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Bruxelles inflige 110 millions d'euros d'amende à Facebook pour mensonge sur WhatsApp

Ça chiffre chez WhatsApp
Droit 3 min
Bruxelles inflige 110 millions d'euros d'amende à Facebook pour mensonge sur WhatsApp

Quand une combinaison de données « impossible » en 2014 est effectuée en 2016, la Commission européenne voit rouge. Elle vient d'infliger une amende de 110 millions d'euros à Facebook, accusé de lui avoir fourni des informations trompeuses lors du rachat de WhatsApp. L'Italie réclame par ailleurs trois millions d'euros sur le même dossier.

Il y a des mensonges qui coûtent cher. En décembre, l'institution signalait que Facebook lui avait fourni « des informations trompeuses » en 2014, au moment du rachat de WhatsApp. Le réseau social avait alors déclaré ne pas être en capacité de croiser ses données avec celles du service de messagerie, qui compte plus d'un milliard de membres.

Pourtant, en août, la société a commencé à combiner des informations de ses deux propriétés, avec une possibilité de refus sous 30 jours. La nouvelle a courroucé à la fois les utilisateurs et des autorités européennes, qui ont obtenu la suspension de ce mélange sur le vieux continent en novembre.

Ce matin, la direction de la concurrence de la Commission européenne annonce une amende de 110 millions d'euros à l'encontre de la société. Une première pour une réponse trompeuse dans le cadre de l'autorisation d'un rachat, selon elle.

Des informations inexactes... et coûteuses

La nouvelle du croisement des données contredisait, au moins en partie, l'une des principales promesses de WhatsApp, celle de la vie privée. Le service de discussion instantanée est l'un des fers de lance du chiffrement de bout en bout des conversations, que la société dit ne pas pouvoir lire. Techniquement, il s'appuie sur le protocole Signal, intégré depuis à de nombreux autres outils, comme Facebook Messenger ou Google Allo.

Dans sa communication de griefs datée de décembre, la Commission détaille que « Facebook a indiqué [en août 2014] qu'elle ne serait pas en mesure d'associer automatiquement et de manière fiable les comptes d'utilisateur des deux sociétés ». Désormais, l'institution affirme que « la possibilité technique de mettre en correspondance les identités des utilisateurs de Facebook et de WhatsApp existait déjà cette année-là et que les employés de Facebook étaient au courant de cette possibilité ».

En rétorsion, elle pouvait réclamer jusqu'à 1 % du chiffre d'affaires mondial de Facebook, qui a à la fois menti dans le formulaire de notification et suite à une demande de renseignements. Soit deux infractions distinctes, le réseau social connaissant par ailleurs l'importance de ces combinaisons de données dans le dossier. La sanction de 110 millions d'euros est donc « proportionnée et dissuasive ».

Des enquêtes nationales sur Facebook

En Italie, l'autorité de protection de la vie privée a prononcé une sanction de trois millions d'euros contre le groupe californien, pour avoir forcé le mélange des données des utilisateurs des deux services.

Avant-hier, la CNIL française a réclamé 150 000 euros contre la société, accusée de plusieurs manquements en matière de vie privée. Le plus haut niveau de sanction possible au regard des textes en vigueur à l'époque des faits. À partir de mai 2018, son montant pourra grimper jusqu'à 4 % du chiffre d'affaires mondial de la société, ou 20 millions d'euros. C'est l'issue d'une enquête de cinq autorités nationales, lancée en 2015, dont les répercussions doivent encore être ressenties dans d'autres pays.

Dans chacun de ces pays, Facebook est accusé de ne pas respecter le droit national. En France, le consentement à l'acquisition de données et à leur conservation est l'un des principaux points noirs. En réponse, le réseau social réaffirme qu'il respecte le droit européen, ce qui semble bien insuffisant aux yeux des gendarmes de chaque État.

La direction de la concurrence de la Commission européenne précise que l'amende de 110 millions d'euros ne remet pas en cause l'autorisation du rachat. Elle n'aurait pas non plus de lien avec les procédures nationales.

40 commentaires
Avatar de jackjack2 Abonné
Avatar de jackjack2jackjack2- 18/05/17 à 09:04:17

La sanction de 110 millions d'euros est donc « proportionnée et dissuasive ».

:mdr2:

J'espère que certaines enquêtes nationales les condamneront vraiment, en tout cas c'est sûr que c'est pas notre CNIL qui a la puissance de frappe de l'armée du Tibet qu'on va "dissuader" FB
La CNIL s'est saisie du dossier Whatsapp?

