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Après Oculus, ZeniMax attaque Samsung pour violation de propriété intellectuelle

Carmackgeddon
Economie 5 min
Après Oculus, ZeniMax attaque Samsung pour violation de propriété intellectuelle
Crédits : Ljupco/iStock

Fort de sa victoire contre Facebook et Oculus sur la paternité du casque de réalité virtuelle Rift, ZeniMax a décidé de s'attaquer à Samsung, qui en employant des technologies Oculus dans son Gear VR, violerait la propriété intellectuelle de l'éditeur. 

Souvenez-vous, en mai 2014, Zenimax se lançait dans une longue procédure afin de contester la paternité des technologies utilisées dans l'Oculus Rift. L'éditeur de DOOM reprochait à la société fondée par Palmer Luckey de lui avoir dérobé plusieurs de ses technologies pourtant protégées par un accord de non divulgation (NDA).

Sur les cendres d'un procès à 500 millions de dollars

Publiquement, le dirigeant a reconnu à maintes reprises l'importance des informations fournies par son partenaire, mais en coulisse, Oculus rechigne à signer un accord qui lui permettrait d'utiliser commercialement ces technologies, jugeant les propositions de Zenimax « complètement hors de propos ». 

Trois ans plus tard, la procédure est arrivée à son terme et Oculus VR a dû verser 300 millions de dollars de dommages à Zenimax, dont 200 millions pour la rupture du NDA signé en 2012, 50 millions de dollars pour violation de copyright, et encore 50 millions de plus pour violation de marque déposée et tromperie sur l'origine. 

Après cette victoire obtenue au forceps, ZeniMax veut battre le fer tant qu'il est chaud. Sa prochaine cible n'est autre que Samsung, dont le casque Gear VR a été co-développé avec Oculus, et qui pourrait donc renfermer certaines de ses technologies. 

Un SDK mobile litigieux

Dans un épais document relayé par Polygon et transmis à un tribunal texan, ZeniMax affirme que « le code et les documents confidentiels dérobés par John Carmack ont permis à Oculus de développer secrètement un SDK mobile, et les logiciels périphériques pour le Gear VR ». Or ce SDK obtenu par Samsung via Oculus, ferait usage des secrets de ZeniMax, aurait été obtenu via la rupture du NDA pour laquelle la start-up a été condamnée et aurait donc une origine frauduleuse.

ZeniMax apporte d'ailleurs de nouveaux éléments par rapport à sa plainte initiale contre Oculus. L'entreprise explique par exemple que John Carmack a prévenu par e-mail Brendan Iribe, le PDG d'Oculus de le contacter via une autre adresse e-mail pour « toute communication ne concernant pas id Software ».

Avant de rejoindre la filiale de Facebook, Carmack aurait également fait entrer un ancien employé de l'entreprise, Marl Hooper dans ses locaux après les heures de travail pour lui « parler d'Oculus », et l'aurait laissé examiner les travaux de ZeniMax. Une découverte que l'entreprise a pu faire en examinant les bandes des caméras de surveillance dans ses bureaux.

L'éditeur assure également que le soir même, Hooper a contacté plusieurs employés d'Oculus, pour leur expliquer que lui et Carmack avaient mis au point un plan d'attaque pour la réalité virtuelle sur mobile, qu'ils appliqueraient chez Oculus, et qu'ils pourraient fournir à Samsung. 

Pour ZeniMax, Samsung était nécessairement au courant des risques

Autre point important, l'éditeur rappelle que ses démêlés avec Oculus ont été très largement médiatisés, à partir du mois de mai 2014, notamment dans des journaux comme The New York Times, The Wall Street Journal ou encore USA Today. « En s'appuyant sur la nature publique de la plainte, et sur la couverture étendue qu'elle a reçue dans la presse, Samsung savait, ou aurait raisonnablement dû avoir connaissance des allégations contre Oculus peu de temps après le dépôt de la plainte » estime l'ancien employeur de Carmack. 

ZeniMax juge donc que Samsung devait forcément savoir que les technologies Oculus provenaient potentiellement des travaux de l'éditeur américain. Or cela n'aurait pas freiné le géant coréen qui s'estimait dans son bon droit, en ayant acquis une licence auprès d'Oculus pour son Gear VR, qui sera finalement lancé quelques mois plus tard, le 3 septembre 2014. Samsung annoncera alors fièrement que son casque renferme les technologies d'Oculus, notamment le fameux SDK mobile, sans jamais citer ZeniMax. 

