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Facebook et la vie privée : le jour d'après

Révolution par la pirouette
Internet 5 min
Facebook et la vie privée : le jour d'après

Après l'étonnement, puis les premières réactions à chaud, vient le temps des décisions plus muries. Préparant sa défense et son témoignage devant les autorités américaines, Facebook veut donner des gages sur la vie privée. Mais ils sonnent encore un peu creux.

Il y a dix jours, le monde découvrait avec effroi que Facebook vivait de la collecte et l'exploitation massive des données de ses utilisateurs. Mais surtout, que le réseau social n'avait pas toujours été très regardant sur la mise à disposition des développeurs tiers.

À travers « l'affaire » Cambridge Analytica et le lanceur d'alerte Christopher Wylie, beaucoup commencent à comprendre l'ampleur du phénomène, et les réactions se multiplient. Outre les invitations à mieux régler ses paramètres Facebook ou même à supprimer son compte, les autorités de nombreux pays sont montées au créneau. 

Ces derniers jours, Facebook a dû faire face à ses premières plaintes aux États-Unis et peut être bientôt en Suisse.  Si la société s'est excusée, elle a surtout indiqué avoir amélioré sa gestion des données ces dernières années et ne collecter l'historique d'appels/SMS ou les contacts qu'avec le consentement de l'utilisateur. Mais le mal est fait. 

Après des années sans voir le problème avec Facebook, les internautes commencent à le voir partout. La prise de conscience se ressent jusque chez les autres géants du numérique, et de nombreux médias découvrent des fonctionnalités qui ont déjà quelques années chez Google ou ailleurs. Le cours de Facebook est passé de 185 dollars à 153 dollars (-17 %) en moins de deux semaines, certains s'inquiètent pour Twitter... pendant qu'Apple donne des leçons.

Et maintenant ?

Notre dossier sur l'affaire Facebook / Cambridge Analytica :

Vers un changement de mentalité sur les données ?

Marc Zuckerberg doit bientôt témoigner devant le Congrès américain. Il faut préparer le terrain, et si possible faire un peu mieux que ces derniers jours. Facebook veut donc montrer qu'il passe aux actes, quitte à en faire un peu trop lorsqu'il essaie de se faire passer pour un nouveau chantre de la vie privée :

« La confidentialité est une priorité pour Facebook et nous travaillons quotidiennement pour aider nos utilisateurs à mieux comprendre nos outils »

Car quelles que soient les annonces, le modèle économique de Facebook repose principalement sur la publicité ciblée et un profilage minutieux des internautes, au sein de ses produits comme à l'extérieur. Et ce point-là ne change pas.

Pas plus qu'il ne changera pour les milliers de sociétés vivant de ce modèle économique, sans être aussi visibles que Facebook. Des acteurs à qui il faudra bien venir demander un jour des comptes et des engagements plus forts, notamment sur l'accès aux données qu'elles détiennent sur chacun de nous.

Car c'est sans doute là le premier gros changement, dont il faudra voir s'il perdure : l'exploitation et la collecte massive de données inquiète et mène à se poser des questions. Celle des modèles économiques, des choix en tant que consommateur, du principe de minimisation, de la durée pendant lesquelles nos données sont gardées ou des profils qu'elles servent à constituer (et qui ne nous appartiennent pas).

Facebook accélère sur la simplification des paramètres

Une sorte de « nouveau monde » auquel des géants comme Facebook doivent s'adapter en l'embrassant ou en cherchant à le contourner, sans trop en donner l'air. Après une première liste d'engagements, le réseau social a ainsi annoncé qu'il était temps de passer la seconde sur la gestion des options relatives à la vie privée.

Un travail déjà dans les tubes, notamment avec la mise en œuvre prochaine du RGPD, mais finalement détaillé un peu plus tôt que prévu. Bien entendu, rien n'est encore prêt, mais ici, c'est surtout le calendrier de communication qui est avancé. On apprend donc que « dans les prochaines semaines, nous allons lancer de nombreuses mesures pour offrir aux utilisateurs un contrôle simplifié et maximal de leurs paramètres de confidentialité ».

Trois exemples sont donnés : 

  • Une section dédiée « Raccourcis de confidentialité »
  • Un menu unique pour trouver et gérer l’ensemble des paramètres
  • Une rubrique « Accès à vos informations » contenant des outils pour trouver, télécharger et supprimer vos données

Le constat fait par Facebook est assez dur : dans son interface mobile, les paramètres relatifs à la vie privée étaient répartis sur pas moins d'une vingtaine d'écrans. Le but est donc de les concentrer. Un travail en partie déjà opéré par Google il y a quelques années avec son gestionnaire de compte, même si tout n'est pas parfait. 

Bref, rien de bien transcendant ou n'étant pas imposé par la nouvelle règlementation européenne.

FacebookFacebook

« Couper » le lien avec les data brokers

Second engagement pris, qui ne méritait pas plus qu'un communiqué de quatre lignes non référencé sur la newsroom de Facebook : la fin des catégories de partenaires. Elles permettaient à des fournisseurs de données tiers de proposer leur ciblage à travers Facebook. Ce ne sera plus possible d'ici six mois.

Mais à l'inverse, Facebook continuera bien de recouper ses propres données avec celles de tiers pour connaître l'efficacité de ses solutions. Là aussi les annonces masquent assez mal le fait que dans le fond, peu de choses changent.

Un retard sur le « télécran » Facebook, la F8 en ligne de mire

Finalement, la première grande victime de cette affaire côté Facebook, c'est le projet d'écran connecté de la société qui aurait été repoussé afin de mieux prendre en compte les problématiques de vie privée.

