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Publicités adressées à la télévision : comment sera recueilli le consentement ?

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Droit 4 min
Publicités adressées à la télévision : comment sera recueilli le consentement ?
Crédits : anyaberkut/iStock/Thinkstock

Le décret sur la publicité adressée a été publié au Journal officiel la semaine dernière. Avec lui, les chaînes de TV sont autorisées à diffuser des pubs différentes et adaptées selon chaque foyer. En coulisse, le déploiement de traitements de données personnelles avec en première ligne, la question du consentement. Questionnée, la CNIL nous apporte de nouveaux éclairages.

Sauf exception, notamment s’agissant des publicités diffusées autour des émissions pour enfants, les chaînes peuvent désormais faire varier ces messages selon les foyers. Un changement complet par rapport à la situation antérieure, jugée trop asymétrique par l’ancien ministre de la Culture Franck Riester.

Et pour cause, contrairement aux chaînes, les acteurs du Net ont depuis des années la capacité de traquer les habitudes des utilisateurs pour en définir un portrait-robot de parfait acheteur, ce avant d’envoyer leurs pubs par bannières.

Avec les publicités dites « adressées », les chaînes vont désormais pouvoir déployer des trésors d’inventivité pour regagner des parts de marché. Toutes ces publicités segmentées n’impliquent pas nécessairement un traitement de données personnelles puisque TF1 pourra par exemple en accord avec TDF, envoyer des annonces localisées dans une région sans exploiter préalablement ce pétrole du numérique.

Le cœur de cette institution repose bien sur un tel filon, en témoignent les accords passés par France Télévisions Publicité avec Bouygues Télécom et Orange. La régie va pouvoir profiter du pipeline des 11 millions de box (4 et 7, respectivement) pour adapter, ciseler et mitonner des publicités plus spécifiques, aux antipodes des annonces nationales en vigueur préalablement au décret.

Marianne Siproudhis, directrice générale de FranceTV Publicité nous avait expliqué la semaine dernière espérer commencer à diffuser ces publicités segmentées dès la rentrée. La régie utilisera deux critères, « la géolocalisation et le ciblage sociodémographique », pour dresser ses profils consommateurs. Avec de tels leviers, un CSP++ à Neuilly ne verra pas les mêmes publicités qu’une personne au RSA vivant dans un petit village d’Ardèche. Le premier pourra apprécier les derniers SUV à la mode, quand le second, des produits ou services beaucoup plus accessibles à ses moyens.

Un consentement probablement donné par la télécommande

L’existence d’un traitement de données personnelles implique les compétences de la CNIL. Contactée par nos soins, celle-ci a bien insisté après rappel des textes en vigueur : ces opérations ne peuvent être mises en œuvre qu’après consentement des personnes physiques concernées. « Ce consentement doit être libre, spécifique, éclairé et univoque » nous a-t-elle précisé, non sans rappeler la nécessité de respecter les obligations « de licéité, de transparence et le respect effectif des droits des personnes ». Autant d’exigences puisées dans le règlement général sur la protection des données personnelles.

L’exigence d’un consentement soit, mais comment recueillir un tel feu vert de la part de chaque personne physique ? À nouveau questionnée, la CNIL relève que « s’agissant des modalités de recueil du consentement, le recueil du consentement pourra se faire par divers moyens en fonction des canaux de communication avec l’utilisateur ».

En pratique, anticipe-t-elle, « il est, en effet, très probable que le consentement de l’utilisateur soit recueilli sur l’écran de la télévision et que l’utilisateur doive faire usage de sa télécommande. En tout état de cause, un tel consentement devra être recueilli conformément aux exigences du RGPD ». On en déduit que c’est via l’interface de la box, pilotée du bout des doigts, que chacun pourra exprimer son accord aux traitements portant sur ses données personnelles.

... mais pas nécessairement chaîne par chaîne

Une autre difficulté survient : faudra-t-il exprimer un consentement « groupé » ou par chaîne ? Avec plusieurs dizaines, si ce n’est plus, de canaux disponibles, on devine sans mal le chemin de croix pour l’utilisateur.

«Pour que le consentement soit éclairé, nous indique encore la commission, la personne concernée doit être informée de l’identité du ou des responsables de traitement : par conséquent si le consentement n’a pas nécessairement à être donné "chaîne par chaîne" mais bien pour une finalité déterminée (par exemple, la publicité ciblée), l’identité des chaînes (susceptibles d’être responsables de traitement) devra être portée à la connaissance de l’utilisateur avant que celui-ci puisse consentir».

Par contre, elle prévient que l’utilisateur devra disposer « de la faculté de retirer son consentement, à tout moment, et notamment, s’il le souhaite, auprès de chaque chaîne pour lesquelles le consentement a été donné ».

92 commentaires
Avatar de hwti Abonné
Avatar de hwtihwti- 11/08/20 à 14:15:45

On parle de personnes physiques, mais les box ne peuvent recueillir qu'un seul consentement pour tout l'abonnement, au mieux en demandant un identifiant (par exemple le code défini lors de l'installation, comme pour un achat) pour s'assurer qu'il s'agit bien d'un des responsables de l'abonnement (sinon un enfant pourrait consentir pour ses parents).

