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Le revenge porn visant Benjamin Griveaux déjà dédoublé sur Internet Archive

La mémoire du Web
Droit 5 min
Le revenge porn visant Benjamin Griveaux déjà dédoublé sur Internet Archive
Crédits : Mehmet Cay/iStock/Thinkstock

Le revenge porn dont a été victime Benjamin Griveaux, provoquant son retrait des municipales pour Paris, suscite un tollé dans la classe politique. Des actions judiciaires sont déjà annoncées selon son avocat. Le site a déjà été copié sur Internet Archive, mémoire du Web.

Après ce séisme, Olga Givernet assure que « les réseaux sociaux sont un danger pour la démocratie. Ils sont un tribunal sans justice. La violence qui y règne menace notre société ». La députée LREM de l’Ain apporte son soutien « à sa famille et à toutes celles et ceux qui ont déjà été jetés en pâture sur cette place publique virtuelle ». 

Problème, que ne nuance pas l’élue, les vidéos ont été diffusées sur un site, non sur une plateforme. L'article est daté du 1er février 2020 mais le nom de domaine du site à l’origine du « leaks » ou plus pénalement, de ce revenge porn, a été déposé deux mois plus tôt, le 29 novembre 2019 via domains.google.com.

griveaux

Twitter et les autres réseaux sociaux ont « seulement » servi de caisse de résonnance. Un compte Twitter @p-politique en a par exemple fait la promotion dès le 13 février à 11h10 en faisant d’ailleurs une faute sur le nom de domaine. Le député Joachim Son-Forget (@sonjoachim) l’a relayé également le même jour, à 18h15, en espérant « que ces vidéos sexuelles affligeantes incriminant Benjamin Griveaux et une jeune femme seront démenties par l’intéressé et son équipe, car une telle diffamation serait extrêmement grave dans la campagne pour Paris ». Message suivi donc du lien vers le site en question.

2 ans de prison et 60 000 euros d'amende en cas de transmission

Le député a été vertement critiqué pour cette diffusion sachant qu’on trouvait déjà trace de ce domaine par exemple le 12 février dans un message public. Et selon le rédacteur en chef « numérique » de France Inter, « la vidéo s’échangeait massivement hier après-midi par [messages privés] bien avant que @sonjoachim ne la tweete... »

Comme le remarque l’avocat Alexandre Archambault, l’article 226-2-1 du Code pénal ne fait pas dans la dentelle : « il vise aussi bien le partage public que privé ». En clair, celui ou celle qui transmet ou porte à la connaissance du public ou utilise de quelque manière que ce soit de telles « images présentant un caractère sexuel » risque une peine de deux ans d'emprisonnement et 60 000 € d'amende, maximum.

Et les actions ne devraient pas tarder. Me Richard Malka, avocat de Benjamin Griveaux, envisage déjà des poursuites judiciaires. « À la suite du retrait de sa candidature à la Mairie de Paris, Monsieur Benjamin Griveaux invite chacun au respect de sa vie privée », prévient-il dans un communiqué, relayé par BFMTV. « Il s'agit là, pour toute personne, d'un droit essentiel dont la violation est sanctionnée par le code civil et par la loi pénale ».

Le site en question, édité par Piotr Pavlenski, artiste russe originaire de Saint-Pétersbourg qui avait obtenu en mai 2017 l'asile politique en France, pourra également faire l’objet d’une action en blocage devant les mêmes autorités judiciaires. « Devant le premier tribunal de France, celui de Paris, on n’a pas une décision de blocage en moins de 45 jours » relève toutefois Me Alexandre Archambault, avant d’espérer que ces faits permettront « de faire prendre conscience aux politiques Français de l’état d’indigence structurelle dans lequel ils placent la Justice ». 

Un site déjà dédoublé sur la Wayback Machine

Un blocage efficace ? Le site à l'origine de ce « leak », visiblement hébergé sur Wix (https://social-blog.wix.com/post/benjamin-griveaux-fr.... suivi du nom de l’instance, service qui abrite également les vidéos en cause comme https://video.wixstatic.com/video/073*****...) a déjà été archivé sur la Wayback Machine d'Archive.org.

wayback machine internet archive benjamin griveaux

Pour mémoire, ce service en ligne américain conserve, au besoin sur demande, la copie de n’importe quelles pages Web, en capturant également leurs évolutions dans le temps. Les premiers enregistrements datent d'hier, 18h55. Il est possible de demander le retrait d’une page (d'ailleurs certaines semblent faire l'objet d'un nettoyage), mais Internet Archive est hors de portée d'une éventuelle décision de blocage de la source : proportionnellement, la copie du site n'est en effet qu'un grain de poussière dans un océan d'autres duplications parfaitement licites.  

