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Fibre pour entreprises : les dernières offres de SFR chamboulent le marché

Long réveil pour la fibre B2B
Internet 6 min
Fibre pour entreprises : les dernières offres de SFR chamboulent le marché

Alors que la fibre reste très minoritaire chez les entreprises, SFR prendrait depuis quelques mois des positions d'autres opérateurs. Interrogés, certains de ces acteurs affirment devoir s'associer à la marque au carré rouge pour concurrencer ses offres, faute d'alternative immédiate sur le « low cost ».

Fin mai, SFR annonçait de nouvelles offres fibre pour entreprises, avec une connexion 100 Mb/s symétrique à partir de 400 euros HT par mois. Un coup de tonnerre sur un marché de la fibre dédiée (FTTO) habituellement bien plus cher, qui attend encore que les offres du consortium Kosc (OVH), fondées sur le réseau d'Orange, entrent en action. Le tout s'inscrit dans un mouvement général de baisse des prix, alors qu'à peine 7 % des entreprises françaises seraient connectées en fibre.

Ces offres de SFR « perturbent forcément le marché », avec des prix pouvant être divisés par deux, nous déclarait Pascal Caumont de l'opérateur Adista, à la mi-août. « Ça déstabilise tout le discours technico-commercial du marché » pense-t-il. Pour Antoine Darodes, directeur de l'Agence du numérique, « ce ne sera pas simple pour certains opérateurs, dont certains petits. On peut espérer que les autorités de régulation et de concurrence seront là pour rétablir les choses au besoin ».

Des prix qui forceraient la main de la concurrence

Tout l'enjeu des opérateurs spécialisés sur les entreprises, aujourd'hui, est de pouvoir répliquer ces prix partout en France. Selon plusieurs acteurs du marché, SFR attirerait en masse ces plus petits acteurs sur ses offres de gros, qui ont peu d'alternatives aujourd'hui pour tenir ces tarifs. C'est le cas d'Adista, qui reprend ses relations commerciales avec SFR, en partie pour inciter les autres fournisseurs à suivre la baisse des prix. 

« On avait presque arrêté toutes relations avec SFR, suite à la dégradation de la qualité de service » précise Pascal Caumont, estimant que la marque au carré rouge délaissait les professionnels ces dernières années. Pour l'Agence du numérique, une offre de SFR sur l'ensemble du territoire peut être crédible, « via des réseaux un peu dormants ces dernières années ». « Comme sur le FTTH [la fibre pour particuliers], il y a une meilleure prise de conscience et une meilleure connaissance de ses réseaux dans les territoires » pense Antoine Darodes.

« Tous les opérateurs alternatifs n'ont pas d'autre choix, pour répondre aux offres de SFR de détail, que de recourir aux offres SFR de gros » appuie-t-il, sous la casquette de la Fédération des industriels des réseaux publics (Firip).

Les petits opérateurs demandent des garanties

Adista compte utiliser la collecte SFR comme « offre défensive » pour les clients privilégiant le prix, même si la question de la marge se pose bien. À la mi-août pourtant, l'opérateur attendait encore de voir les premières commandes concrètes chez SFR, qui devaient encore arriver.

Ce discours est relativisé par l'Association des opérateurs télécom alternatifs (Aota), qui représente certains des plus petits acteurs du marché entreprises. « Ce n'est pas une innovation majeure, puisque de nombreux opérateurs régionaux disposant d'infrastructures locales en propre avaient déjà entamé cette simplification et ont une approche souvent meilleure sur le volet économique » répond son secrétaire général, Nicolas Guillaume.

L'Aota se dit inquiète des offres de gros actuelles, « dont les tarifs ne nous permettent pas de travailler sereinement ». Des discussions seraient déjà engagées avec le groupe, invité à clarifier « au plus vite » sa position. L'association déclare que l'emprise commerciale de SFR se resserre déjà dans certaines régions, mais que la société aura besoin des opérateurs régionaux pour s'adresser aux TPE et PME, via le service de proximité que les grands groupes seraient incapables de fournir. 

L'alternative Kosc

Face à SFR, les futures offres fibre du consortium Kosc concentrent les attentes, avec des tarifs aussi revus à la baisse. Via celles-ci, les opérateurs alternatifs doivent pouvoir accéder au réseau national d'Orange ; donc sortir d'une échelle locale pour certains. C'est une preuve de bonne foi de la part de l'opérateur historique face au régulateur, qui le menaçait en début d'année de contraintes importantes. Avec les deux tiers du marché entreprises en main, Orange devait ainsi montrer patte blanche.

Plutôt qu'une offre de référence pour des opérateurs de détail, Orange loue sa fibre (passive) à Kosc, qui l'active pour les opérateurs finaux. À eux de la commercialiser aux entreprises. Contacté, l'opérateur historique nous confirme que le contrat entre lui et Kosc n'est pas public, même s'il assure respecter « ses engagements et obligations d’égalité de traitement » pour ceux qui voudraient se lancer sur le même créneau. Il nous affirme par ailleurs ne pas prévoir d'offre FTTE en propre, laissant la place à Kosc.

