Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil

Options d'affichage

Abonné

Actualités

Abonné

Des thèmes sont disponibles :

Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !

Facebook change d'algorithme, des médias paniquent : à quand une réelle prise de conscience ?

Pas tout de suite
Logiciel 6 min
Facebook change d'algorithme, des médias paniquent : à quand une réelle prise de conscience ?

La dépendance des médias au référencement Google, puis aux réseaux sociaux n'a rien de nouveau. Mais lors de grands changements, on en découvre l'ampleur. Suite aux annonces récentes de Facebook, certains tentent de fédérer leur lectorat, mais est-ce la bonne méthode sur le long terme ?

Depuis janvier, Facebook a largement communiqué autour d'un changement de son algorithme qui va impacter les pages, et en premier lieu certains médias. Ce qui n'a pas manqué de les faire réagir.

Facebook change ses priorités

Empêtré dans des histoires de « fake news » depuis des mois, le réseau social a décidé de retourner à ses basiques, à savoir la mise en avant du contenu issu des proches. Il assure néanmoins que les vidéos en direct, le contenu local, ou encore les articles de qualité qui génèrent de l'engagement seront préservés.

Mais voilà, pour ceux qui ont bâti toute une stratégie autour de Facebook, il faut s'attendre à constater une baisse du trafic. Seule solution : s'adapter ou miser sur du contenu sponsorisé. De quoi faire revenir au premier plan un discours sur le partage des revenus entre créateurs de contenus et services en ligne, ces derniers étant riches à milliards.

D'ici à ce que cela finisse par arriver (ou pas) certains médias tentent la méthode Coué ou vont regarder du côté des groupes. D'autres sont plus pragmatiques et ont décidé de réagir, vite. Ils essaient ainsi de fédérer leurs lecteurs pour traverser au mieux cette période qui s'annonce difficile. 

Médias et Youtubeurs : face aux algorithmes, une même problématique

C'est Les Echos qui a été l'un des premiers à tenter sa chance en France avec un article expliquant « Pourquoi vous voyez moins d'articles des Echos sur votre fil Facebook (et comment y remédier) ». Le journal économique y détaille, vidéo à l'appui, comment se rendre sur sa page afin d'indiquer que l'on veut « Voir en premier » ses publications.

Il s'agit d'une fonctionnalité mise en place il y a quelque temps par Facebook pour permettre de faire ressortir des pages plus souvent parce que vous appréciez spécialement ses publications.

Le média n'a pas été le seul puisque l'on a vu d'autres tenter leur chance ces derniers temps. Ce, de manière assez directe ou détournée, prétextant une information sur la façon de suivre les contenus de vos pages préférées de manière générale. Comme s'ils n'assumaient pas leur dépendance à Facebook concernant le niveau de leur audience.

Médias Facebook

Cela a ainsi été le cas du Figaro Madame, du Télégramme, de So Foot, de Première ou encore de France 3. Le Monde a également fait ce choix, mais en allant un peu plus loin puisque le journal précise au passage que « vos clics et coups de pouce quotidiens sur Facebook ont également un impact. N’hésitez pas à réagir lorsque vous tombez sur une publication du Monde sur le réseau social, en la commentant ou en la partageant à vos contacts après avoir lu l’article ».

Une façon de faire qui n'est pas sans rappeler celle des youtubeurs et leur fameux « pouce bleu », un signal qui permet à l'algorithme de YouTube de savoir si un utilisateur a aimé une vidéo. Plus rapidement celui-ci est attribué, mieux ce sera. Nombre de vidéos commencent donc par un appel à le cliquer... bientôt la même chose dans les articles de presse ?

On notera d'ailleurs au passage que la question de la collecte des données des utilisateurs par Facebook, leur pistage en ligne et leur profilage passent ici au second plan. Comme si les considérations « marketing » d'un média étaient totalement détachées du reste de son activité (voir notre analyse). 

Géants du Net et dépendance : toujours pas d'attitude cohérente

Au final, ces réactions posent surtout la question de la dépendance des médias français à ces plateformes américaines,  qui n'a pourtant rien de nouveau. Ce, tant au niveau de leur audience que de leur modèle économique.

Ces dernières années, nombre de sites ont été portés par leur essor sur les réseaux sociaux et leurs différents partenariats (rémunérés ou non), mais cela a un prix. Ainsi, chaque changement de priorité peut s'avérer douloureux. Les intérêts des géants du Net ne sont pas forcément identiques à ceux des médias, même si les deux entretiennent des relations en général assez proches.

