Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil

Options d'affichage

Abonné

Actualités

Abonné

Des thèmes sont disponibles :

Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !

En Belgique et en France, la régulation des loot boxes en question

Le code pénal, ça se loote où déjà ?
En Belgique et en France, la régulation des loot boxes en question

L'imbroglio juridique autour des « loot boxes » a pris un nouveau tournant aujourd'hui. Le régulateur des jeux de hasard en Belgique mène une enquête sur les nouvelles pratiques des éditeurs de jeux vidéo, tandis que l'UFC-Que Choisir vient de saisir l'Arjel, l'enjoignant à considérer la vente de coffres à butin comme un jeu de hasard.

Depuis la débâcle d'Electronic Arts avec Star Wars Battlefront II, les loot boxes sont devenues l'un des sujets chauds pour de nombreuses autorités de régulation de par le monde.

Plusieurs acteurs du marché vidéoludique appellent au bannissement pur et simple de ce principe, entre autres des consommateurs et des associations qui les défendent. En Belgique, la commission des jeux de hasard a même estimé qu'elles peuvent causer de sévères addictions, notamment auprès des plus jeunes. 

Notre dossier sur la pratique des loot boxes dans le jeu vidéo :

Qu'est-ce qu'une loot box ?

Le concept de la loot box est assez facilement traduisible en coffre à butin (ou pochette surprise) et a été implémenté dans de nombreux jeux avec des objectifs parfois différents. 

L'idée de base, est de distribuer gratuitement, ou bien de vendre, au joueur des coffres virtuels contenant une sélection a priori aléatoire d'objets. Pour schématiser très grossièrement, c'est l'équivalent numérique d'un paquet de cartes Magic ou Pokémon. Dans ces boîtes, les éditeurs peuvent cacher divers types d'objets.

Certains optent pour des bonus entièrement cosmétiques, comme Blizzard avec Overwatch, qui distribue emojis, tags et costumes pour les différents personnages du jeu. D'autres comme Electronic Arts vendent des paquets contenant des joueurs à échanger sur FIFA Ultimate Team, certains avec davantage de valeur en jeu et de performances que d'autres. Un même paquet pourra ainsi aussi bien offrir au joueur un Antoine Griezmann qu'un Christophe Kerbrat (défenseur central à Guingamp).

L'éditeur est allé encore plus loin avec Star Wars Battlefront II en vendant des loot boxes ayant une interférence directe avec le jeu, en incluant des consommables augmentant les dégâts infligés par un joueur ou en augmentant sa résistance. De plus, les composants nécessaires à la création de nouvelles armes étaient eux aussi cachés dans ces boîtes, sans garantie de ne pas avoir de doublons. Une méthode qui couplée avec une progression naturelle du joueur jugée trop lente, avait provoqué de très virulentes réactions de la communauté

Mais plus que la communauté, ce sont bien plusieurs autorités de régulation des jeux d'argent qui commencent à s'alarmer de la prolifération de ce modèle.

La Belgique enquête bien, mais n'a pas pris de décision

En Belgique, la Commission des jeux de hasard s'est lancée dans une enquête sur le phénomène, en s'attardant sur deux cas diamétralement opposés, ceux d'Overwatch et de Star Wars Battlefront II. L'un propose des récompenses purement cosmétiques et optionnelles, l'autre mettait en avant des avantages distinctifs en jeu et des éléments essentiels à la progression du joueur, depuis suspendus.

Après une semaine d'étude, elle a tout juste élaboré une note informative (en néerlandais) sur la problématique de l'argent dans les jeux vidéo en ligne, rapporte la RTBF. Et contrairement à ce que certains médias affirment en partant de la traduction d'un article de VTM Nieuws, aucune décision définitive n'a été prise.

Les citations attribuées à la commission, dont celle selon laquelle « le mélange d'argent et d'addiction, c'est du jeu de hasard » datent en réalité du lancement de son enquête et aucun titre en particulier n'était ici visé. L'enquête belge poursuit donc son cours normalement. 

Pendant ce temps, en France ?