Ainsi, prochain grand moment attendu, la conférence annuelle F8 réservée aux développeurs. Elle se tiendra les 1er et 2 mai prochains à San Jose et l'on s'attend à ce que la vie privée et les changements opérés sur la plateforme, notamment sur le partage des données, prennent une large place.

Bien entendu, le programme peut évoluer selon les développements des prochaines semaines. D'ailleurs, il n'évoque même pas le sujet. Mais soyons assurés que ce sera au moins le cas pour la conférence d'ouverture de Mark Zuckerberg. 

29 commentaires
Avatar de Dyonisos84 Abonné
Avatar de Dyonisos84Dyonisos84- 29/03/18 à 13:32:18

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Quand j'ai cherché à supprimer mon compte, l'option qui désactive le compte était bien mise en avant (mais ça ne le supprime pas et ils gardent tes données). Il m'a fallu traverse 4 écrans supplémentaires pour trouver le bouton de suppression qui ne sera prise en charge que 2 semaines après la demande.

Tout est fait pour que l'utilisateur ne soit pas maître de ses données, c'est fou.

Avatar de zhebulonn Abonné
Avatar de zhebulonnzhebulonn- 29/03/18 à 13:38:46

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http://www.commitstrip.com/fr/2018/03/28/neither-black-nor-white/

Édité par zhebulonn le 29/03/2018 à 13:39
Avatar de boogieplayer Abonné
Avatar de boogieplayerboogieplayer- 29/03/18 à 13:38:57

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Car quelles que soient les annonces, le modèle économique de Facebook repose principalement sur la publicité ciblée et un profilage minutieux des internautes, au sein de ses produits comme à l'extérieur. Et ce point-là ne change pas.

Pas plus qu'il ne changera pour les milliers de sociétés vivant de ce modèle économique, sans être aussi visibles que Facebook.

Point crucial relevé par David, on ne voit toujours que Facebook ou Twitter ou Google, mais j'ai bien peur que ce ne soir rien à coté d'autres, ou plutôt d'un autre, qui vit de collecte de datas bien plus croustillante, je veux parler de MindGeek qui à prétendu un jour avoir la certitude que que chaque internaute masculin est passé au moins une fois sur l'un de sa myriade de sites porno. Et là en terme de collecte de data, ça doit être la fête du slip en mode freestyle.

Facebook n'est bien que l'arbre qui cache la forêt.

Avatar de jb18v Abonné
Avatar de jb18vjb18v- 29/03/18 à 13:41:43

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oh really ? les gens qui découvrent le principe ça me fait bien marrer.

Avatar de jb18v Abonné
Avatar de jb18vjb18v- 29/03/18 à 13:47:57

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'tain le monstre dans son secteur !

Avatar de boogieplayer Abonné
Avatar de boogieplayerboogieplayer- 29/03/18 à 13:49:17

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jb18v a écrit :

'tain le monstre dans son secteur !

Le plus gros !

The biggest BBC comme qui dirait

Avatar de wagaf Abonné
Avatar de wagafwagaf- 29/03/18 à 13:53:59

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Bien sûr la responsabilité de Facebook est majeure et une régulation indispensable..

Mais la presse se focalise sur le réseau social et passe souvent à côté de SCL, la société mère de Cambridge Analytica, créée pendant la guerre froide pour manipuler les élections dans le monde entier. Cambridge Analytica n'est que leur branche utilisant les possibilités d'Internet.
"Leur spécialité : mener des campagnes de désinformation à l’ancienne. Envoyer une prostituée chez un opposant politique et filmer la scène à son insu est une technique favorite. Mais SCL perçoit qu’Internet est le nouveau champ de bataille et veut s’y développer."

Ils sont allé beaucoup plus loin que du ciblage publicitaire profilé :
"Les deux Américains utilisent Cambridge Analytica pour travailler en profondeur. Ils surveillent les théories du complot qui circulent, pour les amplifier. Ainsi, fin 2014, des rumeurs circulent : Barack Obama, aurait commencé à amasser des troupes au Texas pour ne pas partir de la présidence américaine. L’entreprise britannique vise les gens qu’elle sait intéressés par les théories du complot et pousse ce message vers eux. « Ensuite, ces gens voyaient ce genre d’information sur Facebook, mais rien de tout cela en regardant CNN ou les médias traditionnels. Et ils se disaient : pourquoi CNN me cache-t-elle des choses ? »"

J'ai dans mes connaissances des gens qui étaient directement impactés par ces manipulations et l'effet est vraiment impressionnant. Des gens que tu pensait rationnels se mettaient à vouloir faire regarder à tout le monde des vidéos complotistes du plus grand ridicule en y croyant dur comme fer.

Édité par wagaf le 29/03/2018 à 13:58
Avatar de jb18v Abonné
Avatar de jb18vjb18v- 29/03/18 à 13:57:12

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boogieplayer a écrit :

Le plus gros !

The biggest BBC comme qui dirait

pour peu qu'on puisse lier un compte d'un de leurs sites avec FB, banco

Avatar de Macarie Abonné
Avatar de MacarieMacarie- 29/03/18 à 14:09:56

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Leurs excuses c'est du bullshit, meme non activée l'application facebook préinstallée sur mon smartphone  continue (bloqué grace a pi-hole) a contacté
graph.facebook.com, donc clairement il vont dire : "oh désolé on regrette (de s'être fait prendre), puis vont balayer les poussières sous le tapis" puis recommencerons quand les gens auront arreté de regardé vers eu (ou vont envoyer leur methode vers leur sous appli, instagram and co).

Avatar de Fishkill Abonné
Avatar de FishkillFishkill- 29/03/18 à 14:33:17

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Dans les deux cas ils garderont tes données. La seule différence c'est que toi tu pourras plus les retrouver.

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