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Altice International refinance partiellement sa dette et dévoile ses résultats

Même pas peur
Economie 4 min
Altice International refinance partiellement sa dette et dévoile ses résultats
Crédits : Ecole Polytechnique Université Paris-Saclay / CC BY SA 2.0 (Photo recadrée)

Altice a annoncé vouloir souscrire à un nouvel emprunt afin de rembourser une partie de ses dettes existantes. Une opération plutôt classique qui permet de jeter un œil aiguisé sur les résultats de la branche « internationale » de l'opérateur.

Régulièrement, Altice tente de remettre à plat une partie de son imposante dette – environ 50 milliards d'euros. Celle-ci ayant été majoritairement souscrite lors de rachats reposant sur le principe du LBO (ou achat à effet de levier), les taux d'intérêts de ses différentes tranches sont en général très élevés. L'entreprise a donc tout intérêt à la refinancer, petit à petit, avec des conditions plus favorables. 

Cette fois-ci, c'est Altice International, la filiale regroupant les activités de l'opérateur au Portugal, en Israël, en République Dominicaine et en Outre-mer qui cherche à emprunter la bagatelle d'environ 1 067 millions d'euros, à des fins de refinancement. Une opération détaillée, dans un épais document de 173 pages, dont nous avons extrait la mœlle.

Altice International montre patte blanche

Avant toute chose, il faut d'abord revenir sur l'organigramme interne d'Altice, et plus particulièrement sur celui de sa dette.

Altice dette

Altice organise sa dette selon plusieurs « Silos », qui correspondent à chacune de ses filiales. Altice France (SFR) supporte par exemple une dette brute de 15,7 milliards d'euros, Altice International 8,2 milliards d'euros, tandis que la holding luxembourgeoise affiche un passif de 6,2 milliards d'euros. L'opération du jour concerne le silo Altice International, encadré en vert sur l'organigramme ci-dessus.

Les nouveaux emprunts seront souscrits par Altice Finco, une filiale d'Altice International qui porte déjà à elle seule un total de 1 035 millions de dollars de dettes, réparties comme suit :

  • 250 millions de dollars à 9 % jusqu'en 2023
  • 400 millions de dollars à 8,5 % jusqu'en 2024
  • 385 millions de dollars à 7,5 % jusqu'en 2025

Mais les 1 067 millions d'euros empruntés par Altice Finco (300 millions d'euros + 900 millions de dollars) n'ont pas vocation à couvrir l'une de ces lignes, affichant pourtant un fort taux d'intérêt. Ces fonds iront dans une autre ouverte en décembre 2013 et remboursable avant janvier 2022 pour 350 millions d'euros avec un taux variable. 

Pour ce qui est des 717 millions d'euros excédentaires, Altice ne précise pas pour le moment à quelles fins ils seront utilisés. La logique voudrait que le reste soit également employé pour recouvrir d'autres lignes de crédit aux taux élevés afin de réduire le poids de la dette, mais ce point n'est pas encore confirmé. 

Les affaires marchent pour Altice

L'ouverture de cette nouvelle ligne de crédit est également l'occasion pour Altice de refaire un point d'étape précis sur la santé financière de sa filiale Altice International, dont les chiffres sont peu mis en avant lors des présentations de résultats de l'entreprise. 

Pourtant cette branche connaît des résultats satisfaisants, avec des revenus en nette hausse, passant de 3,5 milliards d'euros en 2015 à 4,5 milliards d'euros sur 2016. Si l'on zoome sur les six premiers mois de 2017, on y voit encore des revenus en franche progression par rapport à 2016 (2,64 milliards d'euros contre 2,26 milliards). Les pertes nettes se sont également réduites entre 2015 (401 millions d'euros) et 2016 (243 millions d'euros), ce malgré l'explosion du coût de la dette, passé de 481 millions d'euros à 654 millions. 

Dans le détail, on peut observer que l'EBITDA est en progression dans l'ensemble des territoires où Altice International opère. Le plus gros morceau se trouve du côté du Portugal, grâce à l'opérateur MEO. Celui-ci affichait un EBITDA de 640 millions d'euros en 2015, qui est grimpé à près de 1,1 milliard d'euros en 2016. En Israël, la stabilité est de mise avec 431 millions d'euros sur 2016, tandis qu'en République Dominicaine, on note une croissance de 4 % à 375 millions d'euros. 

La fuite des clients, une constante internationale

Si, en France, la courbe de recrutement de SFR est toujours sur une phase descendante, on observe des situations assez proches chez Altice International.

Au Portugal par exemple, sur les douze derniers mois, Altice a recruté 114 000 nouveaux abonnés à son réseau câble/fibre sur un total de 542 000. Un score encourageant, mais en un an, 127 000 clients ADSL sont également allés voir ailleurs. Un statu quo qui reste profitable à l'opérateur, l'ARPU et la rentabilité étant plus élevée sur son réseau fibre, ce qui se remarque dans ses résultats financiers. Sur le terrain du mobile, ce sont 43 000 clients forfait qui se sont ajoutés en un an au cheptel de MEO, mais 162 000 ont quitté ses offres prépayées.

En République Dominicaine, le constat est du même genre, avec une stabilité du nombre de clients pour les forfaits mobiles (-3 000 sur un an) mais un exode massif de clients prépayés (-313 000 sur un an). Même chanson en Israël, avec même un recul inédit du nombre d'abonnés « fibre » (-13 000 en un an).

