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Avec l'initiative « Satellite for 5G », l'ESA veut démontrer l'intérêt des satellites

Make satellite great again !
Internet 3 min
Avec l'initiative « Satellite for 5G », l'ESA veut démontrer l'intérêt des satellites

La 5G passera par les antennes relais des opérateurs, y compris sur les ondes millimétriques, mais pas uniquement. 16 acteurs de l'aérospatiale, dont l'ESA, annoncent aujourd'hui leur initiative « Satellite for 5G ».

Depuis plusieurs mois, la 5G est sur toutes les lèvres. Les opérateurs multiplient les démonstrations en France (Orange, Bouygues Telecom et SFR) comme ailleurs dans le monde, mais cette technologie n'arrivera pas avant plusieurs années (aux alentours de 2020).

Suivant les cas d'usage, elle permettra d'augmenter les débits, de réduire la latence ou de prendre en charge un très grand nombre d'objets connectés.

L'ESA rappelle que le satellite existe et veut en faire un maillon important de la 5G

Pour se mettre en place, la 5G utilisera de nouvelles bandes de fréquences, en plus de celles de la 4G. Il est notamment question des ondes millimétriques (voir notre analyse) comprises entre 30 et 300 GHz. L'agence spatiale européenne (ESA) et l'industrie spatiale veulent également croquer un morceau de ce gâteau qui devrait drainer avec lui des milliards d'euros (certains évoquent 11 300 milliards de retombés économiques d'ici 2035).

Dans une déclaration commune, l'ESA et 15 industriels (Airbus Defence and Space, Inmarsat, ViaSat, TéléSAT, Thales Alenia Space, Intelsat, SES, OneWeb, etc.) du secteur lancent une initiative baptisée « Satellite for 5G ». Cette opération doit s'étendre sur deux ans minimum (de 2018 à 2020, date de lancement estimée des premiers réseaux commerciaux en 5G) et a pour but de « renforcer et démontrer la valeur ajoutée des satellites dans le domaine des télécommunications 5G ».

Un projet lancé à l'occasion du Salon international de l'aéronautique et de l'espace de Paris-Le Bourget. De plus, il s'inscrit dans le cadre des initiatives autour de la 5G de la Commission européenne

ESA Satellite 5G
Crédits : ESA–Philippe Sebirot, 2017

Avec le tout connecté, le satellite a une carte à jouer

Plusieurs axes de développement sont annoncés. Pour commencer, il est évidemment question d'expérimentations sur des services clés comme les transports, les médias, les loisirs et la sécurité publique. Les 16 partenaires veulent également promouvoir le développement d'applications, la normalisation et mener des actions de sensibilisation, bref faire un peu de lobbying pour sa paroisse.

Pour Magali Vassiere, directrice de la communication et des applications intégrées à l'ESA, il y a « nombreuses possibilités d'utiliser un satellite, peut-être même d'une manière que les gens sur Terre n'imaginent pas. Nous voulons faire la démonstration de ce que nous pouvons leur apporter ». Les opérateurs de télécommunications sont bien entendu visés et l'agence spatiale européenne veut les convaincre que « le satellite devrait faire partie de leurs réseaux ».

Il ne s'agit pour le moment que de définir des grandes lignes, « les contours précis des projets expérimentaux et des actions transversales » seront dévoilés d'ici la fin de l'année. Magali Vassiere donne tout de même un exemple concret. Avec un véhicule connecté/autonome (voiture, bus, camion, avion, bateau, etc.), le satellite permet d'établir une connexion même dans une zone sans couverture réseau terrestre.

Cela n'a pour autant rien de nouveau puisque les téléphones satellitaires existent depuis déjà longtemps par exemple. Mais avec l'avènement du tout connecté, les besoins en communication vont s'accentuer et devenir plus critiques dans certaines situations. Le satellite pourrait alors être plus rentable que le déploiement d'un réseau terrestre affirme Magali Vassiere, qui toque au porte-monnaie des opérateurs pour se faire entendre.

Rendez-vous les 27 et 28 juin pour plus de détails

Contactée, l'ESA n'était pour le moment pas disponible pour répondre à nos questions. Dans tous les cas, de plus amples informations devraient être données les 27 et 28 juin 2017, lors d'une conférence organisée par l'agence spatiale et l'Institut européen de politique spatiale. Pour rappel, l'ESPI a été créé en 2013 avec le but de « lancer et d’alimenter les débats au sein de la classe politique et de la société et de faire prendre conscience au public de l’importance des infrastructures spatiales et des services reposant sur l’espace ».

Cette conférence portera sur le thème suivant : « L’espace et les satellites au service de la 5G : transport européen et mobilité connectée ». Espérons que des éléments concrets seront présentés et qu'il ne s'agira pas seulement d'occuper le terrain médiatique. 

