Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil

Options d'affichage

Abonné

Actualités

Abonné

Des thèmes sont disponibles :

Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !

Tesla enchaîne les mauvaises nouvelles : incendies, accidents, départs...

Elon, un tweet ?
Tech 8 min
Tesla enchaîne les mauvaises nouvelles : incendies, accidents, départs...
Crédits : Win McNamee/Getty Images News/Thinkstock

Lors du dernier accident mortel, l'Autopilot de la Model 3 était activé. Ce n'est pas la première fois, mais cela reste un coup dur pour Tesla. Dans le même temps, un nouvel incendie sur un parking a poussé la société à déployer une mise à jour « par prudence ». Au milieu de tout ça, le directeur monde de la communication quitte la société.

Il y a des semaines avec et d'autres sans. Le fabricant de voitures électriques est clairement dans le second cas actuellement. En l'espace de quelques jours, les mauvaises nouvelles s'accumulent : incendies, accident mortel avec « Autopilot » activé, départ du directeur marketing et plainte au civil ; tout y passe.

Face à ces événements, le constructeur reste sur la même ligne de conduite : « les conducteurs utilisant Autopilot sont plus en sécurité que ceux roulant sans aide »... à condition qu'ils « l'utilisent correctement ». Malgré les changements apportés au fil des mises à jour, il reste encore beaucoup de travail au constructeur pour « éduquer » certains clients et leur faire prendre conscience des risques.

Dernier événement en date, un rapport préliminaire du NTSB (Conseil national de la sécurité des transports ) qui explique que l'Autopilot était activé lors d'un accident mortel d'une Model 3 au début du mois de mars. 

C'est la même histoire : une Tesla et un camion qui traverse les voies

Les conditions de l'accident sont connues grâce aux vidéos de surveillance et à celle de la caméra avant de la Tesla. Il s'est déroulé sur la route 441 en Floride. Celle-ci est composée de deux voies en direction du nord et deux autres vers le sud, séparées entre elles par un terre-plein.

Sur les lieux de l'accident, se trouvaient également des voies supplémentaires pour tourner à droite dans une autre rue et à gauche pour changer de sens par exemple. L'accident avec un camion semi-remorque a eu lieu lorsque la Tesla roulait vers le sud et qu'un camion venant de la droite voulait traverser les voies et passer de l'autre côté pour rouler vers le nord.

Le camion était donc placé perpendiculairement à la route, la Model 3 est donc venue s'encastrer dans le flanc gauche du camion : « le toit de la Tesla a été cisaillé lorsque le véhicule est passé sous la semi-remorque et a continué d'avancer vers le sud », explique le Conseil national de la sécurité des transports (NTSB).

La voiture s'est ensuite arrêtée à environ 500 mètres plus loin sur le terre-plein, laissant déjà présager de la violence du choc. Le chauffeur de la Tesla, un homme de 50 ans, est décédé. De son côté, le conducteur du camion n'a été que légèrement blessé.

Cet accident n'est pas sans rappeler celui de mai 2016 impliquant une Model S et un camion, qui roulait là encore perpendiculairement à la voiture. L'enquête avait déterminé que « ni le pilote automatique, ni le conducteur n'avaient remarqué le flanc blanc de la remorque du semi-remorque face à un ciel très lumineux ». Des circonstances jugées exceptionnelles. 

La Tesla roulait trop vite, pas de manœuvre d'évitement

Dans son rapport préliminaire, le NTSB affirme que l'Autopilot avait été activé 10 secondes avant l'impact. Dans les 8 secondes avant l'accident, les mains du conducteur n'ont pas été détectées sur le volant. Les premières analyses indiquent aussi que la voiture roulait à 68 mph (environ 109 km/h), alors que la route est normalement limitée à 55 mph (environ 88 km/h). Les raisons de cet excès de vitesse ne sont pas précisées pour l'instant. 

Toujours selon le rapport préliminaire du NTSB, « ni les données préliminaires ni les vidéos n'indiquent que le conducteur ou l'ADAS [le système d'aide à la conduite, l'Autopilot, ndlr] n'aient exécuté de manœuvres d'évitement ». Là encore, nous sommes pour le moment dans la même situation qu'en mai 2016. L'enquête pour déterminer les « causes probables » est toujours en cours et les résultats définitifs pourraient mettre encore plusieurs mois avant d'arriver. 

