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Exposition aux ondes : l'ANFR revoit son protocole de mesure, dont tout le monde peut profiter

Les objets connectés en ligne de mire
Tech 4 min
Exposition aux ondes : l'ANFR revoit son protocole de mesure, dont tout le monde peut profiter
Crédits : ferrantraite/iStock

Avec l'arrivée de nouveaux objets connectés toujours plus nombreux et des compteurs communicants, l'ANFR a décidé de revoir son protocole de mesure d'exposition aux ondes électromagnétiques. Pour rappel, tout le monde peut demander à l'agence d'effectuer des contrôles dans les habitations et les lieux publics.

Depuis près de 15 ans, l'Agence nationale des fréquences (ANFR) veille au respect des valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques (voir décret n°2002-775 du 3 mai 2002). Un protocole de mesure a ainsi été défini et référencé au Journal officiel afin de servir de texte de référence aux laboratoires accrédités qui réalisent ensuite des mesures sur le terrain.

Protocole de mesures de l'ANFR : une v4 en préparation

La v1 a été mise en ligne le 28 juin 2001, la v2 deux ans plus tard, suivie de la v2.1 en mai 2004 avec la prise en compte des services UMTS et DECT. La v3 est arrivée en 2011 avec l'intégration de la norme NF EN 50492 du CENELEC qui régit la mesure d'exposition. Enfin, la dernière mouture en date est la v3.1 (juillet 2015). Elle introduit plusieurs changements : recherche du point d’exposition maximale, principe d’extrapolation pour la téléphonie mobile 4G, etc.

Désormais, une v4 est en approche afin de prendre en compte les nouveaux objets connectés et notamment les compteurs communicants. Pour rappel, l'ANFR n'a pas attendu pour s'intéresser à Linky qui a fait l'objet d'une étude en mai dernier et d'une seconde en septembre. Le résultat était sans appel pour l'Agence : les niveaux d'émissions des ondes sont très faibles.

S'intéresser aux bandes de fréquences de 9 kHz à 100 kHz

Dans la version 3.1 du protocole, il est indiqué que « les champs basses fréquences de 0 Hz à 100 kHz ne sont pas traités ». Néanmoins, « les principes du protocole peuvent être appliqués à partir de 9 kHz avec une antenne appropriée », mais uniquement pour une évaluation « informative ». La v4 met en place un nouveau chapitre qui « décrit la mise en œuvre de cette extension » aux fréquences comprises entre 9 kHz et 100 kHz.

L'ANFR explique que la même approche a été utilisée que pour la bande de 100 kHz à 6 GHz. Elle comprend les points suivants : analyse de site, choix des points de mesures, processus de mesure et incertitudes de mesure.

Champ électrique et magnétique cette fois-ci

L'ANFR précise que, étant donné les longueurs d'onde importantes (entre 33 km pour 9 kHz et 3 km pour 100 kHz), les champs électriques en V/m (volt par mètre) sont mesurés en plus de ceux magnétiques en A/m (ampère par mètre) ou en micro tesla (µT) sachant que 1 a/m équivaut à 1,25 µT.

Les relevés doivent indiquer les valeurs instantanées maximales. À titre informatif, les moyennes sur 6 minutes sont également précisées. Bien évidemment, les testeurs devront également indiquer les incertitudes de mesures liées aux appareils. Pour rappel, les niveaux de références maximums pour les fréquences comprises entre 9 kHz et 100 kHz sont de 87 V/m pour le champ électrique et de 6,25 1 µT pour le champ magnétique.

Une consultation publique jusqu'au 16 juin

Il ne s'agit pour le moment que d'un projet qui est soumis à consultation publique jusqu'au 16 juin 2017, permettant ainsi à tout un chacun de donner son avis. Avant l'entrée en vigueur du protocole, un bilan sera publié par l'ANFR. Le calendrier de la mise en place de la v4 n'est pas encore précisé.

Quels sont les risques pour la santé ?

Sur son site, l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) rappelle que « les champs électromagnétiques peuvent avoir des conséquences sur la santé ». Par exemple, « les champs électriques statiques peuvent provoquer des réactions cutanées ». L'INRS ajoute que le seuil de perception est à 10 kV/m, contre 25 kv/m pour des sensations désagréables.