Avatar de vince120 Abonné
Avatar de vince120vince120- 18/05/17 à 09:08:23

C'est normal que je me dise immédiatement "ils ne les paieront jamais" ?

Avatar de alf Abonné
Avatar de alfalf- 18/05/17 à 09:08:58

je me posais justement la même question

Avatar de La Loutre INpactien
Avatar de La LoutreLa Loutre- 18/05/17 à 09:16:50

110 millions pour Fb c'est rien....
MZ paiera, il s'excusera et basta.

Avatar de anonyme_d5bf0b9f87fd15affa58563db3b0ac5d INpactien

facebook inc. fait pratiquement ce qu'elle veut en Europe. Il n'y a qu'à voir la suppression de comptes à quelques jours du 1er tour de l'élection présidentielle 2017 et une 2de vague de suppression à quelques jours du 2d tour.

Comme par hasard, facebook mène une opération de salubrité de ses comptes-utilisateurs presque à la veille de scrutins décisifs. Comme si facebook ne remarquait pas plus tôt les faux comptes, les robots, les comptes créés en Inde ou en Afrique ou en Asie du Sud-Est, etc. Ça prouve bien que facebook joue la montre et ne traite les dérives qu'au dernier moment, lorsque les services publics font pression (ou risque de le faire de manière imminente).

Édité par joma74fr le 18/05/2017 à 09:29
Avatar de marba Abonné
Avatar de marbamarba- 18/05/17 à 09:28:29

Si l'UE pouvait bloquer toutes les connexions Whatsapp en Europe le temps qu'ils payent. Ça favoriserait Signal :D

Avatar de Vorphalax Abonné
Avatar de VorphalaxVorphalax- 18/05/17 à 09:55:15

J'ai vu quelque part la réponse laconique de FB qui disait en substance "C’était une erreur, promis on ne le fera plus". Cette réponse est un énorme foutage de gueule. FB savait parfaitement ce qu'il faisait et ne peut pas parler d'erreur. Et puis la moisson de données est faite et déjà monnayé depuis longtemps. 116 millions ça commence a faire une belle somme mais pas assez pour déstabiliser l'entreprise. Comment faire pour prevenir ce genre de dérive ( c’était tout vu que FB allait le faire lors du rachat de Whatsapp, seul les naifs pouvait croire en la vertu de saint FB) qui se règle avec une petite tape sur les doigts alors qu'ils ont deja largement profité financièrement de l’opération ?
Au fait FB / Whatapps ca continu le croisement ?

Édité par Vorphalax le 18/05/2017 à 09:56
Avatar de hellmut Abonné
Avatar de hellmuthellmut- 18/05/17 à 10:15:02

oui alors déjà qu'un bon paquet de Français tape aveuglément sur "Bruxelles", s'ils peuvent éviter de donner le bâton pour se faire battre c'est mieux. parce que là ils auraient une bonne raison de leur taper dessus. ^^

Avatar de 127.0.0.1 INpactien
Avatar de 127.0.0.1127.0.0.1- 18/05/17 à 10:17:30

L'UE est également à blâmer dans cette histoire. C'était évident pour tout le monde que Facebook unifierait un jour les comptes FB/WhatsApp. Si le risque était tellement innaceptable pour l'UE, elle aurait du interdire le rachat.

Pour moi, la décision de l'UE a été totalement cynique: elle savait que FB unifierait les comptes, elle savait qu'elle pourrait alors dénoncer l'odieux mensonge de FB, et elle savait qu'elle pourrait soutirer du fric de toute cette histoire.

Politics As Usual.

Avatar de CreaYouz INpactien
Avatar de CreaYouzCreaYouz- 18/05/17 à 10:25:53

Ce n'est pas en faisant un procès d'intention de l'UE à ta sauce que tu nous propages ta sainte parole...

C'est évident pour tout le monde

Pour toi peut être, et peut être que pour d'autre qui ont fait l'accord, il y avait des garanties non respectés, d'où sanction.
 

127.0.0.1 a écrit :

Pour moi, la décision de l'UE a été totalement cynique: elle savait que FB unifierait les comptes, elle savait qu'elle pourrait alors dénoncer l'odieux mensonge de FB, et elle savait qu'elle pourrait soutirer du fric de toute cette histoire.

Politics As Usual.

Tu crois savoir que l'EU savait que déjà FB allait les enfumés. Mué tu CROIS que... blabla bla.

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