Une proposition pour rendre muets les députés sur les réseaux sociaux

Facebook interdit au moins de 13 ans et aux députés ?

Les députés vont-ils bientôt être invités à ne plus rien publier sur Facebook, Twitter, Copains d’avant ou LinkedIn alors qu’ils siègent à l’Assemblée nationale, en séance comme en commission ? C’est en tout cas ce que souhaitent formellement deux députés de l’opposition, Gérald Darmanin et Guillaume Larrivé, dans une proposition de résolution que nous reproduisons ci-dessous.

 

Hier, le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, a été clair : « il n'y aura pas d'interdiction du Wi-Fi » ni d’usage du brouilleur de téléphones portables au sein de l’Hémicycle. L’intéressé a plutôt plaidé pour « une règle du jeu », afin que les députés s’auto-disciplinent.

 

Pourtant, certains élus de l’opposition continuent de militer pour un encadrement des réseaux sociaux à l’assemblée. Les députés Gérald Darmanin et Guillaume Larrivé ont ainsi émis hier soir une proposition de modification du règlement de l'Assemblée nationale, afin que ce dernier prévoit que « les députés, lorsqu'ils siègent au sein de l'hémicycle ou des commissions, s'engagent, pour la bonne tenue des débats, à ne pas s'exprimer sur les réseaux sociaux ».

« Dévoiement de la démocratie parlementaire » 

Dans l’exposé des motifs, ces deux élus UMP déplorent « l'influence néfaste » de l’utilisation active (c’est-à-dire le fait de participer en s’exprimant, et non pas de consulter) des réseaux sociaux par les députés, et ce « lorsqu'ils sont en séance dans l’hémicycle, ou en commission ». « Nous sommes persuadés, en effet, que l’usage d’internet est utile en séance, comme outil de documentation et d’information. Mais l’expression directe sur les réseaux sociaux, pendant les séances, n’est pas souhaitable ».

 

Les parlementaires estiment un peu plus loin qu’une « pratique abusive de ces outils de communication suscite un véritable dévoiement de la démocratie parlementaire : certains députés préfèrent apporter, en pleine séance, leurs opinions sur les réseaux sociaux plutôt que dans l'hémicycle, privant ainsi leurs collègues d’une argumentation audible par chacun et susceptible d’obtenir une réponse selon les règles habituelles du débat parlementaire. Cet usage est dommageable ». 

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