Avatar de crazytiti Abonné
Avatar de crazytiticrazytiti- 11/08/20 à 14:33:55

Ya que moi qui sent le côté inapplicable en pratique ?
Plus le côté usine à gaz pour le client finale.
C'est comme l'acceptation des cookies sur les sites : 90% des internautes s'en battent les c....... et ça saoule tout le monde.
Alors oui je râle pour râler car je n'ai pas de meilleure solution à proposer malheureusement.
(Si ce n'est un monde utopique où la publicité resterais raisonnable et on aurais pas eu besoin d'instaurer ces restrictions)

Avatar de GrosMatou27 Abonné
Avatar de GrosMatou27GrosMatou27- 11/08/20 à 14:39:02

crazytiti a écrit :

(Si ce n'est un monde utopique où la publicité resterais raisonnable et on aurais pas eu besoin d'instaurer ces restrictions)

Bah voilà ! :)

Plus sérieusement (parce que oui, on n'y croit plus)... en effet si c'est comme pour les cookies, un énorme "j'accepte" pré-sélectionné à valider par la télécommande, qui apparaitra comme par magie en plein milieu d'un film pour que l'utilisateur veuille vite s'en débarrasser, et que la méthode pour dire "non" soit 8 pages plus bas, où il faut déselectionner à la télécommande les 1584 annonceurs qui peuvent utiliser nos données... en effet l'adoption sera massive...

Avec DOT ou DOH sur tous mes appareils, au moins le FAI sait un peu moins ce que je fais et ce qui m'intéresse
Et puis m'en fous, j'ai pas la télé.

Mais sur le principe, ça va encore partir en cacahuète...

Édité par GrosMatou27 le 11/08/2020 à 14:39
Avatar de Futureman INpactien
Avatar de FuturemanFutureman- 11/08/20 à 14:40:19

J'ai déjà vu ce genre de validation sur une smart Samsung.
Ça va bien nous les briser façon autorisation/interdictions des cookies.
Encore une usine à gaz qui va emmerder le consommateur.
Tant que tout n'est pas poussé à son paroxysme, l'humain n'est pas heureux.

edit: affreux le texte justifié

Édité par Futureman le 11/08/2020 à 14:41
Avatar de crazytiti Abonné
Avatar de crazytiticrazytiti- 11/08/20 à 14:42:40

Ya un autre côté pratique qui va poser soucis : pour ceux qui utilisent l'antenne râteau.
Jusqu'a preuve du contraire elle ne fait que recevoir. Et on ne vas pas obliger l'utilisateur à avoir sa TV relié à internet.
Et puis ça veut dire une mise à jour de toutes les TV existantes ?
=> c'est mal barré /:

NB : je n'ai pas de TV non plus. Mais les parents/amis qui vont m'appeler au secours ça oui ^^

Édité par crazytiti le 11/08/2020 à 14:43
Avatar de Case_Of Abonné
Avatar de Case_OfCase_Of- 11/08/20 à 14:45:03

Le sous titre :dix: :dix:
Ya un souci avec les émoticones

Édité par Case_Of le 11/08/2020 à 14:49
Avatar de jpaul Abonné
Avatar de jpauljpaul- 11/08/20 à 14:45:21

Vu comme ça avec un peu de chances ça va être un tel merdier technique et juridique (plus la CNIL et autres qui attendent au tournant sans parler du travail conjoint nécessaire entre les chaînes) que ce sera pas rentable et que ça mourra rapidement.

Avatar de popsy Abonné
Avatar de popsypopsy- 11/08/20 à 14:52:32

Encore une fois on marche à l'envers, on autorise la publicité ciblée à la télé au lieu d'interdire la publicité ciblée sur internet (voire la publicité ciblée quel que soit le support, voire la publicité tout court…)

Avatar de CryoGen Abonné
Avatar de CryoGenCryoGen- 11/08/20 à 14:58:34

Avec de tels leviers, un CSP++ à Neuilly ne verra pas les mêmes publicités qu’une personne au RSA vivant dans un petit village d’Ardèche. Le premier pourra apprécier les derniers SUV à la mode, quand le second, des produits ou services beaucoup plus accessibles à ses moyens.

La publicité ciblé sur le Net, c'est moins moche je trouve : tu cherches des habits ? Google te propose des pubs en relation assez rapidement...
Là c'est : lol t'es pauvre ? Tiens une pub pour Quick et plein de merde à pas cher ?

Je ne sais pas trop, mais il pourrait rapidement il y avoir un retour de flamme...

Avatar de Trit’ Abonné
Avatar de Trit’Trit’- 11/08/20 à 15:14:21

Et la question reste : quid de ceux qui continuent à regarder en hertzien, avec leur antenne ? Parce qu’on a bien une réponse (enfin, un début de réponse) pour les box, mais pour cet autre cas, toujours rien…

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