On l'a encore vu récemment avec la création des alliances Skyline et Gravity, ou d'un éventuel droit voisin pour la presse. Les médias indiquent souvent que sans eux, les réseaux sociaux n'auraient aucun intérêt. Pourtant, aucun n'a pour le moment supprimé sa page, et les précédents concernant un service comme Google News en Allemagne et en Espagne montrent que ce n'est pas la meilleure manière d'avoir gain de cause. 

Dans le même temps on voit le Figaro distribuer des Google Home Mini avec ses abonnements, de nombreux médias se lancer sur Google assistant où leur dépendance sera encore plus forte, et certains travailler à des paywalls « nouvelle génération » en partenariat avec Google, qui finance une partie de leurs projets.

Preuve que les intérêts à court terme sont encore une attitude bien ancrée dans la profession.

Le résultat d'un manque d'anticipation

Pour Emmanuel Parody, secrétaire général du GESTE, le secteur se retrouve face à une multitude de défis. Outre les algorithmes des plateformes, il est question de la croissance continue des bloqueurs de publicité, l'intégration d'un tel dispositif dans Chrome, la limitation des cookies par Apple, la nouvelle règlementation européenne sur les données, etc.

Tant de problématiques qui se développent depuis des années, et qui pourraient avoir des effets dévastateurs. Mais plutôt que de s'adapter et de s'y préparer, tant les médias que les acteurs du monde publicitaire ont cherché à contourner ces problèmes ces dernières années : fonds Google, prestations de vérification pour Facebook, blocage des bloqueurs de publicités, abus publicitaires divers, récolte massive de données personnelles sans consentement concret, etc.

Si tout le travail avait été fait en amont, plutôt que de chercher à préserver de mauvaises habitudes, les effets négatifs auraient sans doute pu être gérés dans un environnement un minimum contrôlé. Là, il va falloir faire avec et tenter de garder la tête hors de l'eau dans les prochains mois.

Bien entendu, certains essaient de continuer à reculer pour mieux sauter, comme le montrent les initiatives autour du droit voisin et la lutte contre ePrivacy. Mais la machine est déjà en marche et elle sera sans doute impossible à arrêter. Pour les médias et leurs partenaires, il est désormais temps d'évoluer. 


À noter :

Si vous voulez soutenir Next INpact, plutôt que d'opter sur « Voir en premier » sur Facebook : venez sur le site, lisez-nous, faites-nous connaître à vos amis via le moyen que vous voulez, abonnez-vous, achetez des goodies ou faites un don défiscalisé. Mais ne vous sentez pas obligé de distribuer vos données à un réseau social pour cela.

45 commentaires
Avatar de laucho INpactien
Avatar de laucholaucho- 02/02/18 à 11:13:17

100% d'accord avec le "A noter" 

Avatar de BlueTemplar Abonné
Avatar de BlueTemplarBlueTemplar- 02/02/18 à 11:14:17

Bon, ben c'est parti pour 4 heures...

Next Inpact, vous n'avez pas honte de mettre des articles intéressants de bon matin!!? (Ah, euh oups, on me signale qu'il est déjà midi...)

Édité par BlueTemplar le 02/02/2018 à 11:14
Avatar de Firefly' Abonné
Avatar de Firefly'Firefly'- 02/02/18 à 11:25:36

De toute façon c'est probablement des algorithmes généré via du ML, donc même eux d'ont pas vraiment la main dessus et ne peuvent pas forcément "ajuster un peu" sans repasser par une génération complete d'un nouvel algorithm ( qui aurra forcément plus de changement que la simple modification d'un "réglage" )

Et je suis sur que c 'est la même chose avec Youtube.

C'est pour ça que ça casse tout à chaque fois

Avatar de NeedSumSleep INpactien
Avatar de NeedSumSleepNeedSumSleep- 02/02/18 à 11:36:33

Car vous existez sur Facebook ? je n'ai jamais fait attention lol

Avatar de Jarodd INpactien
Avatar de JaroddJarodd- 02/02/18 à 11:39:30

Il s'agit d'une fonctionnalité
mise en place il y a quelque temps par Facebook pour permettre de faire
ressortir des pages plus souvent parce que vous appréciez spécialement
ses publications.

Si on aime un medium, autant visiter son site plutôt que passer sur Facebook, non ? :keskidit: Je ne comprends pas leur logique.

