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Streaming musical : l’UPFI plaide pour une répartition calculée par abonnement

Même gâteau, autre couteau
Droit 3 min
Streaming musical : l’UPFI plaide pour une répartition calculée par abonnement
Crédits : GOSPHOTODESIGN/iStock

Le mode de répartition des revenus issus des plateformes de streaming ne satisfait pas vraiment l’UPFI. L’union des producteurs phonographiques français indépendants demande un changement de règle sur l’autel du pluralisme.

Dans un livre blanc de 22 pages, le groupement des producteurs indépendants publie un plaidoyer en faveur d’un changement de calcul de la répartition sur le streaming illimité. « Avec près de 4 millions de personnes abonnées en France à un service de streaming musical dont 2 millions d’abonnés payants, 28 milliards de titres écoutés en streaming et un taux de progression de 55 %, nous pouvons nous réjouir de voir la France commencer à rattraper en 2016 son retard par rapport aux principaux pays étrangers ».  

Si ce mode de consommation a donc le vent en poupe, un point central cloche dans l’esprit des indés : les modèles de répartitions sur Spotify, Qobuz et les autres, calculés sur un système « per service ». En clair, la rémunération est déterminée selon le nombre d’écoutes d’un titre rapporté à l’ensemble des écoutes, par pays et par mois.

Les règles actuelles trop favorables au sommet de la pyramide

 

Or, aux yeux de ce groupement qui rassemble Because Music, Hamonia Mundi, Naïve, le Chant du Monde ou encore Tôt ou tard, une telle logique met en compétition les titres. Et dans ce combat, la part belle revient aux mastodontes, les miettes aux autres. « Cette règle tend à écraser la rémunération de la plupart des titres qui ne figurent pas dans le sommet de la pyramide [et] pourrait asphyxier à terme la production locale du fait de cette concentration ».

Avec la montée du streaming face aux ventes physique, l’UPFI revient donc à la charge pour réclamer un passage vers une rémunération « per user », selon donc une répartition des revenus déterminée par chaque abonnement. « Ce changement de paradigme ne pourra que renforcer la confiance que nous avons dans ce modèle d’exploitation qui constitue notre avenir et devrait constituer le modèle dominant à moyen terme. Nous le devons à nos artistes et nous le devons à toute la production musicale. »

La lettre de Deezer

Cette proposition suit un courrier de Deezer, adressé aux ayants droit de la musique au printemps dernier et révélé par Électron libre. « Selon Deezer, la consommation des albums ou des chansons de certains artistes sur ces services par les fans est si forte qu'elle aspire littéralement l'argent comme une sorte de trou noir ».  

Seulement, un tel chantier qui pourrait revenir sur la scène du Midem imposerait la renégociation de l’ensemble des accords passés avec tous les représentants. Pas simple ! En attendant, pour protéger davantage encore les productions locales face aux titres internationaux forts de millions d’écoutes, l’Union des producteurs indépendants demande un autre coup de pouce de la part des plateformes concernant cette fois les playlists et les moteurs de recommandation. « Faute d’autorégulation, il faudra envisager de légiférer afin d’instaurer un système de quota permettant de garantir une exposition minimale de la production francophone au sein des playlists présentes sur les services de musique en ligne ».

Au fil de son livre blanc, elle soutient comme toutes les autres SPRD, l’article 13 du projet de réforme de la directive sur le droit d’auteur, tout en rejetant la création d’une exception au droit d’auteur pour les contenus générés par les utilisateurs. Une telle exception « remettrait en question la possibilité, certes imparfaite, mais existante, de « monétiser » ces contenus qui représentent actuellement 80 % des revenus des labels indépendants provenant de YouTube. » 

39 commentaires
Avatar de Liara T'soni INpactien
Avatar de Liara T'soniLiara T'soni- 02/06/17 à 14:07:24

Je comprends difficilement la logique... si je vais acheter l'album de X à la Fnac, Y du rayon d'a coté devrais recevoir du blé lui aussi ?