29 commentaires
Avatar de Etre_Libre Abonné
Avatar de Etre_LibreEtre_Libre- 22/06/17 à 06:50:42

Ils parlent de réduire la latence, qui est un des gros problèmes actuel, mais ils comptent faire comment ?

Avatar de Daweb Abonné
Avatar de DawebDaweb- 22/06/17 à 07:02:42

Un satellite en basse altitude, la latence n'est pas énorme (entre 300 et 800km je crois)
(on parle de 40/50ms au lieu de 500ms en geostationnaire.
Ce n'est certe pas miraculeux, mais ca reste très correct.

Et si tu dois toucher un seul sat -> qui va vers la cible plutot que passer par une antenne, qui renvoi en hertzien sur une autre puis en fibre vers la cible, au final la différence n'est peut être pas si elevée ?

Avatar de Etre_Libre Abonné
Avatar de Etre_LibreEtre_Libre- 22/06/17 à 07:09:10

Cela donnerait donc entre 80 à 100 ms pour un aller/retour ?

Si oui, c'est déjà mieux, pas hyper fluide pour certains usages, mais si ça permet d'attendre une vraie connexion...

Alors qu'actuellement, le satellite classique est inutilisable pour bien des usages.

Avatar de ZoZo Abonné
Avatar de ZoZoZoZo- 22/06/17 à 07:11:40

L'altitude, donc la distance, est divisée par au moins 100 pour des satellites en orbite basse par rapport à des satellites en géostationnaire.
Ce serait donc surprenant que l'on n'arrive qu'à diviser par 10 la latence (500ms -> 50ms) et que l'on ne puisse pas descendre sensiblement sous les 10ms, surtout si les satellites sont à 300-400km d'altitude.

Avatar de ZoZo Abonné
Avatar de ZoZoZoZo- 22/06/17 à 07:15:27

Non, il exprimait les latences totales. 500ms c'est le minimum de latence totale physiquement possible en comptant tous les acheminements de signaux sur du géostationnaire.

Avatar de jackjack2 Abonné
Avatar de jackjack2jackjack2- 22/06/17 à 07:31:56

l'ESA veut démontrer l'intérêt des satellites

Bah tiens :transpi:

Tout le monde veut sa part du gâteau 5G on dirait
En fait je comprends pas, ils proposent quoi concrètement ? Le lancement ou plus ?

Avatar de Nenyx INpactien
Avatar de NenyxNenyx- 22/06/17 à 07:37:46

jackjack2 a écrit :

Bah tiens :transpi:

Tout le monde veut sa part du gâteau 5G on dirait
En fait je comprends pas, ils proposent quoi concrètement ? Le lancement ou plus ?

Là ils rappellent juste qu'ils existent et qu'ils ont une excellente expertise technique et scientifique. Donc rien de concret pour le moment. L'ESA étant une institution, je suppose qu'ils essayent de toucher les politiques et éventuellement les partenaires privés pour avoir des financements pour un projet plus concret.

Avatar de tpeg5stan Abonné
Avatar de tpeg5stantpeg5stan- 22/06/17 à 07:44:55

Je pense que ces satellites seront en orbite basse :&nbsphttps://fr.wikipedia.org/wiki/Orbite_terrestre_basse

La distance la plus haute (donc la plus lente) de l'orbite basse : 2000 km/ 300 000km/s (vitesse de la lumière dans le vide, j'approxime beaucoup)*2 (aller ET retour)=0,013 seconde (semble-t-il, vous connaissez mes capacités de calcul) soit 13 millisecondes. 

MAIS : il faut une antenne, bien positionner le bazar, il y a des temps de traitement, quid de la congestion, etc.

une autre méthode serait d'accélérer la vitesse de la lumière, mais monsieur Einstein n'est pas d'accord :craint:

Avatar de jackjack2 Abonné
Avatar de jackjack2jackjack2- 22/06/17 à 07:44:57

Nenyx a écrit :

Là ils rappellent juste qu'ils existent et qu'ils ont une excellente expertise technique et scientifique. Donc rien de concret pour le moment. L'ESA étant une institution, je suppose qu'ils essayent de toucher les politiques et éventuellement les partenaires privés pour avoir des financements pour un projet plus concret.

:yes:

"Excellente expertise technique" -> certains diraient qu'ils n'ont pas réussi à poser un truc sur un astéroïde ou sur Mars alors que ça fait des décennies que d'autres y arrivent sur Mars :transpi:

Avatar de tpeg5stan Abonné
Avatar de tpeg5stantpeg5stan- 22/06/17 à 07:52:57

jackjack2 a écrit :

certains diraient qu'ils n'ont pas réussi à poser un truc sur un astéroïde ou sur Mars alors que ça fait des décennies que d'autres y arrivent sur Mars :transpi:

certains répondraient qu'ils n'ont jamais eu le budget pour :transpi:

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