Dans les territoires ultra marins, Altice semble toutefois tirer son épingle du jeu, avec 1 000 clients câble/fibre et 13 000 clients mobiles glanés en l'espace d'un an. Mention spéciale à l'ARPU, très élevé dans ces territoires (63,8 euros pour la fibre, 32,5 euros sur le mobile), qui rappelle qu'en France, les opérateurs n'ont pas exporté leur guerre des prix dans toutes les régions.

30 commentaires
Avatar de fred42 INpactien
Avatar de fred42fred42- 09/10/17 à 15:08:52

Ils empruntent quand même très cher !
Ce doit être représentatif du risque à leur prêter.

Donc, même si ces taux me font un peut rêver, je passe mon tour. :fumer:

Avatar de soupêtte Abonné
Avatar de soupêttesoupêtte- 09/10/17 à 15:17:42

En même temps c'est très facile à financer : je viens de résilier, ma 1e lettre (LRAR évidemment) n'a pas été prise en compte, ma résiliation n'a eue lieue qu'à la 2e, mais à la date de réception. Depuis je les appelle pour qu'ils changent ça (2 mois dans le baba quand même) et ils persistent à me dire on vous rappelle sous 48h. J'ai donc dû saisir le médiateur des télécoms. À ce rythme là le flouz doit rentrer facilement, tout comme le mécontentement, mais d'ici à ce qu'il y ait assez de gens qui ne soient plus prêts à faire confiance à SFR, soit tout sera revendu, soit la tactique aura évolué...

Édité par soupêtte le 09/10/2017 à 15:18
Avatar de Etre_Libre Abonné
Avatar de Etre_LibreEtre_Libre- 09/10/17 à 15:37:38

soupêtte a écrit :

En même temps c'est très facile à financer : je viens de résilier, ma 1e lettre (LRAR évidemment) n'a pas été prise en compte, ma résiliation n'a eue lieue qu'à la 2e, mais à la date de réception. Depuis je les appelle pour qu'ils changent ça (2 mois dans le baba quand même) et ils persistent à me dire on vous rappelle sous 48h. J'ai donc dû saisir le médiateur des télécoms. À ce rythme là le flouz doit rentrer facilement, tout comme le mécontentement, mais d'ici à ce qu'il y ait assez de gens qui ne soient plus prêts à faire confiance à SFR, soit tout sera revendu, soit la tactique aura évolué...

Tu peux faire annuler les anciens prélèvements à la banque et révoquer l'autorisation de prélèvement.

Après ça bizarrement une lettre de recouvrement puis réponse en lettre simple, ça a tout réglé pour moi.

Avatar de Juju251 Abonné
Avatar de Juju251Juju251- 09/10/17 à 15:40:57

Jamais rien compris à ces histoires de refinancement de dettes.

Le jour où les banques refusent de prêter, tout s'écroule ?

Avatar de boogieplayer Abonné
Avatar de boogieplayerboogieplayer- 09/10/17 à 15:41:54

ça vaut le coup de leur prêter de l'argent vu les taux. J'aimerai bien acheter de la dette SFR, ça peut être très rentable à court terme et moyen terme.

Avatar de soupêtte Abonné
Avatar de soupêttesoupêtte- 09/10/17 à 15:42:01

J'avais déjà révoqué en tout premier lieu, je connais les pratiques de SFR :D

Avatar de fred42 INpactien
Avatar de fred42fred42- 09/10/17 à 15:54:44

Comme je le disais dans le premier commentaire, vu le taux, ça doit être risqué de leur prêter. Il vaut mieux passer son tour. C'est à peu près le taux auquel la Grèce emprunte à 10 ans. La France, c'est 0,8 % en ce moment pour 10 ans.

Avatar de odoc Abonné
Avatar de odocodoc- 09/10/17 à 16:01:19

Oui, sauf si c'est "too big to fail" et dans ce cas c'est l'Etat qui paye.

Après parfois c'est juste un moyen d'y gagner sur les intérêts et dans ce cas, en cas de refus, ça change rien à la situation en cours.

De plus je pense qu'avant de se lancer dans un refinancement, ils doivent surement vérifier que c'est possible donc ça évite le mauvais coup de pub et l'échec du refinancement.

J'me demande quand même si on peut pas comparer ça à une pyramide de Ponzi au bout d'un moment ?

Avatar de boogieplayer Abonné
Avatar de boogieplayerboogieplayer- 09/10/17 à 16:04:46

fred42 a écrit :

Comme je le disais dans le premier commentaire, vu le taux, ça doit être risqué de leur prêter. Il vaut mieux passer son tour. C'est à peu près le taux auquel la Grèce emprunte à 10 ans. La France, c'est 0,8 % en ce moment pour 10 ans.

Je ne fais pas la même analyse, je pense au contraire que la dette de SFR est adossée à des actifs solides et à un plan de progrès qui tient la route. Du coup les taux étant favorables aux préteurs il faut le faire, avant que la dette perde en intérêt.

Avatar de anonyme_d5bf0b9f87fd15affa58563db3b0ac5d INpactien

C'est un peu ça. Plusieurs exemples : Vivendi Universal, France Telecom et Eurotunnel. La première a vendu la plupart de ses filiales pour se concentrer dans les secteurs des médias, de la publicité, de la production musicale et de la billeterie (depuis elle a réinvesti notamment dans le jeu vidéo). La deuxième a vendu toutes ses filiales dans le e-commerce et ses filiales partout dans le Monde pour ne garder que les activités de son coeur de métier en Europe et en Afrique. La troisième avait le soutien des États français et britannique pour garantir l'exploitation du tunnel, de l'Eurostar et de ses navettes. Dans le cas d'Eurotunnel, les actionnaires du début ont, pour ainsi dire, tout perdu.

Édité par joma74fr le 09/10/2017 à 17:06
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