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« Fake news » : Facebook lance un nouvel outil et songerait à rétribuer des médias

Digital labor contre fake news
Internet 4 min
« Fake news » : Facebook lance un nouvel outil et songerait à rétribuer des médias
Crédits : monkeybusinessimages/iStock

Pour quelques jours, Facebook place un panneau en début de fil d'actualités destiné à apprendre à ses membres à repérer les contenus trompeurs. Depuis quelques semaines, elle s'est associée à des médias (notamment français) pour vérifier certains articles, et se dirait désormais prête à rémunérer les éditeurs de presse s'ils le souhaitent.

La lutte pour la vérité est le dernier grand combat de Facebook. Le réseau social annonce la disponibilité d'un guide à destination de ses membres, directement depuis le fil d'actualité pendant trois jours. Il est proposé dans 14 pays, semble-t-il pas en France pour le moment (même s'il est prévu en français). Il s'agit d'une collaboration avec l'organisation First Draft (dont Facebook est membre), donnant quelques indications pour repérer les fausses actualités.

« Les fausses nouvelles vont à l'encontre de notre mission d'amener les gens vers des contenus pertinents pour eux » rappelle l'entreprise, qui a multiplié rapidement les mesures contre les fake news, après une très forte pression publique en novembre, suite à l'élection de Donald Trump aux États-Unis. Il y a quelques jours, la société a cofondé la News Integrity Initiative, avec d'autres organisations comme Mozilla, avec 14 millions de dollars destinés à l'éducation aux médias aux États-Unis.

Il s'agit d'un énième appel du pied aux médias, qui veulent aussi leur part du gâteau. À l'extension de l'outil de vérification de faits à la France, les médias hexagonaux ont signifié que la question de la rémunération viendrait tôt ou tard sur la table. Sans grande surprise, Facebook se dirait prêt à répondre à cette demande.

Lutte contre les fake news et drague des médias

Début février, Facebook a ainsi étendu son outil de vérification à la France, en lien avec huit médias. Il s'appuie à la fois sur des remontées d'internautes et des analyses automatisées. Une fois un contenu signalé, il est vérifié par une équipe de fact-checkers issue de médias partenaires. Si deux d'entre eux estiment le contenu trompeur, des avertissements apparaissent autour de la publication et au partage, le contenu étant placé plus bas dans les fils d'actualité.

C'était l'une des plus importantes étapes du Journalism Project, officialisé en janvier, qui vise à rassembler l'ensemble des initiatives du réseau social en faveur des médias et de la vérité.

Un revirement rapide, alors que l'entreprise niait initialement toute implication dans la diffusion de fausses nouvelles (fake news). Elle a revu ses algorithmes, par exemple en plaçant en tendances les actualités les plus traitées par les médias en ligne, et non simplement les plus cliquées. Des initiatives de mise en commun de médias, comme CrossCheck, sont aussi chapeautées par l'entreprise.

Dans son dernier billet, elle rappelle qu'elle tente aussi de défaire les incitations financières à la diffusion de fausses nouvelles. La plateforme est accusée d'encourager la production de ces contenus via sa régie publicitaire. En novembre, Facebook et Google avaient d'ailleurs annoncé renforcer leur politique publicitaire, en excluant explicitement les contenus trompeurs de leurs régies... Google affichant d'ailleurs des résultats importants au bout de deux mois.

Tout travail mérite salaire

En parallèle, Facebook se serait bien dit prêt à rémunérer les éditeurs de presse qui contribuent au système de vérification, selon le Financial Times. Les revenus concerneraient les médias partenaires aux États-Unis, en France, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.

« Cela pourrait dépendre de chaque organisation, mais nous voulons prendre nos responsabilités et si cela signifie un arrangement financier, nous y sommes très ouverts » affirme Adam Mosseri, vice-président de Facebook en charge du fil d'actualités, cité par le FT.

La question n'est pas nouvelle. À l'annonce de leur collaboration avec Facebook, les médias partenaires ont été très clairs. Si le programme de vérification de faits venait à perdurer, au-delà de cette expérimentation, la question de la rémunération viendrait tôt ou tard sur la table. Rappelons que sont, pour le moment, enrôlés 20 Minutes, l’AFP, BFMTV, Franceinfo, France Médias Monde (France24, RFI...), L’Express, Le Monde et Libération.

« Rendez l'argent ! »

Concrètement, ces médias deviennent des prestataires de Facebook, qui sera sûrement bien amené à les financer pour leur travail. Les éditeurs de presse cherchent depuis des années des biais pour reprendre une partie des recettes publicitaires « détournées » par les géants du Net. Que les médias agissent au nom de Facebook dans la lutte contre les fake news serait donc une nouvelle étape.

Rappelons que de nombreux projets de médias sont déjà subventionnés par les géants du Net, par exemple via les fonds Google (FINP en France puis DNI en Europe), entre autres destinés à apaiser les éditeurs de presse. Des outils comme Decodex du Monde sont, par exemple, en partie financés de cette manière.