Cette presse droguée aux likes et retweets est à jeter à la benne. J'en viendrai presque à souhaiter que ses vices la fasse mourir pour qu'elle renaisse avec de bonnes pratiques, s'il n'y avait pas des millers de personnes qui en vivaient et qui se retrouveront sur le carreau quand ça sera trop tard.

Avatar de anonyme_d5bf0b9f87fd15affa58563db3b0ac5d INpactien

le « À noter : » en fin d'article n'est pas sans rappeler les appels de lesechos.fr ou encore de lemonde.frpour permettre au plus grand nombre de continuer à suivre leur organe de presse favori sur Facebook.

Ça me rappelle la panique plus ancienne des youtubeurs qui appellent dorénavant à s'abonner en cliquant sur la "petite cloche" pour bien être sûr de recevoir les notifications :D

Édité par joma74fr le 02/02/2018 à 11:40
Avatar de David_L Équipe
Avatar de David_LDavid_L- 02/02/18 à 11:40:36

Tu as lu l'article ?

Avatar de BlueTemplar Abonné
Avatar de BlueTemplarBlueTemplar- 02/02/18 à 11:50:48

Oui, enfin, je ne vais pas non plus m'amuser à m'abonner à tous les sites que je visite non plus !
 
(En grande partie parce que les frais bancaires en plus de l'abonnement risqueraient d'être rapidement élevés, surtout pour les sites hors de l'Union Européenne!)

Mais heureusement, il existe d'autres alternatives que la publicité pour ce genre de micro-paiements :
Par exemple Eyeo (Adblock Plus) a récemment racheté Flattr , (dont je vois que NextInpact en avait déjà parlé) et a lancé Flattr 2.0 :
https://www.lesnumeriques.com/vie-du-net/flattr-2-0-extension-qui-veut-aider-sit...
Qui, plutôt que de demander aux développeurs web d'intégrer des boutons de partout sur leurs sites
 (ça, c'est que pour Facebook et Twitter, pas pour des gueux comme Flattr !),
 initiative dont on peut tracer le clou final dans le cercueilau refus de Twitter de donner l'accès à Flattr à leur API,
 avec Flattr 2.0 prend l'apparence d'un greffon de navigateur, qui espionne quels sites l'utilisateur visite, et à quel point il interagit avec eux, et envoie ensuite ces données à Flattr pour qu'ils sachent comment au mieux répartir l'argent de l'abonnement :
https://www.engadget.com/2017/10/24/adblock-plus-relaunches-flattr/
(Ca a l'air de faire un peu peur dit comme ça, mais, d'une part le code en question est open source, pas mal de précautions sont prises pour respecter la confidentialité; et d'autre part, si ce n'était pas évident, et même si ce n'est pas un argument qui a beaucoup de poids, Google et Facebook font bien pire !)

Édité par BlueTemplar le 02/02/2018 à 11:55
Avatar de David_L Équipe
Avatar de David_LDavid_L- 02/02/18 à 11:56:31

Ne jamais oublier que ces solutions cherchent avant tout à jouer le péage entre le lecteur et l'éditeur, en imposant un modèle économique dont on sait déjà qu'il pose un problème quant au financement de l'information. Puis bon, ça reste Eyeo; ils sentent juste le vent tourner en leur défaveur... ;)

Après pour des blogs et autres contenus du genre sur différentes plateformes je ne dis pas. Mais croire que c'est avec ça qu'on va financer de la presse c'est méconnaître ce qu'implique de telles entreprises. Dans le même genre on retrouve Brave (même si leur cas est plus tendu, puisqu'ils remplacent la pub par leur dispositif commercial, ce qui ne manquera pas de leur poser quelques soucis).

Avatar de 127.0.0.1 INpactien
Avatar de 127.0.0.1127.0.0.1- 02/02/18 à 11:58:28

Médias et Youtubeurs : face aux algorithmes, une même problématique
Géants du Net et dépendance : toujours pas d'attitude cohérente
Le résultat d'un manque d'anticipation

Mon constat: Les médias/artistes se focalisent sur la seule partie "création de contenu" et ne se préoccupent pas du tout des problématiques de diffusion. Ils sont donc bien content de déléguer cette tâche à des tiers spécialisés: les "plateformes".

Seulement voila: être un bon diffuseur c'est compliqué et ils ne sont pas nombreux sur la planète à offrir la visibilité que le média/artiste estime (ou s'imagine) nécessaire.

D'où un fort déséquilibre offre/demande qui s'accompagne inévitablement d'une position de force.

Édité par 127.0.0.1 le 02/02/2018 à 11:59
Il n'est plus possible de commenter cette actualité.
Page 1 / 5