Édité par Liara T'soni le 02/06/2017 à 14:07
Avatar de Ricard INpactien
Avatar de RicardRicard- 02/06/17 à 14:15:30

22 pages de rapport alors qu'ils auraient très bien pu récapituler ça en 3 mots... "On veut tout".:fumer:

Avatar de tpeg5stan Abonné
Avatar de tpeg5stantpeg5stan- 02/06/17 à 14:17:55

mais c'est quoi le trip :D

si tout le monde écoute david guetta, l'argent va à david guetta (je n'ai pas encore émis de jugement sur la qualité).
Si personne n'écoute du Jean-Brandon vandenBaraki : la musique de mon garage oufti ! celui-ci ne recevra pas grand chose, où est le problème, c'est "normal"

Avatar de eliumnick INpactien
Avatar de eliumnickeliumnick- 02/06/17 à 14:22:13

Liara T'soni a écrit :

Je comprends difficilement la logique... si je vais acheter l'album de X à la Fnac, Y du rayon d'a coté devrais recevoir du blé lui aussi ?

tpeg5stan a écrit :

mais c'est quoi le trip :D

si tout le monde écoute david guetta, l'argent va à david guetta (je n'ai pas encore émis de jugement sur la qualité).
Si personne n'écoute du Jean-Brandon vandenBaraki : la musique de mon garage oufti ! celui-ci ne recevra pas grand chose, où est le problème, c'est "normal"

Roo mais vous avez pas encore compris ? C'est de la culture ! Alors le simple fait de faire acte de présence dans ce secteur devrait vous permettre normalement d'avoir votre rolex à 50 ans....

Avatar de WereWindle INpactien
Avatar de WereWindleWereWindle- 02/06/17 à 14:24:04

tel que je le comprends, avec le système actuel (en supposant que Guetta soit écouté 1M de fois et vandenBaraki 200K), David reçoit tout et Jean-Brandon que dalle (pas simplement "beaucoup moins")

Avatar de tpeg5stan Abonné
Avatar de tpeg5stantpeg5stan- 02/06/17 à 14:25:47

ah...
oui, j'ai déjà entendu le fait que les superstars gagnent énormément plus que les artistes moyens. 

Avatar de Tirnon Abonné
Avatar de TirnonTirnon- 02/06/17 à 14:30:58

C'est pas compliqué à comprendre, ce n'est pas parce que certains écoutent en boucle pendant des jours la même soupe encore et encore que ce chanteur de soupe doit avoir tout le pognon. C'est pour avoir une répartition plus proche des ventes physique, écouter en boucle la même chanson ça devrait pas compter plus que l'écouter une fois de temps en temps.

En gros avec un abonnement deezer/spotify/qobuz, même si vous n'écoutez jamais la soupe radiophonique une bonne partie de votre abonnement par dans la poche du producteur de soupe à cause des boulimiques.

Avatar de Liara T'soni INpactien
Avatar de Liara T'soniLiara T'soni- 02/06/17 à 14:35:14

Tirnon a écrit :

ce n'est pas parce que certains écoutent en boucle pendant des jours la même soupe encore et encore que ce chanteur de soupe doit avoir tout le pognon. 

Ben plus ou moins si... sinon il me suffit d'improviser un torche tympan sur un synthé acheter à king jouet, mettre ça sur spotify, et hop je me fais des couilles en or alors que personne ne va écouter ma daube ?

Avatar de tpeg5stan Abonné
Avatar de tpeg5stantpeg5stan- 02/06/17 à 14:38:00

Tirnon a écrit :

écouter en boucle la même chanson ça devrait pas compter plus que l'écouter une fois de temps en temps. 

 pourquoi ?
Si je veux écouter 10 fois david guetta, je paye 10 fois, ça ne me semble pas a première vu déconnant.

Avatar de Yach Abonné
Avatar de YachYach- 02/06/17 à 14:40:02

En gros prenons cet exemple où Spotify a 2 abonnés :

  • Yach paie 10 balles par mois et écoute chacun une fois 2 morceaux de 2 artistes (A et B)

  • Kevin paie 10 balles par mois et fait 300000 écoutes d'1 artiste (C)

    En considérant que les artistes touchent tout (ho ho), C touchera donc [300000 / (300000+2)] = 99,9993 % des 20 euros (soit plus de 19,99 €), et A et B chacun 0,033% des 20 € (soit moins d'un centime) ?

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