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Presse en ligne : Google met fin à « First Click Free » et veut faciliter l'abonnement

Données, données-moi !
Internet 4 min
Presse en ligne : Google met fin à « First Click Free » et veut faciliter l'abonnement
Crédits : Tijana87/iStock/Thinkstock

Google vient d'officialiser ses nouvelles recommandations en matière de contenus réservés aux abonnés diffusés par les éditeurs de presse. Le programme « First Click Free » prend fin alors que le géant du Net veut mettre la main sur le parcours d'achat, espérant que les éditeurs se laisseront à nouveau faire.

Google a récemment fait face à la contestation d'un nombre croissant d'éditeurs concernant sa politique de référencement du contenu d'information, notamment lorsqu'il est accessible sur abonnement. Pour y répondre, la société vient d'officialiser son changement de stratégie, et commence par annoncer la fin du programme First Click Free.

Pour rappel, il permettait de laisser un accès libre à au moins trois articles par jour aux visiteurs en provenance de Google afin de s'assurer d'avoir un bon référencement. Comme alternative, il était seulement proposé d'ajouter un libellé « abonnement » aux articles concernés dans des services tels que Google News. 

Cette solution a désormais un nouveau remplaçant : Flexible sampling.

Metered Paywall ou un extrait du contenu

Ce dispositif fait l'objet de nouvelles recommandations, avec deux options mises en avant. La première est de proposer une dizaine d'articles gratuitement chaque mois aux lecteurs venant de Google avant de les inciter à passer à l'abonnement (metered paywall), quitte à revoir ce chiffre à la baisse par la suite.

Attention tout de même, ce genre d'implémentation est en général assez facile à contourner par les lecteurs puisqu'il ne nécessite pas de connexion et se base sur des données stockées côté client (cookies, stockage local, etc.). Refuser le stockage de données ou les effacer régulièrement suffit à faire repartir le compteur à zéro.

La seconde solution évoquée (lead-in) consiste à laisser une partie du contenu accessible, mais jamais son intégralité. Ici, aucune recommandation particulière n'est faite concernant la quantité à laisser en accès libre, même si Google évoque le fait qu'il est souvent question de 50 à 100 mots.

La société précise également que, selon ses recherches, la satisfaction des utilisateurs est en baisse lorsqu'ils tombent plus d'une fois sur dix sur un paywall. Il faut donc jauger au mieux afin de les inciter à sauter le pas sans les faire fuir. Une manière de faire comprendre qu'une trop grande fermeture n'est dans l'intérêt de personne (et surtout pas de Google).

Après avoir mis la main sur la distribution, Google veut gérer les abonnements

Les éditeurs sont également incités à suivre les recommandations maison concernant le balisage des contenus situés derrière un paywall et incite à regarder du côté de l'extension amp-access pour ceux qui utilisent le format AMP, même si le dispositif est encore loin d'être parfait. 

C'est d'ailleurs là qu'intervient le projet à plus long terme de Google : « construire un ensemble de produits et de services afin d'aider les éditeurs à toucher de nouvelles audiences, générer des abonnements et augmenter leurs revenus », le tout avec l'aide des solutions de Machine Learning maison pour aider à identifier la bonne offre à proposer à tel ou tel lecteur.

Il est aussi question de simplifier le parcours d'achat depuis les services de Google. Demain, la recherche et Google News vous proposeront-ils d'acheter du contenu à l'unité à travers Google Wallet ? Peut-être.

Google veut maintenir la dépendance des éditeurs à ses services

Si la société se place comme un recours aux utilisateurs et aux éditeurs, ne cherchant que l'intérêt de l'un et de l'autre, il ne faut pas être dupe. Derrière cette annonce se cache la question des données de paiement des internautes et de leurs habitudes de consommation de contenu en ligne.

Des informations que Google se fera un plaisir de récolter afin de les mettre à disposition de ses « partenaires », dans des conditions assez larges sans doute dans les premiers temps… mais qui pourraient être amenées à évoluer par la suite. Qui sait ? Dès lors, il ne faut certainement pas voir dans cette annonce une évolution positive du modèle de la presse en ligne,  mais bien une volonté de devenir un acteur incontournable dans une part croissante du modèle économique des éditeurs.

S'ils n'y prennent pas garde, ces derniers pourraient ainsi remplacer une série de dépendances par une autre, tout en se persuadant qu'ils ne sont pas en train de refaire les mêmes erreurs...

