Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil

Options d'affichage

Abonné

Actualités

Abonné

Des thèmes sont disponibles :

Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !

Emmanuel Macron promet un fonds de dix milliards d'euros pour les start-up

Pour une nation start-up surveillée
Economie 3 min
Emmanuel Macron promet un fonds de dix milliards d'euros pour les start-up
Crédits : Elysée

En visite à VivaTechnology, le président de la République a annoncé des mesures en faveur des jeunes pousses, dont un futur fonds de dix milliards d'euros piloté par Bpifrance. Il pointe aussi un futur assouplissement du droit et une poussée vers l'État plateforme, ainsi que des services publics moins étalés sur le territoire.

Jacques Chirac avait le salon de l'agriculture, Emmanuel Macron a VivaTechnology. En déplacement hier, le chef de l'État a célébré l'esprit entrepreneurial français et l'élan vers une « start-up nation » qu'il appelle de ses vœux. Dans un salon qu'il veut voir devenir « le nouveau CES », le président a déclaré vouloir la France en pointe sur « l’Internet des objets, l’intelligence artificielle, la convergence entre le numérique et les cleantech et toutes les technologies du greentech, la convergence entre le numérique et le healthcare » à l'occasion d'un discours aux accents anglais.

La principale annonce concerne la création d'un fonds dix milliards d'euros pour le financement des jeunes pousses, confiée à la Banque publique d'investissement (Bpifrance). Aucune date n'a été donnée, mais le président a salué son travail. Son hyperactivité inquiétait même la Cour des comptes, qui craint que ses investissements tous azimuts ne gênent l'investissement privé.

Supprimer l'ISF pour soutenir l'investissement

Macron souhaite lever les freins à l'investissement, qui passe notamment par « un prélèvement forfaitaire unique de 30 % tout compris des revenus du capital » et la fin de l'impôt sur la fortune (ISF), pour la prochaine loi de finances. Il veut aussi encourager la prise de risque dans l'épargne. Des mesures parmi bien d'autres.

« En baissant l’impôt sur les sociétés, en réduisant les charges salariales et patronales, en simplifiant les dispositifs d’incitation à l’innovation, en supprimant le RSI, nous créerons un contexte plus attractif pour les entrepreneurs et qui leur permettra de réussir davantage, plus vite, plus fort, à l’échelle du pays puis du continent et à l’échelle mondiale » a lancé le chef de l'État.

Dans son discours, il promet aussi d'assouplir le droit, notamment autour du crédit impôt recherche (CIR), de décloisonner la recherche publique et l'entreprenariat et de détruire les barrières entre jeunes pousses et grands groupes. « Le choix est fait depuis le 7 mai dernier. Les Françaises et les Français l’ont exprimé clairement. La France sera la nation leader de cette hyper-innovation, du changement, de la transformation profonde » tente le président.

Vers un État plateforme

Il prépare aussi la création d'un fonds de capital-risque, « dont le cœur doit être la France, l’Allemagne et l’Italie » pour soutenir les jeunes pousses lors des deuxième et troisième tours de table. Le président soutient aussi le « marché unique du digital » (sic), en parlant du marché unique numérique mis en branle depuis 2015 par la Commission européenne pour abolir les frontières à l'activité numérique entre États membres.

Au fil de son texte, Emmanuel Macron a répété vouloir maintenir les entreprises en France, notamment au moment où elles se développent le plus fortement. Dans un contexte où les institutions européennes prônent le privacy by design, la certification de la sécurité de l'Internet des objets et préparent un meilleur contrôle des données, cette volonté française d'être au coeur des desseins communautaires tranche avec les volontés d'état d'urgence permanent et contre le chiffrement affichées par l'exécutif.

Enfin, il déclare son engagement pour l'État plateforme, qui doit notamment s'exprimer par l'ouverture des données (même si elle reste parfois difficile) et la numérisation de toutes les procédures administratives d'ici 2022. Macron envisage des administrations plus efficaces. « Un État qui ne multiplie pas partout la présence physique, mais la concentre là où elle est nécessaire, au contact, dans un rapport humain indispensable mais que nous devons réinventer » pour résumer.