À l'AFP, un porte-parole de la société préfère retourner la situation : « [Les Tesla] ont déjà avalé plus d'un milliard de miles avec Autopilot activé et nos données montrent que, s'il est utilisé proprement par un conducteur attentif, prêt à reprendre le contrôle de la voiture à tout moment, les conducteurs utilisant Autopilot sont plus en sécurité que ceux roulant sans aide ».

Pour rappel, avec la mise à jour 8.0 de l'Autopilot sortie après l'accident mortel de la Model S, Tesla a renforcé le contrôle de la présence des mains sur le volant. Ce n'est visiblement pas suffisant, car avoir la main sur le volant ne signifie pas pour autant que le conducteur est concentré sur la route... loin de là même. 

Le problème du double discours de Tesla

C'est aussi le problème du double discours de Tesla. D'un côté, la société met en avant que sa fonctionnalité « permet à votre véhicule de maintenir une trajectoire, d'accélérer et de freiner automatiquement dans sa voie » et qu'elle « dirige également votre véhicule automatiquement sur les échangeurs autoroutiers et vers les sorties préconisées en fonction de votre destination ».

De l'autre, elle explique que le pilotage automatique « exige une surveillance active de la part du conducteur et ne rend pas le véhicule autonome ». Pour en ajouter une couche, la « capacité de conduite entièrement autonome » est proposée sous la forme d'une option payante... mais qui n'est pas encore active.

Tesla Autopilot

Une plainte au civil pour accident mortel en mars 2018

Le 23 mars 2018 en Californie, un autre accident mortel s'était déroulé. Walter Huang trouvait la mort dans l'ambulance qui l'emmenait à l'hôpital suite à un accident avec sa Model X. La voiture avait percuté à grande vitesse un séparateur sur l'échangeur d'une autoroute. Elle avait ensuite pris feu.

Pour les avocats de la famille, l'Autopilot de Tesla était « défaillant » car « il a mal repéré les lignes de délimitation des voies sur l'autoroute, n'est pas parvenu à détecter la glissière de sécurité en béton et n'a pas freiné la voiture mais l'a au contraire accélérée », comme le rapporte l'AFP.

« Nous voulons nous assurer que la technologie derrière les voitures semi-autonomes est sûre, avant qu'elle ne soit déployée sur les routes, et que ses risques ne sont pas cachés ou mal représentés au grand public », ajoute un des avocats.

Ces derniers attaquent aussi l'État de Californie car le séparateur de l'échangeur n'était pas équipé d'un réducteur de choc.

Après des incendies, une mise à jour OTA pour les batteries

Il y a quelques jours, un autre incident, heureusement moins dramatique puisqu'il n'a pas fait de victime, s'est déroulé à Hong Kong. Une Model S garé dans le parking d'un centre commercial depuis 30 minutes a pris feu. Les raisons de cet incendie ne sont pas connues pour le moment.

« Alors que nous poursuivons notre enquête sur la cause première, par prudence, nous ajoutons les paramètres de gestion de la charge et de la température des véhicules des modèles S et X via une mise à jour logicielle », explique le constructeur. Sans être directement mises en cause pour l'instant, les batteries sont visiblement une piste envisagée.

Nous n'avons pas plus de détails sur le fonctionnement de cette mise à jour pour le moment, si ce n'est qu'elle ne concerne que les Model S et X, pas la Model 3. Pour rappel, une autre Model S avait pris feu en avril dernier sur un parking à Shanghai.

Comme pour l'accident mortel, le porte-parole de la société préfère retourner le problème : « Nous avons actuellement plus de 500 000 véhicules sur la route [...] Notre équipe d'experts en batteries utilise ces données pour enquêter minutieusement sur les incidents et en comprendre la cause profonde. Bien que les incendies impliquant des véhicules Tesla soient déjà extrêmement rares et que nos voitures aient 10 fois moins de risques d'incendie qu'une voiture à essence, nous pensons que le bon nombre d'incidents est zéro ».