En France, c'est l'Arjel qui est sous le feu des projecteurs et fait face à un afflux soudain de questions autour de cette pratique. Jérôme Durain, sénateur de Saône-et-Loire l'a ainsi saisie le 16 novembre dernier, soulignant « les effets délétères de la généralisation des micro-transactions dans le monde du jeu vidéo » et appelant les studios et éditeurs de jeux à « une auto-régulation rapide et sincère ». Une réponse lui sera apportée demain, nous y reviendrons dès sa diffusion par l'autorité.

Ce matin, l'UFC-Que Choisir s'est ajoutée à la liste de ceux qui demandent une prise de position de l'Arjel sur la question. L'association de consommateurs lui demande « de considérer les loteries payantes intégrées aux jeux vidéo comme des jeux d’argent, avec la régulation qui en découle ». 

Une position tranchée 

L'UFC-Que Choisir mène ici deux combats. Le premier contre les jeux vendus au prix fort dont la progression du joueur est volontairement ralentie pour l'inciter à dépenser de l'argent pour lui faciliter la vie. Sont par exemple visés ici des titres comme Need For Speed Payback (voir le test de Gamekult) ou Star Wars Battlefront II, tous deux édités par Electronic Arts.

L'association de consommateurs souhaiterait que les clients soient prévenus (avant l'achat) de la présence de micro-transactions et de leur nécessité éventuelle pour finir le jeu dans un temps raisonnable. Idéalement, le groupe aimerait une inscription sur la boîte indiquant une estimation du temps nécessaire pour boucler un jeu sans payer, et en payant. « Si on voit que pour débloquer tous les personnages d'un jeu il me faut 100 heures, mais qu'en investissant une certaine somme, le temps passe à 20 heures, on sait à quoi s'attendre », nous explique-t-on. 

Bien évidemment, le cas des jeux free-to-play est tout autre. Ici aux yeux de l'association, au contraire d'un titre premium, le consommateur ne subit pas de préjudice financier s'il se rend compte que son jeu ne peut pas être bouclé raisonnablement sans payer. C'est alors à lui de choisir si oui ou non il décide de s'y investir personnellement. 

Le second concerne les loot boxes. Le caractère aléatoire des récompenses qu'elles contiennent sont aux yeux de l'UFC-Que Choisir un élément qui les rapprochent de la définition d'un jeu d'argent. « Une référence à l’article L. 322-2 du Code de la sécurité intérieure met en évidence que les coffres de butin ont les caractéristiques des loteries, et qu’à ce titre leur strict encadrement est indispensable. En effet, il est inacceptable qu’un jeune public soit initié ainsi aux jeux de hasard, alors qu’il n’est plus à démontrer les méfaits de l’addiction qu’ils peuvent provoquer ».

L'association ne vise pas l'interdiction pure et simple de cette pratique, mais espère la voir restreinte aux personnes de plus de 18 ans, afin d'en éviter les effets néfastes sur les plus jeunes. Reste à savoir comment s'assurer de l'âge du joueur.

70 commentaires
Avatar de vince120 Abonné
Avatar de vince120vince120- 22/11/17 à 16:46:57

Y'a eu un sujet aussi en chine récemment qui a amené (même pour le free-to-play) à devoir fournir les proportions de drop pour les loot boxes.

Avatar de oursgris Abonné
Avatar de oursgrisoursgris- 22/11/17 à 16:48:46

personnellement je pense que la position de que choisir est honnête
donner les temps pour finir le jeu avec ou sans micro transaction est un bon compromis
(après à voir de quel fin on parle, la meilleure fin, celle avec toutes les "étoiles" ou juste la basique)

Avatar de vince120 Abonné
Avatar de vince120vince120- 22/11/17 à 17:04:08

oursgris a écrit :

personnellement je pense que la position de que choisir est honnête
donner les temps pour finir le jeu avec ou sans micro transaction est un bon compromis
(après à voir de quel fin on parle, la meilleure fin, celle avec toutes les "étoiles" ou juste la basique)

faut surtout que le temps "avec ou sans" soit donné sur la même base, c'est avant tout la comparaison qui est intéressante...