11 commentaires
Avatar de carbier INpactien
Avatar de carbiercarbier- 02/10/17 à 10:54:45

Google sur tout ce qu'il entreprend:

  • Phase 1: on propose des services gratuits ou peu chers afin d'attirer le chaland et de tuer la concurrence
  • Phase 2: on teste la dépendance de ses clients en resserrant quelque peu son emprise et la rémunération qui en découle
  • Phase 3: une fois en position hégémonique, on dicte ses conditions et on capte la majeure partie de la valeur.
Avatar de David_L Équipe
Avatar de David_LDavid_L- 02/10/17 à 11:11:00

Facebook a la même démarche, dans le genre ils ont annoncé la gratuité de leur service pour le paiement des abonnements via Instant Articles ;)

Avatar de carbier INpactien
Avatar de carbiercarbier- 02/10/17 à 11:25:05

David_L a écrit :

Facebook a la même démarche, dans le genre ils ont annoncé la gratuité de leur service pour le paiement des abonnements via Instant Articles ;)

En fait pour être honnête c'est la démarche de toutes les grandes entreprises.
Il faut juste être réaliste et arrêter de se voiler la face: en ce qui concerne la presse, c'est comme tout, si ils réussissent à mettre de côté leur antagonisme et créer puis gérer eux mêmes leur propre méthode de diffusion numérique, Google n'aurait plus rien à se mettre sous la dent.
L'equivalent d'un deezer regroupant tous les titres quotidiens et/ou hebdomadaires avec un abo mensuel pour tout ou un forfait à l'acte...

Avatar de David_L Équipe
Avatar de David_LDavid_L- 02/10/17 à 11:35:11

Disons que ça existe déjà pas mal sur les kiosques numériques (mais ça reste du papier numérisé), pas encore pour le contenu "web". M'enfin au train où ça va les éditeurs vont juste signer par facilité, comme toujours ;) (et je doute qu'un forfait tout à 10/20 balles soit une bonne nouvelle pour le financement de l'information, mais ça, on en reparlera dans 5 ans.

Avatar de odoc Abonné
Avatar de odocodoc- 02/10/17 à 13:42:10

C'est marrant car pour la presse scientifique (celle d'origine, pas les version +/- vulgarisées), c'est carrément l'inverse : les éditeurs sont de vrais fumier :

  1. on paye pour publier un article (en moyenne 3000$, suivant le journal)

  2. on paye pour accéder à l'article (36 millions d'€/ans pour Elsevier )

  3. on corrige (révise) gratuitement les articles des autres (et c'est même quasi obligatoire si on veut être reconnu)

    Les éditeurs amassent des millions sans rien produire de concret. Elle est pas belle la salade ?

Avatar de Mimoza Abonné
Avatar de MimozaMimoza- 02/10/17 à 14:38:10

Ça me rappel la technique de Minimou : Embrace, extend and extinguish

Édité par Mimoza le 02/10/2017 à 14:38
Avatar de neojack INpactien
Avatar de neojackneojack- 02/10/17 à 16:07:22

ouais d’ailleurs c'est aussi la même méthode utilisée par les jeux fremium. et les dealers de drogue. et les sectes. et les escortes

Édité par neojack le 02/10/2017 à 16:07
Avatar de neojack INpactien
Avatar de neojackneojack- 02/10/17 à 16:11:17

ce sont les scientifiques eux-mêmes qui entretiennent ce système. ils pourraient décider de boycotter ces revues scientifiques ou bien monter leur propre revue.

 Ils sont intelligents ils devraient êtres capables de monter une solution open-source.

Avatar de odoc Abonné
Avatar de odocodoc- 02/10/17 à 17:04:44

non c'est plus compliqué que ça en fait :

Les scientifiques de tout pays ou presque sont évalués constamment pour avoir un poste, avoir des financements, une équipe, etc

Actuellement la seule méthode d'évaluation qui est utilisée par tous le monde c'est le niveau de publication (pour ceux qui ne connaissent pas le système : plus la revue est prestigieuse, plus elle est bien notée et plus on arrive à publier dans ladite revue et mieux on est noté). C'est principalement vrai en biologie où le manque de poste et de financement amène à se baser exclusivement sur ce système (en france j'entends).

Donc c'est pas juste un petit point qu'il faudrait changer mais tout un système et là peu de scientifiques ont la possibilité de prendre le temps nécessaire à cette réflexion (faut quand même voir qu'actuellement, en bio par exemple, un chercheur passe 2/3 de son temps à faire des demandes de financement et 1/3 à en justifier l'utilisation - au centime près).

Édité par odoc le 02/10/2017 à 17:05
Avatar de v1nce INpactien
Avatar de v1ncev1nce- 03/10/17 à 08:52:21

Pas sûr que leur stratégie fonctionne s'il dégoûte les gens avec leur nouvelle  interface de m***** pour Google News 

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