Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil

Options d'affichage

Abonné

Actualités

Abonné

Des thèmes sont disponibles :

Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !

Au Royaume-Uni, le géant BT accepte de séparer ses activités réseau et FAI

Dites rebonjour à Openreach
Droit 3 min
Au Royaume-Uni, le géant BT accepte de séparer ses activités réseau et FAI
Crédits : gilaxia/iStock

La scie est de sortie : l'Ofcom annonce que BT transforme son activité réseau en entreprise à part entière. Elle restera une filiale du groupe, avec un budget et un organigramme propres. De quoi donner un coup de pouce à la concurrence du marché britannique, que l'opérateur historique entravait, selon le régulateur.

Le marché des télécoms britanniques connaît un nouveau séisme. Dans un communiqué, le régulateur national, l'Ofcom, annonce que l'opérateur historique BT accepte une séparation légale de son activité réseau, Openreach. La nouvelle est importante, Openreach ayant la main sur une infrastructure essentielle à l'ensemble des opérateurs outre-Manche.

Un an pour accepter une proposition de l'Ofcom

Cet accord suit une proposition, en février 2016, que nous avions évoquée comme un électrochoc pour la concurrence. L'Ofcom affirmait sans détour qu'Openreach était beaucoup trop dépendant de BT, notamment au niveau de sa direction. Un constat qu'a dû accepter l'opérateur historique, en prenant lui-même les mesures réclamées par l'institution.

 « BT a accepté tous les changements pour apaiser les craintes concurrentielles de l'Ofcom. Il en résulte que l'Ofcom n'a plus besoin de les imposer » se félicite le régulateur anglais. « Cela fait suite à nos inquiétudes concernant le contrôle des décisions d'Openreach par BT, alors que les autres groupes télécoms n'étaient pas suffisamment consultés sur les investissements qui les affectaient » justifie encore le gendarme des télécoms.

Une filiale à la direction « indépendante »

Openreach deviendra donc une entreprise à part entière, filiale de BT Group. Elle disposera de son propre organigramme et d'une stratégie différente de celle de l'opérateur historique. Elle sera pilotée par son propre conseil d'administration, que BT a commencé à mettre en place il y a quelques semaines. Elle disposera surtout d'un budget souverain. Il s'agit de l'une des critiques principales du régulateur : BT tient jusqu'ici les cordons de la bourse d'Openreach, qui gère la principale infrastructure télécom du pays.

Le gestionnaire deviendra propriétaire du réseau lui-même, y compris du génie civil. Les 32 000 employés qu'il emploie passeront sous sa bannière, en conservant les avantages dont ils disposaient précédemment.

Les investissements importants devront être débattus avec les concurrents de BT, avec des règles de confidentialité strictes. Le directeur général sera nommé de manière « indépendante », BT pourra poser son veto, mais sous contrôle du gendarme des télécoms. Enfin, BT disparaitra de la communication officielle d'Openreach.

La séparation prévue dès cette année

Les travaux doivent commencer cette année, après des années de négociations ardues. Les modalités exactes de cette transition et du contrôle par l'Ofcom doivent arriver dans les prochaines semaines. L'une des principales attentes du régulateur concerne la modernisation du réseau, un chantier prioritaire.

En France, la séparation fonctionnelle d'Orange est un serpent de mer, réclamée depuis des années par certains acteurs peu satisfaits de la régulation actuelle. Cette piste, l'Arcep ne semble clairement pas l'envisager. Dans sa dernière analyse de marché, en cours de consultation publique, elle pointe vers des remèdes spécifiques pour l'accès au génie civil et aux autres infrastructures d'Orange, rejetant implicitement une coupure nette du fournisseur d'accès et de l'opérateur.

Orange doit tout de même simuler la séparation des comptes, pour que le gendarme puisse vérifier que les concurrents du FAI disposent bien des mêmes conditions d'accès au réseau (voir notre analyse).

27 commentaires
Avatar de vince120 Abonné
Avatar de vince120vince120- 10/03/17 à 13:46:10

Et british telecom, ils se sont pas dit qu'il serait intéressant de regarder ce que ça a donné/changé/amélioré/empiré chez ses voisins qui sont déjà passé à l'acte ?