« Si des offres sur le réseau d'Orange permettent de répliquer les offres [de SFR], qu'elles soient vendues en direct ou par Kosc n'est pas notre problème » lance Pascal Caumont, même si Adista et la Firip avaient d'abord réclamé des offres activées directement chez Orange. Notre interlocuteur doute tout de même de la capacité financière d'autres sociétés de se lancer en parallèle de Kosc sur le même réseau.

Il craint aussi que les offres fibre de Kosc n'arrivent que dans deux ou trois ans, laissant le champ libre à SFR. Officiellement, le consortium promet pourtant de livrer ses premières prises en janvier 2018.

La question des réseaux de collectivités

Du côté de la fibre publique, « la vraie concurrence se pose sur les réseaux publics de première génération [antérieurs au plan France THD de 2013], et non ceux de seconde génération », ceux du plan fibre actuel, selon Pascal Caumont d'Adista. En simplifiant les offres en trois paliers, avec des prix parfois divisés par deux, SFR pourrait grapiller des clients face aux plus vieux réseaux d'initiative publique, abonde un opérateur régional.

Il n'est pas encore certain que SFR affrontera frontalement les réseaux publics sur ce créneau, ceux opérés par SFR Collectivités compris. « Cela va compliquer le travail des collectivités territoriales concernées, notamment sur leurs réseaux publics de deuxième génération » pense tout de même le directeur général d'Adista. Selon nos différents interlocuteurs, les offres de ces réseaux de collectivités sont amenées à s'harmoniser à la rentrée, notamment pour répondre au coup de semonce de la marque au carré rouge.

« Sur le marché entreprises, il y a une marge assez substantielle de dynamisation et d'animation. C'est plutôt sain de voir SFR bouger les lignes, ce qui en fera bouger d'autres en conséquence » nous répond Antoine Darodes. « C'est vrai que c'est un peu un point faible du plan, de ne pas avoir réussi à prioriser les déploiements de réseaux d'initiative publique vers les entreprises, dont les petites », laissant la main à l'Arcep, reconnaît-il.

Interrogé, SFR n'a pas encore pu répondre à nos sollicitations. La question reste donc ouverte sur la contribution exacte de cette stratégie « entreprises » au plan de couverture de la France en fibre pour 2025, dont le gouvernement doute encore aujourd'hui, au même titre que l'Agence du numérique (voir notre entretien).

57 commentaires
Avatar de NicolBolas Abonné
Avatar de NicolBolasNicolBolas- 06/09/17 à 12:53:18

Des rumeurs de fin 2016 parlaient de forte baisse des offres CEE et CELAN. Ainsi que de l'offre FTTE d'Orange Wholesale, dont les tarifs et STAS en beta avaient déjà circulé.

Qu'Orange "laisse la place" à KOSC sur ce créneau par contre, ça sent la magouille coté régulation.

Avatar de Jossy Abonné
Avatar de JossyJossy- 06/09/17 à 12:55:29

C'est tellement cher !! :ooo: Je sais qu'il y a un service client et une solution de dépannage expresse bla bla bla spécifique... mais quand même !

Avatar de tifounon Abonné
Avatar de tifounontifounon- 06/09/17 à 13:15:47

Non c'est pas cher pour du 100 Mb/s symétrique pour du pro (SAV H24, GTR 4H).

Après, cela se négocie, au boulot, nous avons du 500 Mb/s symétrique (redondé avec une autre ligne chez orange) pour 1500 € HT mensuel.

Édité par tifounon le 06/09/2017 à 13:16
Avatar de Bourrique INpactien
Avatar de BourriqueBourrique- 06/09/17 à 13:17:15

Sachant que le dépannage express, si c'est du même acabit que pour les lignes sdsl, c'est du fumage de client intégral.
Débit vendu 8/8 avec rétablissement de la connection sous 4h.
En réalité en cas d'incident, c'est rétablit entre 3h40 et 3h50, ni plus, ni moins. Et le taux récupéré c'est du 512k
Et retour à la normale sous 2 semaines en moyenne.

Bref cher pour pas grand chose en réalité.

Et on se penche vers une solution moins couteuse mais avec moins de service et en parallèle une box 4G de secours et on switch en cas de problème. L'étude des coûts est en cours.

Un résumé de ma vie, sans intérêt pour vous. Dsl :accident:

Avatar de Jossy Abonné
Avatar de JossyJossy- 06/09/17 à 13:20:40

tifounon a écrit :

Non c'est pas cher pour du 100 Mb/s symétrique pour du pro (SAV H24, GTR 4H).

Après, cela se négocie, au boulot, nous avons du 500 Mb/s symétrique (redondé avec une autre ligne chez orange) pour 1500 € HT mensuel.

Certes oui c'est du symétrique... Mais tout de même ! Qu'est ce que ça a de si cher techniquement le symétrique ? A part le fait que ça répond à des besoins très spécifiques de clients qui sont prêts à y mettre le prix ?