Des départs en série depuis plusieurs mois

Enfin, après deux ans dans l'entreprise, Dave Arnold (directeur monde de la communication) quittera Tesla en juin. « Nous voulons remercier Dave pour son travail et lui souhaitons bonne continuation », précise laconiquement un communiqué de presse. Nous ne savons par contre pas s'il s'agit d'une démission ou d'un licenciement. Il sera remplacé par Keely Sulprizio, déjà en poste chez Tesla. 

Cet événement s'il était isolé ne serait pas spécialement inquiétant en soi, mais le problème vient surtout du fait que c'est le dernier d'une très longue liste. Au cours des derniers mois, il y a eu les départs de Dave Morton (directeur comptable), Justin McAnear (responsable mondial des finances), Deepak Ahuja (directeur financier),  Dane Butswinkas (directeur juridique), Karl Wagner (responsable de la sécurité), etc.

En tout, ils seraient près d'une trentaine à avoir quitté le navire. Les raisons de cette fuite des dirigeants ne sont pas avancées, mais les frasques d'Elon Musk sur Twitter et/ou son caractère pourraient être pour quelque chose.

En trois mois : 702 millions de dollars de pertes, 1,5 milliard de cash brulé

S'il fallait en rajouter une couche, on peut parler du bilan financier de Tesla : malgré une hausse de son chiffre d'affaires, la société a enregistré une perte de 702 millions de dollars sur les trois premiers mois de l'année. Elle dispose certes toujours de 2,2 milliards de cash, mais c'est bien moins que 3,7 milliards de fin 2018.

Pour se donner un peu d'air frais, Tesla a lancé une levée de fonds sous la forme d'actions et d'émission de dette. La société espère récupérer jusqu'à 2,3 milliards de dollars.

En bourse, Tesla est en perte de vitesse depuis le début de l'année, après un second semestre 2017 et une année 2018 plutôt bonne. L'action était généralement à plus de 300 dollars, alors qu'elle n'est plus qu'à 230 dollars aujourd'hui. 

90 commentaires
Avatar de dylem29 INpactien
Avatar de dylem29dylem29- 17/05/19 à 10:40:53

Pourtant ça a bonne réputation Tesla ? Non ?

 

Avatar de Ami-Kuns INpactien
Avatar de Ami-KunsAmi-Kuns- 17/05/19 à 10:48:45

Réputation et rentable ne vont pas toujours ensemble.
Tesla devrait demander l’interdiction des camions sur les routes.:transpi:

Avatar de CounterFragger Abonné
Avatar de CounterFraggerCounterFragger- 17/05/19 à 10:51:30

La vitesse de la Tesla était effectivement excessive, pourquoi l'Autopilot n'a donc pas ralenti automatiquement ?

D'autre part, même en conduite manuelle, on pourrait souligner aussi cette configuration de carrefour complètement stupide et accidentogène. D'autant plus que les camions, c'est "je passe et va te faire foutre"...

Édité par CounterFragger le 17/05/2019 à 10:51
Avatar de Leum Abonné
Avatar de LeumLeum- 17/05/19 à 10:55:22

Être le meilleur ne signifie pas que tu es bon ;)

Blague à part (on est quand même vendredi) oui Tesla à une excellente réputation. C'est bien plus impressionnant à conduire que la BMW i3 (je parle de ce que je connais hein ^^ je n'ai conduis que la S75 et l'i3 en électrique. Tesla organise beaucoup d'essais. A l'époque lointaine de l'été 2018 suffisait de dire qu'on s'intéressait à la 3 et que l'on désirait quand même savoir comment se conduit une Tesla pour pouvoir réserver un essai gratuitement) et ça donne le sentiment d'être sur une autre planète automobile.

Mais aucun équipement humain n'est statistiquement à l'abris d'une défaillance... Même si le risque d'une combustion de batterie sur une Tesla est de 0,1%, ça veut quand même dire qu'il suffit de commercialiser 1000 voitures pour qu'une voiture prenne feu.... (% au pif).