48 commentaires
Avatar de kiliking INpactien
Avatar de kilikingkiliking- 07/04/17 à 08:56:49

Croyez la TV contrôlée par l'état et rien d'autres :D

Attention danger :cartonrouge:
 

Vive la concurrence internet :ouioui:

Édité par kiliking le 07/04/2017 à 08:58
Avatar de bloossom Abonné
Avatar de bloossombloossom- 07/04/17 à 09:04:54

Quelle émotion devant tant d'altruisme!

Les médisants pourraient avancer que le léviathan avide de notre vie privée essaie de s'acheter une auréole en s'occupant des pauvres éditeurs de presse bousculés par la révolution numérique, qui plus est à une heure où de plus en plus de recherches remettent en question l'impact de ces "fake news". Nul doute que le blocage des revenus publicitaires de ces news permettra d'indemniser les efforts de la presse.

Que ça soit pour mon bien ou non, ça me dérange toujours autant que ces entités souhaitent décider à ma place.

Plus sérieusement, le fait qu'il y ait des informations fausses ou partielles qui se baladent dans la nature ne date pas de  l'ère des réseaux sociaux, et il est bon d'inciter les gens à avoir un regard critique sur les contenus auxquels ils sont exposés, mais la manière d'agir de FB pose de nombreuses questions concernant leur éthique mais aussi l'éthique de ce qu'ils proposent.

Avatar de OlivierJ Abonné
Avatar de OlivierJOlivierJ- 07/04/17 à 09:11:54

Guénaël Pépin a écrit :

fausses nouvelles (fake news).

Pour être précis, la traduction idéale n'est pas "fausse nouvelle", mais plutôt "nouvelle falsifiée".
En gros, généralement "false" = "faux" et "fake" = "falsifié", là où en français le terme de "faux" regroupe les 2 sens (on parle de "fausse carte d'identité" / "carte d'identitié falsifiée" là où en anglais on dit "fake ID").

Un de ces jours je vais aller faire une vague de signalement chez un de mes amis contact FB, complotiste tendance Soral et compagnie, qui publie des inepties invraisemblables. Là on dépasse les "fake news" usuelles je pense, je vous en donne une qui m'avait bien sidéré il y a environ 1 an quand Cazeneuve était ministre de l'Intérieur, tellement c'était débile :
"La censure sur FB c'est simple, le président de FB France est un préfet qui prend ses ordre directement de Cazeneuve" :mad2: :reflechis: :eeek2:
J'ai eu beau lui indiquer que : 1) le type en question n'est plus préfet depuis 2007 et est passé dans le privé (groupe TF1)
2) un préfet effectue une mission à plein temps pour l’État et ne risque pas de bosser dans le privé
3) ce nouveau président de FB France est un ancien "Sarko boy", donc il n'a aucune affinité avec Cazeneuve
4) la censure sur FB vient des signalements (pour propos racistes ou incitation à la haine ou d'autres aspects légaux, ou nudité/violence) et le président de FB a bien d'autres choses à foutre
5) Cazeneuve avait aussi autre chose à foutre
Mais non, il m'a sorti que j'étais un ignorant, avec le fameux "renseigne-toi, il est préfet hors cadre !!" ce qui l'enfonce encore plus dans l'absurdité, j'ai dû lui expliquer ce que c'était. Ces milieux-là (complosphère et fachosphère s'imaginent victime de la censure quand certains de leurs articles très limites légalement se font sabrer, le fameux "on ne peut plus rien dire").

Avec un ami qui est touché comme ça, vous comprenez que je sois assez allergique à toute mentalité complotiste. Je n'arrive pas à le faire revenir à un minimum de raison, c'est un peu terrifiant.

Avatar de OlivierJ Abonné
Avatar de OlivierJOlivierJ- 07/04/17 à 09:15:06

bloossom a écrit :

Plus sérieusement, le fait qu'il y ait des informations fausses ou partielles qui se baladent dans la nature ne date pas de  l'ère des réseaux sociaux.

Oui mais l'effet est bien pire, car avant ça restait cantonné au café du coin où à des groupes de potes isolés. Maintenant t'as plus ou moins 20 % des gens (ou des jeunes) qui ne croient pas qu'il y a eu des attentats en 2015 en France :eeek2: .

Comme l'a dit Umberto Eco, connaisseur du phénomène :
« Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d’imbéciles qui, avant, ne parlaient qu’au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite alors qu’aujourd’hui ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel. C’est l’invasion des imbéciles »

Avatar de Bamaury INpactien
Avatar de BamauryBamaury- 07/04/17 à 09:44:27

En voilà un truc qui fait bien flipper :mad2:
Comme on dit "l'enfer est pavé de bonnes intentions", et ça en fait parti pour moi... 

 

OlivierJ a écrit :

Oui mais l'effet est bien pire, car avant ça restait cantonné au café du coin où à des groupes de potes isolés. Maintenant t'as plus ou moins 20 % des gens (ou des jeunes) qui ne croient pas qu'il y a eu des attentats en 2015 en France :eeek2: .