Avatar de fred42 INpactien
Avatar de fred42fred42- 10/03/17 à 13:55:06

Ils n'on surtout pas trop eu le choix, sinon, c'était le régulateur qui décidait, si j'ai bien compris l'article.

Avatar de anonyme_d5bf0b9f87fd15affa58563db3b0ac5d INpactien

Bravo aux Britanniques de faire comme SNCF Réseau et comme Enedis dans le secteur des télécom. Ce n'est pas l'ARCEP qui menacerait de jouer son rôle de "gendarme" des télécom en réclamant de la transparence et de la réactivité à Orange.

Avatar de DCmalcolm Abonné
Avatar de DCmalcolmDCmalcolm- 10/03/17 à 14:14:15

Je te trouve un peu rude là.
Pour le coup les anglais sont plutôt à la traîne.

Avatar de fred42 INpactien
Avatar de fred42fred42- 10/03/17 à 14:27:51

Ah bon, le réseau d'Orange est géré par une société indépendante ? Dans ce cas, pense à nous donner des précisions, L'auteur de l'article n'a pas l'air plus au courant que moi.

Avatar de DUNplus Abonné
Avatar de DUNplusDUNplus- 10/03/17 à 14:28:46

DCmalcolm a écrit :

Je te trouve un peu rude là.
Pour le coup les anglais sont plutôt à la traîne.

En même temps, autant que l'ARCEP force Orange a séparer ses activités réseau et FAI.
Vu qu'il leur demande de louer leur réseau aux autres.

Avatar de Mimoza Abonné
Avatar de MimozaMimoza- 10/03/17 à 14:45:29

Oui a quand la même chose avec Orange, mais c'est vrai que maintenant avec le réseau fibre c'est moins voyant.

Avatar de anonyme_d5bf0b9f87fd15affa58563db3b0ac5d INpactien

La seule action courageuse que je reconnais à l'ARCEP, c'est la création d'une 4e licence mobile. Le dégroupage de l'ADSL s'est plutôt bien passé mais il a laissé l'occasion à Orange de trainer la patte trop longtemps. Quant à la fibre optique, il a fallu que Numericable et Sfr fusionnent pour que Orange investisse massivement, sans pour autant laisser d'autres offres se développer aussi.

À un moment, il faut savoir si on veut une concurrence par les infrastructures ou si on veut un réseau de distribution qui appartiendrait à un trust.

Avatar de anonyme_751eb151a3e6ce065481d43bf0d18298 INpactien

Je vois pas l'intérêt de scinder Orange en deux si c'est pour que le réseau reste une entreprise privée.

Que le réseau devienne infrastructure publique gérée par une structure indépendante à but non lucratif serait une bien meilleur chose.

Avatar de Plastivore Abonné
Avatar de PlastivorePlastivore- 10/03/17 à 15:36:10

Bonjour M. Openreach, ça fait 1 an que vous dites que j'aurais la "fibre" dans maximum 9 mois, alors tu tires ou tu pointes ? (bon OK, je chipote, je suis quand même bien loti vu que mon immeuble est câblé avec la super fibre kikoulol de chez Virgin (qui met des fois plusieurs heures pour se synchroniser, mais passons)).

En tous cas, c'est bien ce qui s'est passé. Je croyais qu'Openreach avait déjà plus d'indépendance que ça au sein du Groupe BT, mais il faut croire que non...

Ah oui, et l'habituel Anglais != Britannique (d'ailleurs, c'est BT, pas ET...). Et pour les mecs qui dissent que je chipote, j'ai envie de dire : allez dire à un Marseillais qu'il est Francilien, ça va faire tout drôle (en plus d'être aberrant). Gros bisous d'Edimbourg !

Édité par Jonath le 10/03/2017 à 15:36
Il n'est plus possible de commenter cette actualité.
Page 1 / 3
  • Introduction
  • Un an pour accepter une proposition de l'Ofcom
  • Une filiale à la direction « indépendante »
  • La séparation prévue dès cette année
S'abonner à partir de 3,75 €