Quant aux accidents, l'Autopilot est clairement en apprentissage... Les aides  à la conduite ne sont que cela, des aides.... Mais Tesla joue un jeu dangereux au niveau marketing. Il me semble qu'Audi est beaucoup plus modeste et réaliste avec l'Audi A8 qui propose elle aussi un Autopilot (qui n'est pas actif sur les A8 vendues en Europe pour raison légale).https://www.frandroid.com/produits-android/automobile/448693_audi-a8-2017

Et le groupe VW en général avec le Traffic Jam Assist.

Avatar de Leum Abonné
Avatar de LeumLeum- 17/05/19 à 11:00:43

Apparemment les Tesla sont plus proches du super régulateur de vitesse adaptatif que de la conduite autonome.

Selon cet articlehttps://www.frandroid.com/produits-android/automobile/448693_audi-a8-2017 , elles sont au niveau 2 sur 5  de la conduite autonome.... Donc même si la voiture sait lire le panneau ça ne signifie pas que l'Autopilot obéira au panneau.

Sans parler que la lecture des panneaux n'est pas la panacée. Les limitations changent après une intersection, la voiture l'ignorera si le GPS ne la corrige pas.

Avatar de wagaf Abonné
Avatar de wagafwagaf- 17/05/19 à 11:00:59

Dommage de parler de leurs soucis mais pas de leurs inovations, notamment leur nouvelle génération de puce pour accélérer les calculs matriciels assez nettement en avance sur le marché.

Avatar de Citan666 Abonné
Avatar de Citan666Citan666- 17/05/19 à 11:05:13

Ça m'a fait tilter aussi : "Autopilot activé depuis 10 sec", la voiture aurait dû évidemment ralentir...
À quoi ça sert d'avoir un "autopilot" si celui ci n'est même pas foutu d'exploiter des informations stables telles que les limites de vitesse selon le type de voie ?

Enfin bon de toute façon la voiture autonome a toujours été et sera toujours une vaste blague à base de "oui la voiture roule toute seule mais faut rester concentré sur la route et les mains sur le volant".
Autrement dit le conducteur doit "conduire sans conduire".
Du coup, où est l'intérêt, à part être MOINS en sécurité parce qu'on s'emmerde ferme ?

Le concept de voiture autonome n'a de sens que si la conduite est RÉELLEMENT autonome.
Ça n'arrivera pas avant au moins 30 ans, et encore, si le concept est toujours viable dans le contexte d'alors en termes de société et de ressources. 

Le truc drôle, c'est que si tout ce fric avait été plutôt investi dans le ferroviaire, ils auraient pu largement améliorer soit l'interconnexion régionale soit au sein d'une ou plusieurs grandes villes. Mais il est vrai que ç'aurait été autrement plus compliqué de se positionner en tant que nouvel acteur face à des géants bien établis. :)

Avatar de ProFesseur Onizuka Abonné
Avatar de ProFesseur OnizukaProFesseur Onizuka- 17/05/19 à 11:05:54

Rouler avec sous les fesses une usine à réactions chimiques :stress:

Bon rouler avec une chaudière à explosion n'était pas plus engageant à la base :D

Avatar de Tandhruil INpactien
Avatar de TandhruilTandhruil- 17/05/19 à 11:39:58

Il me semble que pour le précédent accident ils avaient conclus que la détection d'obstacle de la Tesla passait sous la remorque du camion.

Avatar de stratic Abonné
Avatar de straticstratic- 17/05/19 à 11:40:37

Le ferroviaire comme solution universelle est concept qui n'est exploitable que dans un monde où il n'y aurait que des grand pôles urbain interconnectés par le rail. En zone rurale, on attend pas grand chose du ferroviaire, ni même des transports en commun en général d'ailleurs. Leur fréquence de passage et leur manque de proximité en font des moyens complètement inadaptés aux besoins, et inadaptables d'un point de vue économique.

En environnement rural, le besoin étant presque exclusivement du transport individuel, le vélo étant le souvent exclu (à cause des distances), à part la voiture autonome, je ne vois pas bien quel autre progrès pourrait intervenir...

Et, j'espère que ça, arrivera bien avant 30 ans. J'en ai besoin pour mes vieux jours :phiphi:

Édité par stratic le 17/05/2019 à 11:41
Il n'est plus possible de commenter cette actualité.
Page 1 / 9