Si tu as un lien pour des études de ce genre je suis preneur :merci:

Avatar de bloossom Abonné
Avatar de bloossombloossom- 07/04/17 à 09:56:05

Tiens je me rappelle de ce sur quoi on n'était pas d'accord :smack:
 
Mais l'effet n'est pas nécessairement "pire".

Si on prend l'exemple des élections présidentielles américaines de 2016, le moment où le mot "fake news" est devenu à la mode et relayé par tous les éditeurs de presse jusqu'à un point où il fallait presque remettre en question le résultat du scrutin, de nombreuses études ont essayé de quantifier leur impact, et le résultat est que leur influence est négligeable.

Au fonds, la désinformation du café du commerce a plus d'impact sur un petit cercle que celle de FB, malgré un grand cercle. La réponse adaptée reste la même: tout faire pour que les gens développent leur esprit critique et cherchent la contradiction. Tout le reste n'est que brassage de vent, voir pire lorsque l'entité à la base de la démarche n'est pas uniquement altruiste.

En plus, les candidats (ou autres il n'y a pas que les politiques) n'ont pas attendu les réseaux sociaux pour transmettre massivement des informations tronquées voir fausses (notamment via la TV qui, par son format rend très difficile le contrôle de ces sources (sur internet c'est 3 clics))dans le but d'obtenir la bénédiction des votants. Au fonds, rien de neuf au pays des imbéciles.

Avatar de espritordu Abonné
Avatar de espritorduespritordu- 07/04/17 à 10:07:39

OlivierJ a écrit :

Pour être précis, la traduction idéale n'est pas "fausse nouvelle", mais plutôt "nouvelle falsifiée". 

Dans ce cas les éditeurs de presse devraient peut-être commencer par s'attaquer aux "false news" émanant de ses propres rédactions pour restaurer la confiance de ses ex-lecteurs plutôt que d'écoper la mer des "fake news" avec les p'tites cuillères que Facebook daigne leur lâcher pour entretenir ses faux-semblants éthiques.

Avatar de psn00ps Abonné
Avatar de psn00pspsn00ps- 07/04/17 à 10:48:35

Tu me crois maintenant quand je dis que c'est un gendarme autoproclamé ?

le podoclaste a écrit :

Gendarme autoproclamé du net, rien que ça.

Facebook veut policer Facebook, Facebook n'est que le "gendarme autoproclamé" de Facebook, et je mets des guillemets, parce que établir un règlement sur son propre site et le faire appliquer dans ses limites, c'est un peu normal et loin de l'idée de vigilance arbitraire derrière l'idée de "gendarme autoproclamé".

Plus que jamais, je leur dis:
Va te faire F...acebook :mdr:

Avatar de tmtisfree Abonné
Avatar de tmtisfreetmtisfree- 07/04/17 à 11:37:11

OlivierJ a écrit :

Comme l'a dit Umberto Eco, connaisseur du phénomène :
« Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d’imbéciles qui, avant, ne parlaient qu’au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite alors qu’aujourd’hui ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel. C’est l’invasion des imbéciles »

Où sont les études qui montrent que ce sont ces « imbéciles »-là qui fabriquent les infos bidons ? Ces news truquées sont fabriquées et disséminées essentiellement par des entités intermédiaires entre la société civile et les professionnels de l'information conventionnelle. Ce sont de véritables organisations, des « pro » de l'intox et leur réseau très bien financé, qui sont payés pour ce faire (très clair aux USA) et qui cherchent par ce biais et le buzz qui ne manque pas d'arriver, puisque repris benoîtement par ceux qui devraient plutôt faire leur travail correctement, pour accroître leur sphère d'influence idéologique (gauchiste, escrologistes, pseudo-démocrates illibéraux etc.). Les #fakers ne sont pas ceux qu'on croit, à moins de vouloir soi-même propager leurs absurdités.

Avatar de OlivierJ Abonné
Avatar de OlivierJOlivierJ- 07/04/17 à 13:03:29

Bamaury a écrit :

En voilà un truc qui fait bien flipper :mad2:
Comme on dit "l'enfer est pavé de bonnes intentions", et ça en fait parti pour moi...

Je ne vois vraiment pas en quoi ça fait flipper. Moi ce qui me fait flipper c'est comment les thèses conspirationnistes pullulent en ligne, ainsi que les écrits qui sont à la frontière.

Bamaury a écrit :

Si tu as un lien pour des études de ce genre je suis preneur :merci:

Ici il est cité même la proportion de 1 jeune sur 4, d'après un sondage CSA :http://www.atlantico.fr/decryptage/theories-complot-chez-jeunes-pourquoi-faudra-...
Et ailleurs en googlant on trouve 1 jeune sur 5, peut-être que ça s'est amélioré depuis ; ça donne en tous cas une idée, on n'est pas dans les 5 à 10 %

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