peut définir par logiciel des priorités sans que cela n'affecte la neutralité apparente ! Donc gros sous à clé par sous location du réseau... ou remboursement des équipements nouveaux si c'est correctement mis en place.

Avatar de David_L Équipe
Avatar de David_LDavid_L- 01/10/20 à 17:15:18
Idiogène

Ah, tu fais référence au slicing ? La réponse du BEREC est la même depuis longtemps là-dessus. Et la loi EU est claire quand à la question de la neutralité. Mais bon, chacun est libre d'anticiper ce qu'il veut pour se faire peur sur la base de rien s'il le souhaite.

Avatar de Idiogène INpactien
Avatar de IdiogèneIdiogène- 01/10/20 à 17:24:46
David_L

C'est par principe non neutre que dire je fais passer A sur la voie 1 et B sur la voie 2.

La disparition de la neutralité du net ne me fait pas du tout peur, on va juste constater qu'il n'y aura plus aucune concurrence lorsque Orange ou un autre sera incapable de louer à un prix décent son sous-réseau IOT ou autre usage qu'ils auront défini à l'avance au petit qui n'aura ainsi plus les moyens de lier son objet connecté avec le réseau global car ce dernier aura un coût prohibitif payé par le client alors que les poids lourds du secteur auront décidés de négocier des tarifs de gros inaccessibles ou intégrés au prix de vente de leurs produits quasiment à vie.

Un opérateur aura donc une gouvernance du réseau. Pouvoir qu'il n'a pas aujourd'hui.

Avatar de tmtisfree Abonné
Avatar de tmtisfreetmtisfree- 01/10/20 à 17:26:42

On aurait bien pu écrire tout aussi (voire plus) correctement : Un racket sur le dos des futurs clients qui ira dans les caisses de l’État mafieux.

Le « bien commun » a bon dos : découpé en tranches et positions pour maximiser la ponction sous couvert de concurrence par une administration « indépendante » larbin de l'obèse, il vous fera apprécier la vaseline collectiviste. Parce que vous l'avez bien mérité.

Édité par tmtisfree le 01/10/2020 à 17:28
Avatar de Idiogène INpactien
Avatar de IdiogèneIdiogène- 01/10/20 à 18:12:45

tmtisfree a écrit :

On aurait bien pu écrire tout aussi (voire plus) correctement : Un racket sur le dos des futurs clients qui ira dans les caisses de l’État mafieux.

Ce n'est pas avec 20% de TVA que l'état va devenir mafieux. Ce sont les opérateurs qui en négociant en position de juge et partie les tranches vont se faire des parts à la obélix. :non:

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