Avatar de seblez Abonné
Avatar de seblezseblez- 06/09/17 à 13:31:46

Mon boulot, tarifs datant de juillet 2017 :
* offre orange pour 100Mb/s symétrique GTR 4H 8/5 => 2100€HT/mois
* offre sfr pour la même chose : 800€HT/mois
* offre d'autres FAI du coin : entre 1200€HT et 1800€HT/mois
Le choix a été vite fait, quand on ramène la dépense à un engagement de 3 ans (voir 5 ans pour certains).

Avatar de WereWindle INpactien
Avatar de WereWindleWereWindle- 06/09/17 à 13:35:23

Bourrique a écrit :

L'étude des coûts est en cours.

Un résumé de ma vie, sans intérêt pour vous. Dsl :accident:

faut pas le prendre comme ça : tout retour d'expérience est bon à prendre :smack:

Avatar de ArchangeBlandin Abonné
Avatar de ArchangeBlandinArchangeBlandin- 06/09/17 à 13:43:06

Orange me proposait du symétrique 100/100 chez moi quand j'ai ouvert ma ligne (vers 2012).
C'était l'abonnement + une option à 10€.
Aujourd'hui, j'ai un abonnement nommé 250/50 dans leurs références (parce que je regardais l'écran avec le conseiller et qu'on voyait bien ces choses là) qui permet environ 280/107.
Alors, non, je n'ai pas le service de rétablissement comme les entreprises et le débit garanti, tout ça...
Ça prouve juste qu'installer et maintenir une fibre simple, ça n'a rien de cher.

Ce qui me fait mal, c'est qu'on ne fait pas monter le débit des entreprises pour des raison fallacieuses.
Les opérateurs pourraient amener une fibre à une entreprise actuellement en sdsl. La fibre est fiable (pas moins que le cuivre, et moins sujette aux perturbations extérieures), donc ça n'est pas le problème.
Fournir du débit dans la fibre, ça n'est pas le problème, on file ça à tous les particuliers pour 30 euros.
Maintenant, on arrive aux vrais + du contrat pro :

  • Débit garanti
    Pour cette partie là, l'opérateur pourrait fournir un débit garanti inférieur au plein débit de la fibre, et quand le réseau est libre, ça peut transmettre à fond.

  • rétablissement
    La fibre n'y change un peu rien, si ça tombe en panne, on envoie un mec réparer si l'on a pas pu résoudre le problème à distance.

  • d'autres trucs que je ne connais pas
    Il y a surement des services dont personne ne se sert qui sont inclus :P
     
    Donc, pour un problème qui de mon point de vue relève du marketing et de la communication.
    Ils ont peur d'avoir à expliquer aux entreprises que le débit n'est pas ce qui coûte cher. S'ils proposent tous un abonnement pro en fibre à 100 euros (genre 500/200 qui est le nouveau classique chez orange particuliers si je ne me trompe pas) et qu'ensuite, ils ont des options de débit garanti et de rétablissement super chères (par exemple, le rétablissement 8h pour 3x le prix du forfait et le débit garanti pour 50€/10Mb/s qu'on pourrait pousser jusqu'à la capacité max de la connexion), de nombreuses entreprises risquent de délaisser ces options et leurs revenus vont s'effondrer sur ce segment.

    Au final, les gens verraient tous le débit dont le prix varie à peine et prendraient tous le débit maxi, parce que c'est pas cher, par contre, les options de débit garanti ou rétablissement, quand on n'héberge rien, c'est peu utile et on prend une connexion de secours.

Avatar de strati Abonné
Avatar de stratistrati- 06/09/17 à 14:02:45

NicolBolas a écrit :

Des rumeurs de fin 2016 parlaient de forte baisse des offres CEE et CELAN. Ainsi que de l'offre FTTE d'Orange Wholesale, dont les tarifs et STAS en beta avaient déjà circulé.

Qu'Orange "laisse la place" à KOSC sur ce créneau par contre, ça sent la magouille coté régulation.

Elles ont eu lieu sur les débits >50Mbit/s en zone O1/O2 de façon "maigre" mais de façon significative en zone "O3". (l'ODR est publique)

Avatar de Burn2 Abonné
Avatar de Burn2Burn2- 06/09/17 à 14:09:37

C'est surtout la GTR, la garantie du débit, et le SAV qui coute cher.
Pro <> particulier en terme d'engagement niveau contrat.
En particulier tu as "jusqu'a" et après c'est à leur propre appréciation si c'est suffisant, et tu payes normalement une réactivité en cas de panne.

Maintenant après il y a la théorie et la pratique, t'as beau avoir une GTR les engageant, assez souvent ils s'en foutent....

Édité par Burn2 le 06/09/2017 à 14:11
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  • Introduction
  • Des prix qui forceraient la main de la concurrence
  • Les petits opérateurs demandent des garanties
  • L'alternative Kosc
  • La question des réseaux de collectivités
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