Six chefs d'accusation

ZeniMax entend obtenir réparation pour six infractions commises par Samsung. La première concerne la violation du copyright de plusieurs propriétés intellectuelles de Zenimax, dont du code lié à l'implémentation de la réalité virtuelle et à des fins de test, qui se seraient retrouvés au sein du Gear VR. Les deux suivantes concernent l'appropriation de secrets commerciaux, à l'échelle de l'État du Texas, et au niveau fédéral. Ici, l'entreprise fait allusion au vol d'informations confiées à Oculus sous couvert de NDA et pour lequel la filiale de Facebook a déjà été condamnée. 

L'éditeur enchaîne ensuite avec une accusation de concurrence déloyale, estimant que Samsung a commis plusieurs actes illégaux en s'appropriant sans autorisation les propriétés intellectuelles de ZeniMax, le privant de la possibilité de contrôler leur diffusion, et de rentabiliser ses investissements. Dans la même veine, le groupe américain évoque l'enrichissement injuste de Samsung sur son dos, grâce à la vente de plusieurs millions de casques exploitant ses technologies et des smartphones nécessaires à son bon fonctionnement. 

Enfin Zenimax accuse Samsung d'interférence contractuelle, au titre des divers accords de confidentialité signés avec Oculus et John Carmack qui auraient été violés lors de la fourniture des technologies permettant de faire fonctionner le Gear VR

Pour tous ces chefs d'accusation, ZeniMax souhaite obtenir des dommages à hauteur du préjudice subi, récupérer les profits réalisés par les accusés grâce à ses technologies, collecter des royalties sur ses inventions, et voir infliger une sanction « punitive et exemplaire » au géant coréen. Pour l'heure, Oculus et Samsung n'ont pas encore réagi publiquement à cette procédure, qui devrait au bas mot s'étendre sur quelques trimestres.

22 commentaires
Avatar de Coeur2canard Abonné
Avatar de Coeur2canardCoeur2canard- 16/05/17 à 12:04:04

Zenimax le nouveau patent troll en puissance...

Avatar de Aloyse57 Abonné
Avatar de Aloyse57Aloyse57- 16/05/17 à 12:10:04

Tout ça c'est un combat d'arrière-grade : Zenimax a beau avoir développé en amont, la compagnie n'a pas les moyens de sortir un produit qui tienne la route.
A côté de ça, la VR est en train de couler, faute de clients ; la techno est trop chère pour une utilité très accessoire.

Avatar de L4igleNo1r Abonné
Avatar de L4igleNo1rL4igleNo1r- 16/05/17 à 12:42:17

La VR ne décolle pas car outre le fait que l’équipement n'est pas donné, il faut aussi le PC qui va bien pour avoir un rendu simpa sympa. Donc un gros budget. Et aussi, il faudrait du contenu.

Avatar de Charly32 Abonné
Avatar de Charly32Charly32- 16/05/17 à 12:43:14

ZeniMax juge donc que Samsung devait forcément savoir que les
technologies Oculus provenaient potentiellement des travaux de l'éditeur
américain. Or cela n'aurait pas freiné le géant coréen qui s'estimait
dans son bon droit, en ayant acquis une licence auprès d'Oculus pour son
Gear VR, qui sera finalement lancé quelques mois plus tard, le 3 septembre 2014.

C'est pas un peu gros ? Comment être sûr que Occulus était en tort avant le verdict du procès ? D'autant plus qu'Occulus a toujours clamé qu'ils n'avaient rien à se reprocher.
 

Coeur2canard a écrit :

Zenimax le nouveau patent troll en puissance...

Franchement, leur procès face à Occulus me semble justifié :Zenimax a payé des travaux, et quelqu'un les apporte sur un plateau à une autre boite. Même si la réalité est probablement plus nuancée, faire valoir ses droits n'est pas être un patent troll.

Avatar de lockidor INpactien
Avatar de lockidorlockidor- 16/05/17 à 12:46:17

Pas que faute de client, faute de jeux aussi ÀMHA. Investir dans un casque à 700€ pourquoi pas ; c'est le prix d'une CG haut de gamme.

Mais si une GTX1080 (par exemple) t'ouvre l'accès à des milliers de jeux, on ne peut pas, hélas ! en dire autant d'un casque de VR : pas de AAA développés pour, beaucoup plus de démos techniques que de vrais jeux complets, etc.