Du côté des champs magnétiques statiques, l'institut annonce des « effets sensoriels (nausées, vertiges, goût métallique) au-delà de 2 T ». Dans les deux cas, nous sommes donc très loin des seuils imposés par la réglementation.

ANFR

Sur demande, l'ANFR effectue des contrôles 

Sachez enfin que, depuis le 1er janvier 2014, « toute personne physique ou morale peut demander à faire mesurer l’exposition aux ondes électromagnétiques aussi bien dans les locaux d’habitation que dans des lieux accessibles au public (parcs, commerces...). Cette démarche est gratuite ».

Pour cela, il faut remplir le formulaire Cerfa n°15003*01. Seule contrainte, il « doit être impérativement signé par un organisme habilité (collectivités territoriales, associations agréées de protection de l'environnement, fédérations d'associations familiales...) ». L'ANFR dépêche ensuite un laboratoire accrédité sur place qui sera en charge d'effectuer les mesures. Il est rémunéré par l'agence, via « un fonds public alimenté par une taxe payée par les opérateurs de téléphonie mobile ».

70 commentaires
Avatar de tmtisfree Abonné
Avatar de tmtisfreetmtisfree- 16/05/17 à 11:37:37

Comme il n'a jamais été démontré le moindre effet (délétère ou bénéfique) de ces ondes aussi bien in vivo qu'in vitro, tout cela ressemble fort à occuper une commission Théodule inutile de plus à nos frais. Les escroqueries scientifiques sont à la mode chez la parasitocratie.

Avatar de Jungledede Abonné
Avatar de JunglededeJungledede- 16/05/17 à 11:47:03

tmtisfree a écrit :

Comme il n'a jamais été démontré le moindre effet (délétère ou bénéfique) de ces ondes aussi bien in vivo qu'in vitro, tout cela ressemble fort à occuper une commission Théodule inutile de plus à nos frais. Les escroqueries scientifiques sont à la mode chez la parasitocratie.

possible/peut-etre/surement, moi le premier je suis un très gros septique pour les effets des ondes.

Mais avoir la carte des mesures de mon environnement m'intéresse. Au moins si un jours on a un résultat clair sur le oui ou non des effets des ondes on saura dans quelle proportion on est touché.
En plus ça permet de mieux connaître son environnement, de connaître quels types d'émissions sont proche de nos lieux de vie... Fin ça fait pas mal d'avoir des mesures de CEM, ça sera toujours utile à quelqu'un.

Et au moins si ça peut faire taire un ou deux robin des toits :troll:

Avatar de Obidoub Abonné
Avatar de ObidoubObidoub- 16/05/17 à 11:49:11

Ça l'est tant que ça reste dans les normes, or avec la diarrhée d’objets connectés qui débarquent chez nous, c'est très bien de commencer à se pencher dessus.

Avatar de tmtisfree Abonné
Avatar de tmtisfreetmtisfree- 16/05/17 à 12:04:00

Jungledede a écrit :

Et au moins si ça peut faire taire un ou deux robin des toits :troll:

Si au moins cela était possible, ce serait presque acceptable. Mais on sait bien que ces ignares idéologues ne sont concernés par la Science que quand elle va dans leur sens. Une absence de résultat, après des décennies d'études, d'observations et de mesures le tout supporté par la théorie, ne représente rien pour eux : ils te diront simplement qu'on n'a pas assez cherché. Ad vitam aeternam.

Avatar de DavidoffSensei INpactien
Avatar de DavidoffSenseiDavidoffSensei- 16/05/17 à 12:09:15

Parasitocratie rien que ça, le mot est rigolo mais le propos est lapidaire. Encore si l'état avait créé cette agence ex-nihilo on pourrait légitimement se poser des questions mais bon là franchement j'ai plutôt l'impression que ça a été fait en partie pour répondre à une certaine pression de l'opinion publique, s'inquiétant à tort ou à raison des conséquences possibles du bouillon d'ondes qui nous entoure. 
Je suis sans doute un grand naïf mais moi je trouve ça plutôt pas mal qu'on ait une agence scientifique pour étudier ça et agir à son niveau.
Moi ce qui me gêne plus c'est le ratio coût public/utilité de machins comme l'Hadopi qui pour le coup est une bonne incitation au cynisme désabusé, mais bon on n'est plus tout à fait dans le domaine scientifique là.