Cette atteinte à la vie privée d’un personnage politique va nécessairement nourrir les différents textes en cours de discussion au Parlement. La proposition de loi Avia veut obliger les plateformes à retirer en moins de 24 heures les contenus pornographiques lorsqu’ils sont susceptibles d’être vu par un mineur. La proposition de loi contre les violences conjugales entend-elle rendre applicable cette même infraction même si les contenus sont précédés d’un disclaimer « interdit aux moins de 18 ans ».

D'autres leaks à venir ?

L’avocat Juan Branco affirme en tout cas dans le Point avoir été consulté par Piotr Pavlenski avant la mise en ligne de ces contenus. « Il m'a consulté comme avocat. J'ai compris que, pour lui, c'était un acte politique. De la même façon qu'il s'était opposé au régime de Poutine, il était prêt à tout pour s'opposer au régime de Macron, qu'il considère comme tout aussi répressif ». Selon l’avocat, « c'est la première vidéo d'une série », selon les informations transmises par l’éditeur du site.

311 commentaires
Avatar de anonyme_f6b62d162990fde261db0e0ba2db118e Abonné

Dites, pourquoi utiliser le terme "revenge porn". Il ne me semble pas vraiment adapté, si?

Avatar de Soltek INpactien
Avatar de SoltekSoltek- 14/02/20 à 12:54:37

Il est marrant le Joachim Son-Forget, après ne pas assumer d'avoir partagé le lien vers les vidéos (j'ai pas partagé les vidéos juste un lien vers celles-ci et je vous attaque en justice si vous dites le contraire).
Nan vraiment il assume pas.
maintenant il nous sort un "il est extrêmement probable que des trojan horses infectent votre téléphone/ordinateur quand vous téléchargez et transmettez les vidéos du fameux site".

Édité par Soltek le 14/02/2020 à 12:59
Avatar de Naneday INpactien
Avatar de NanedayNaneday- 14/02/20 à 13:01:43

archive.org? et la GPRD?? ils demandent l'autorisation aux gens pour stocker les infos?

Avatar de Zug Abonné
Avatar de ZugZug- 14/02/20 à 13:08:45

Si vous ne voulez pas que l’on retrouve le site original, vous devriez revoir le screenshot de votre article et supprimer le « domain ID » … parce que sinon, c’est trop facile de remonter jusqu’a la source

Avatar de deathscythe0666 Abonné
Avatar de deathscythe0666deathscythe0666- 14/02/20 à 13:09:46

archive.org est américain, les lois et la réglementation, c'est bon que pour l'Europe :D

Avatar de wpayen Abonné
Avatar de wpayenwpayen- 14/02/20 à 13:10:06

Le revenge porn revient à rendre publique des vidéos porno tournée avec un tiers en vue de lui nuire.
Ces vidéos ont été transmise par la destinataire originale à quelqu'un qui les a utilisé pour nuire.

C'est exactement du Revenge Porn. 

Avatar de Jarodd INpactien
Avatar de JaroddJarodd- 14/02/20 à 13:10:47

Un "séisme", rien que ça :mdr:

Avatar de -Vlad- Abonné
Avatar de -Vlad--Vlad-- 14/02/20 à 13:10:58

deathscythe0666 a écrit :

archive.org est américain, les lois et la réglementation, c'est bon que pour l'Europe :D

A toutes données personnelles de citoyen européen non ?

Avatar de Furanku Abonné
Avatar de FurankuFuranku- 14/02/20 à 13:11:27

On peut penser ce que l'on veut de Griveaux, de ce qu'il représente. Mais là c'est l'hystérie totale (ceux qui disent qu'il est le seul responsable me font vomir) et une atteinte grave à la vie privée.
Demander plus de transparence politique, plus d'intégrité, ne signifie pas scruter tous les moindres faits et gestes menés dans un cadre privé (et qui ne sont pas des infractions pénales). Encore plus entre deux personnes consentantes de ce qu'il en sort pour le moment.
J'aimerais bien voir qu'elle serait la réaction de ce qui jubilent actuellement si une telle situation leur arrivait...

Cette affaire a toutefois le mérite de montrer une chose : la vie privée est un bien précieux qu'il faut protéger.

Avatar de th3squal Abonné
Avatar de th3squalth3squal- 14/02/20 à 13:21:23

Et le pire... c'est que le site est toujours en ligne et librement consultable.
Ce que je ne comprends pas dans l'article du code pénal concernant le "regenge porn" c'est qu'il y a le caractère délictuel, il y à l'amende et la peine de prison... mais ou est la notion d'obligation de suppression des médias concernés?
En gros ça existe chez Hadopi pour nos "chers" ayant droit moyennant un circuit juridique précis, mais concernant la vie privé on s'en balec? :roll:

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