Pour prendre mon exemple personnel, les seuls jeux m'intéressant que je pourrais jouer en VR avec un vrai plus seraient Il-2, DCS, Rise of Flight et Elite Dangerous. Ça fait relativement peu pour 700€ ; alors qu'acheter ma 1070 m'a ouvert (par rapport à ma config précédente) Shadow of Mordor, Dishonored 2, Witcher 3, Il-2, Elite Dangerous, Rise of Flight, Skyrim bien moddé en HD partout, Dark Souls III, Tomb Raider & Rise of the Tomb Raider, Red Orchestra 2, Verdun, et j'en oublie sûrement beaucoup plus. Pas le même retour sur investissement.

Avatar de ArchangeBlandin Abonné
Avatar de ArchangeBlandinArchangeBlandin- 16/05/17 à 12:56:28

Le patent troll, c'est pas celui qui rachète une boite qui coule pour 1$ pour faire usage du brevet qui est dedans?
Ou celui qui achète un brevet (avec ou sans la boite qui va avec) qui n'a pas de fondement réel pour attaquer en justice les gens qui utilisent un truc tellement naturel en informatique que ça devrait pas être brevetable ?
J'ai failli oublier ceux qui n'ont pas d'activité technologiques autre que de déposer des brevets creux avec un nom pompeux sur une technologie spécifiquement déjà utilisée et brevetée par personne ?

Là où Zenimax a ramassé le plus d'argent, c'est sur la violation contractuelle, même pas sur le brevet. Quand tu accueilles  une personne venant d'une autre société et que la personne avait signé explicitement un contrat aux conséquences monétaires importantes qui lui interdit de divulguer la technologie, c'est avoir envie d'ouvrir son porte-feuilles.
Ils auraient pu développer la même chose de leur côté (avec une base technique différente peut-être) et éviter de se mettre en situation de payer 200M$ pour la rupture d'un contrat dont ils avaient surement eu vent...

Avatar de Charly32 Abonné
Avatar de Charly32Charly32- 16/05/17 à 13:01:29

On appelle patent troll une société dont la principale activité économique est la concession d'accords de licence ou de dédommagement de litiges de propriété intellectuelle.
Peut importe la manière dont elle a obtenu les brevets en fait :)

Ensuite par extension, on a tendance à qualifier (abusivement) de patent troll des sociétés qui vont souvent devant les tribunaux pour faire respecter leur brevets, surtout quand ceux-ci sont parfois "léger" (ex : le téléphone à bords arrondis d'Apple)
 

Édité par Charly32 le 16/05/2017 à 13:03
Avatar de ArchangeBlandin Abonné
Avatar de ArchangeBlandinArchangeBlandin- 16/05/17 à 14:40:26

Bah cette définition est pas terrible, on pourrait en venir à traiter un centre de recherche de patent troll s'il amène de réelles avancées et qu'elles sont réutilisées sans passer à la caisse.
Son principal activité économique (au sens qui rapporte de l'argent) serait les procès, mais le principal de ses dépenses serait réellement de la recherche.

Le problème de fond, c'est la qualité des brevets, ce que les autorités acceptent comme conneries alors que c'est déjà utilisé depuis longtemps ou que c'est l'évidence même ou qu'on ne peut pas faire autrement (donc on arrive tous à cette conclusion dans l'implémentation).

Pour les bords arrondis, c'était pas sur la propriété intellectuelle du design sooo 2001 l'odyssée de l'espace, et pas sur un brevet ?

Si je posais un brevet à chaque fois que je résous un problème intéressant chez un client, j'aurais des tas de brevets sur des méthodes applicables un peu n'importe où... Ce serait n'importe quoi !

Avatar de Gilbert_Gosseyn Abonné
Avatar de Gilbert_GosseynGilbert_Gosseyn- 16/05/17 à 15:36:49

Pourquoi vouloir s'acharner à défendre une technologie morte ? La réalité augmentée a bien plus d'avenir ...

Avatar de CryoGen Abonné
Avatar de CryoGenCryoGen- 16/05/17 à 19:08:49

Pour superposer l'augmentation au réel, il faut un tas de techno... qui sont largement dérivable de la VR.

Et puis je ne pense pas que la VR soit morte. Il faut juste la démocratisée en baissant les couts... et avec quelques très bon jeux, en particulier un MMO se qui pourrait justifier l'achat pour des centaines d'heures de jeux.

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