L’auteur d’une fausse fiche Viadéo condamné pour diffamation

Viadeo et débats

Un ancien salarié de MMA vient d’être condamné pour avoir créé une fausse fiche Viadeo au nom d’un de ses ex-collègues, devenu l’un des directeurs des assurances MMA. En cause : des propos fleuris mis en ligne sur le réseau social.

viadeo

 

Dans une section de sa fiche Viadéo, il se présente comme « broute cul, MMA ». Ce prétendu employé décrit plus en détail ses compétences : « je suis un gros con, un lâche, un broute cul, pour arriver à mon poste, je me suis soumis aux ardeurs de tous mes patrons, les PD ». Dans la section « Études », il pousse le bouchon un peu plus loin : « je n’ai pas d’amis, car je suis le seul à accepter la sodomie comme ascenseur social ». Il décrit ainsi la tuyauterie interne de la société : « une entreprise pourrie dans laquelle je m’épanouis, car les patrons recrutent des collaborateurs moins compétents qu’eux et qui acceptent la sodomie. J’y suis heureux, car je peux harceler à ma guise. De la merde», s’extasiera main sur le cœur cet « ancien élève de la Sainte Salope. »

 

Le véritable auteur sera confondu après enquête, dont un relevé d’adresse IP. Le prévenu, licencié de la MMA en 2004, finira par reconnaître les faits, mis en ligne par vengeance... Devant les juges, il tentera de s’abriter derrière la prescription. Cependant, il avait modifié l’annonce entre temps, et cette « version modifiée (…) est assimilée à une nouvelle publication » balayeront les magistrats du tribunal correctionnel de Bagnolet (décision mise en ligne par Legalis.net).

 

Pour eux, ces propos portent manifestement atteinte à l’honneur et à la considération. Pourquoi ? Car ils « sous-entendent que la promotion des salariés au sein de la société MMA Vie serait subordonnée non pas à leurs compétences, mais à l’acceptation de certaines faveurs sexuelles », ou encore accusent l’intéressé « d’avoir obtenu son poste en octroyant à ses supérieurs des faveurs sexuelles et de harceler ses collègues, ce qui constitue un délit pénal. »

 

Les juges, tenant compte de sa situation - retraité,  2 000 euros mensuels, sous une dépression grave - le condamneront à 1 000 € avec sursis pour diffamation par moyen de communication au public par voie électronique. Le responsable MMA demandera et obtiendra 1 euro à titre de dommages et intérêts dans ce jugement du 15 novembre 2012. Il se verra allouer 600 euros au titre des frais. La MMA obtiendra les mêmes sommes.

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