Avatar de Patch INpactien
Avatar de PatchPatch- 16/05/17 à 12:11:48

Obidoub a écrit :

Ça l'est tant que ça reste dans les normes, or avec la diarrhée d’objets connectés qui débarquent chez nous, c'est très bien de commencer à se pencher dessus.

Vu la pléthore d'ondes que nous balance le soleil dans la gueule, on a déjà une grosse idée de ce qu'elles font sur la vie, en fonction de leur puissance... Et celle émise par les objets connectés reste infime.

Avatar de jeje07bis Abonné
Avatar de jeje07bisjeje07bis- 16/05/17 à 12:16:25

tmtisfree a écrit :

Comme il n'a jamais été démontré le moindre effet (délétère ou bénéfique) de ces ondes aussi bien in vivo qu'in vitro, tout cela ressemble fort à occuper une commission Théodule inutile de plus à nos frais. Les escroqueries scientifiques sont à la mode chez la parasitocratie.

ton raisonnement est la parfaite démonstration que l'homme agit d'abord et réfléchit trop tard aux conséquences possibles.
quand bien même les conséquences des ondes sur le corps humain ne sont pas encore connues, ne te sens pas obligé de juger que toute étude / commission sur le sujet est forcément inutile et qu'il n'y a aucun risque

L'histoire est remplie d'exemples de la sous estimation de l'homme des risques possibles de certains produits : les pesticides, la cigarette, l'amiante, le nucléaire.... tout cela a été largement sous estimé question risques, pire : dans les années 50 on croyait même que la cigarette avaient des vertus thérapeutiques!!!

Dans le doute, on s'abstient de tout jugement, c'est plus raisonnable.

Édité par jeje07bis le 16/05/2017 à 12:17
Avatar de tazvld Abonné
Avatar de tazvldtazvld- 16/05/17 à 12:24:06

Il y a 2 facteurs : l'intensité et la fréquence.
Certaine fréquences sont plus nocive que d'autre. Mais faut-il encore atteindre des intensités qui ont un réel effet.
Entre une télécommande de jouet téléguidé et un micro-onde, on est sur les même longueurs d'ondes (2.4Ghz, comme le wifi), mais pas du tout sur les même intensité.

Avatar de Wythel INpactien
Avatar de WythelWythel- 16/05/17 à 12:24:06

jeje07bis a écrit :

ton raisonnement est la parfaite démonstration que l'homme agit d'abord et réfléchit trop tard aux conséquences possibles.
quand bien même les conséquences des ondes sur le corps humain ne sont pas encore connues, ne te sens pas obligé de juger que toute étude / commission sur le sujet est forcément inutile et qu'il n'y a aucun risque

L'histoire est remplie d'exemples de la sous estimation de l'homme des risques possibles de certains produits : les pesticides, la cigarette, l'amiante, le nucléaire.... tout cela a été largement sous estimé question risques, pire : dans les années 50 on croyait même que la cigarette avaient des vertus thérapeutiques!!! Dans le doute, on s'abstient de tout jugement, c'est plus raisonnable.

Y a bien des gens qui croient à l'homéopathie...

Avatar de Patch INpactien
Avatar de PatchPatch- 16/05/17 à 12:27:02

tazvld a écrit :

Il y a 2 facteurs : l'intensité et la fréquence.
Certaine fréquences sont plus nocive que d'autre. Mais faut-il encore atteindre des intensités qui ont un réel effet.
Entre une télécommande de jouet téléguidé et un micro-onde, on est sur les même longueurs d'ondes (2.4Ghz, comme le wifi), mais pas du tout sur les même intensité.

C'est la fréquence exacte qui joue. Suffit d'un décallage de qques Hz pour que l'effet soit différent voire nul.

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