63 commentaires
Avatar de tpeg5stan Abonné
Avatar de tpeg5stantpeg5stan- 16/06/17 à 14:09:47

 détruire les barrières entre jeunes pousses et grands groupes
c'est-à-dire lutter contre lesETIou bien ? :ooo:

Avatar de Yutani INpactien
Avatar de YutaniYutani- 16/06/17 à 14:12:17

c'est ça... si tu ne gobes celle là, je t'en raconterais une autre .... :fumer:

Avatar de Winderly Abonné
Avatar de WinderlyWinderly- 16/06/17 à 14:14:58

30 % !?!
Mais c'est un grand malade !

Avatar de anonyme_69736061fe834a059975aa425bebeb6d INpactien

El sapellorio "Start-down"...
Macronesque !

Avatar de WereWindle INpactien
Avatar de WereWindleWereWindle- 16/06/17 à 14:18:04

Autant je suis d'accord pour dire qu'il faut faire bouger les choses et miser sur l'innovation, autant je me demande où il va trouver l'argent entre les baisses de charges ou d'impots et les coups de pouce.
Avec une dette publique à presque 100% du PIB, il semble compter sur une croissance à 2 chiffres* (sans virgule au milieu et qui ne commence pas par un 0, pour les taquins que je vois venir)

*ça ou saigner la classe moyenne :/

Avatar de jb18v Abonné
Avatar de jb18vjb18v- 16/06/17 à 14:19:02

y'a moyen de constituer une plainte à l'échelle nationale pour l'emploi délirant et débile du mot "digital" à toutes les sauces ? :prof: :baton: :sm: :kill:

Avatar de Yutani INpactien
Avatar de YutaniYutani- 16/06/17 à 14:20:25

WereWindle a écrit :

Autant je suis d'accord pour dire qu'il faut faire bouger les choses et miser sur l'innovation, autant je me demande où il va trouver l'argent entre les baisses de charges ou d'impots et les coups de pouce.
Avec une dette publique à presque 100% du PIB, il semble compter sur une croissance à 2 chiffres* (sans virgule au milieu et qui ne commence pas par un 0, pour les taquins que je vois venir)

*ça ou saigner la classe moyenne :/

c'est toujours la classe moyenne qui trinque pour leurs conneries ...

Avatar de Ramaloke Abonné
Avatar de RamalokeRamaloke- 16/06/17 à 14:22:59

Winderly a écrit :

30 % !?!
Mais c'est un grand malade !

Heu, c'est un énorme cadeau plutôt. 30% c'est l'actuelle IS (Impôts sur les sociétés) me semble. Ne conserver que celui-ci avant gain est un énorme cadeau à ceux qui vive des gains de capitaux.

Il ne faut pas oublier qu'une fois payé l'IS, après tu payes encore pour les dividendes par un prélèvement supplémentaire. En gros c'est un énorme bonus de rémunération pour tous les non-employés et ça va rendre les montages type SASU sans rémunération ultra rentable(Pas de salaire, tout en dividende donc pas de charge social, de cotisation retraite, chomage etc). Si il étend la SECU au TNS (travailleur non salarié), y'a plus aucun avantage à être salarié pratiquement, enfin si, la sécurité de l'emploi en CDI...mais vu ce qu'elle devient avec le temps...

Tous au TNS avec Macron!

Avatar de hellmut Abonné
Avatar de hellmuthellmut- 16/06/17 à 14:24:30

logique s'il veut que les français investissent plutôt que d'épargner.
ou je me plante complètement? (jsuis à chier sur le sujet ^^)

Avatar de tpeg5stan Abonné
Avatar de tpeg5stantpeg5stan- 16/06/17 à 14:25:23

WereWindle a écrit :

 (sans virgule au milieu et qui ne commence pas par un 0, pour les taquins que je vois venir) 

han.
 
tu mets les taquins au chômage là :transpi:

Il n'est plus possible de commenter cette actualité.
Page 1 / 7