Avatar de tpeg5stan Abonné
Avatar de tpeg5stantpeg5stan- 22/11/17 à 17:06:31

On les force à faire 10 ans de néerlandais à l'école pour au final faire une erreur de Google Traduction :D

Avatar de skankhunt42 Abonné
Avatar de skankhunt42 skankhunt42 - 22/11/17 à 17:51:49

De toute façon c'est tout le système qu'il faut remettre en question... Dans un jeu online je pense que chaque armes doit imposer des dommages de façon plus ou moins identique et que la différence doit être dans le gameplay et la façon de l'utiliser.

Au final c'est un cercle vicieux très sournois même sans loot box. Une personne qui achète le jeu dans 6 mois va ce retrouver en face de mec qui auront tous eu le jeu day one et ils auront débloqué la masse de bonne armes et il ce fera violer comme un noob.

Le fait de payer accélère juste les choses car day one un pauvre pourra ce faire violer par un riche, heureusement que le nombre de riche est faible sinon ça serais le bordel. Par contre ce qui est inadmissible c'est que ces lootbox dropent de façon aléatoire des objets...

Sur counter strike valve ce fait de véritable couille en or en vendant des skins alors que les armes sont toutes identiques. Ce qui compte c'est le skill que l'ont doit développe pour maitriser l'arme et choisir selon la situation.

Par contre ce que je ne sais pas c'est sur faire grinder les joueurs les fait rester plus longtemps sur un jeu. Surtout que EA + Dice c'est les champions pour faire grinder les gens pour souvent pas grand chose derrière ( trop de nerf tue le nerf ).

Pour conclure, je pense quand même que le fond du problème c'est l'argent et surtout comment il est dépensé. Moi ça me gène pas qu'ils touchent 20 millions par mois en vendant des lootbox ( ont va dire, dans l'absolu ), mais moi ce qui me gave c'est que des bugs gigantesque persistent au point de parfois faire mourir le jeu. Comment ça ce fait par exemple que dans cs il y à pas d'option pour choisir si on veut jouer avec des gamins russes de 12 ans ou non, de vraiment virer les cheater et les trolls et de mettre des bots un peu moins abrutis, ect !
 

oursgris a écrit :

personnellement je pense que la position de que choisir est honnête donner les temps pour finir le jeu avec ou sans micro transaction est un bon compromis (après à voir de quel fin on parle, la meilleure fin, celle avec toutes les "étoiles" ou juste la basique) 

Tu pense pouvoir te faire violer pendant combien de parties ( d'affilé ? )  dans un jeu avant de le désinstaller ?

Avatar de Vesna Abonné
Avatar de VesnaVesna- 22/11/17 à 18:30:05

"heureusement que le nombre de riche est faible"
Ah ben oui heureusement !

Avatar de Stel INpactien
Avatar de StelStel- 22/11/17 à 18:41:51

Avec les loot box j ai rembourse mon jeu pubg, ca change en rien le gameplay, ca me finance le jeu et ca finance le studio. C est tout benef a tout point de vue.
Pourquoi le gouvernement vient fouttre sa merde encore ?

Avatar de Tsunoo92 Abonné
Avatar de Tsunoo92Tsunoo92- 22/11/17 à 18:58:06

Quand je paye un jeu plein pot, environ 60 euros, je n'ai aucune envie de me faire m....e par l’éditeur qui a décidé que je devais payer plus pour finir le jeu de manière agréable (cad dans un temps raisonnable). Je joue pour le plaisir, pas pour passer mes soirées à looter gratuitement pour avancer très lentement dans le jeu, l'alternative étant de payer pour finir le jeu juste avec mon skill de joueur moyen. 

Édité par Tsunoo92 le 22/11/2017 à 18:58
Avatar de Vesna Abonné
Avatar de VesnaVesna- 22/11/17 à 19:11:03

Ben dans ce cas tu n'achètes pas le jeu, regarde le dernier Star Wars, l'éditeur s'adapte vite.

Avatar de 2show7 INpactien
Avatar de 2show72show7- 22/11/17 à 19:23:53

Je trouve aussi aberrant de considérer un jeu en solo comme non terminé par qu'il oblige à jouer en multijoueur pour terminer les épreuves

Il n'est plus possible de commenter cette actualité.
Page 1 / 7