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Facebook et Google fédèrent des médias français contre les articles « bidon »

Union entre tech et médias
Internet 4 min
Facebook et Google fédèrent des médias français contre les articles « bidon »
Crédits : monkeybusinessimages/iStock

Les groupes numériques s'affichent en défenseurs de l'information. Via CrossCheck et la vérification des contenus partagés, Facebook et Google veulent mettre en commun les ressources des médias en apposant leurs noms sur les opérations. Un impératif pour les entreprises de presse, dont certains songent à leur éventuelle rémunération.

L'élection présidentielle française approche, les médias sont sur le pied de guerre, Facebook et Google aussi. Quelques jours après le lancement du Decodex du Monde, les deux groupes s'associent officiellement avec des médias pour détecter rapidement les fausses nouvelles, chacun à sa manière.

CrossCheck pour mettre en commun la vérification

La première initiative s'appelle CrossCheck, portée par Facebook, First Draft et le Google News Lab. Elle fait intervenir 17 médias et écoles, principalement français. Parmi eux s'affichent l'Agence France-Presse (AFP), Buzzfeed, France Télévisions, Les Décodeurs du Monde, Libération ou encore Streetpress. Les médias et étudiants intéressés peuvent contacter le groupe par mail.

Concrètement, il s'agit de mettre en commun des informations pour remonter rapidement les contenus trompeurs. Chaque média pourra ensuite exploiter cette vérification commune dans ses propres contenus ou publications sur les réseaux sociaux. Les internautes pourront aussi signaler des articles jugés douteux.

En signe de soutien, Facebook affirme que son outil de marketing social CrowdTangle sera proposé aux médias participants... Une mesure de façade, le service étant déjà déclaré gratuit pour les médias dans le cadre du Journalism Project, annoncé le mois dernier. De plus, le réseau social « soutiendra en outre la promotion des articles et des ressources de CrossCheck sur sa plateforme pour les publics concernés ».

La cible est claire : la désinformation qui aurait cours lors des élections. L'initiative marche dans les pas d'Electionland, appuyée par la société Bellingcat, qui « cartographiera les schémas et les comportements au sein de l’écosystème de désinformation dans le cadre d’un projet de recherche plus large ayant trait aux élections en Europe ». CrossCheck sera officiellement lancé le 27 février.

Facebook étend son outil de fact-checking à la France

Avec la seconde opération, il s'agit pour Facebook de trier le vrai du faux dans les flux d'actualité des internautes. Ce partenariat avec huit médias français est la transposition d'une opération lancée ces dernières semaines aux États-Unis et en Allemagne, qui accueille ses prochaines élections en fin d'année. 

Dans l'Hexagone, les partenaires se nomment 20 Minutes, l’AFP, BFMTV, Franceinfo, France Médias Monde (France24, RFI...), L’Express, Le Monde et Libération. Le choix des médias est à la discrétion de l'entreprise. Notons tout de même l'absence de pure players, la sélection semblant plus prudente que celle de CrossCheck.

Le principe : sur signalement de Facebook ou des internautes, les médias sélectionnés vérifient les articles, pour indiquer s'ils sont dignes de confiance ou non. Comme l'explique Le Monde, un article sera marqué comme « disputé » à partir du moment où deux médias l'estiment faux. Si un contenu est marqué comme trompeur, un cadre spécial est affiché autour de sa publication sur Facebook, un avertissement apparaît au moment de le partager et il est classé plus bas dans le fil d'actualité des membres. Le partage n'est donc pas empêché, mais tout de même entravé.

Montrer patte blanche face aux médias

La mesure suit l'élection de Donald Trump en novembre dernier. Pour de nombreux médias outre-Atlantique, la recrudescence de contenus trompeurs aurait joué un rôle important dans les votes. Facebook est jugé particulièrement coupable, à cause de son modèle publicitaire favorisant les contenus « à clic ». Cela même si, comme nous l'analysions, de nombreux facteurs sociaux sont entrés en jeu dans la dynamique des débats en ligne en fin d'année dernière.

Dès novembre, Facebook et Google ont promis de chasser les contenus trompeurs de leurs régies publicitaires ; Google affichant d'ailleurs de premiers résultats importants. Le réseau social a ensuite lancé son partenariat avec des médias répondant à la charte de l'institut Poynter pour vérifier les publications, puis a lancé son Journalism Project.

Il s'agit d'une large opération de communication, concentrée sur le soutien logistique, la formation des médias et l'éducation des internautes. C'est une manière de montrer patte blanche dans une période où le filtre des actualités par les services en ligne est une question de plus en plus sensible. Comme le rapporte Le Monde, Facebook compte poursuivre le déploiement de cette opération dans d'autres pays, encore non-communiqués.

En attendant, il s'agit d'une expérimentation pour les médias français, qui songent déjà à leur rémunération si elle devait perdurer. Ils estiment d'ailleurs que la possibilité d'influer sur les algorithmes de Facebook dépasse le fait de s'associer à une opération de relations publiques. « Pour la première fois, il serait possible d’agir sur un algorithme quand un contenu pose un problème éditorial » estime Jérôme Fenoglio, directeur du Monde, qui s'affiche pragmatique.

146 commentaires
Avatar de vince120 Abonné
Avatar de vince120vince120- 06/02/17 à 09:47:50

"Ce journaliste est détesté par les moteurs de référencement, découvrez pourquoi !"

"Les 10 meilleures façons de faire du journalisme, vous n'auriez jamais deviné la sixième !"

C'est un peu hypocrite... les pros du putaclick qui se dressent en héraut de la qualité journalistique...

Assez pathétique en fait...

Avatar de jackjack2 Abonné
Avatar de jackjack2jackjack2- 06/02/17 à 09:49:16

Dans l'Hexagone, les partenaires se nomment 20 Minutes, l’AFP, BFMTV, Franceinfo, France Médias Monde (France24, RFI...), L’Express, Le Monde et Libération. 

Ah ok :fumer:

Avatar de lomic2 INpactien
Avatar de lomic2lomic2- 06/02/17 à 09:50:34

Comme le soi-disant article de "Mediapart" recopié sur le site fillon2017.fr sans citer la source pour pas que les gens se rendent comptent que c'est juste un article tiré d'un blog du club Mediapart (où tout abonné peut créer son blog) et où Mediapart précise bien : "Ses contenus n'engagent pas la rédaction."

Y'aurait matière pour une petite news NXI ^_^ dans le genre manipulation et mauvaises pratiques numériques.

Avatar de NeedSumSleep INpactien
Avatar de NeedSumSleepNeedSumSleep- 06/02/17 à 09:53:45

Une info validé par des journaux appartenant tous à des milliardaires....avec des sociétés GAFA milliardaires...mais oui je suis sur que le contenu vaudra le détour!!

Avatar de anonyme_d5bf0b9f87fd15affa58563db3b0ac5d INpactien

Le fact-checking en direct live :nimp:
Heureusement, pour s'informer il y a La Télé libre et Next INpact  (liste non-exhaustive) :cbon:

   :singe:

Avatar de macadoum INpactien
Avatar de macadoummacadoum- 06/02/17 à 10:00:07

Les pros de la désinformation ne sont-ils pas justement ces gros médias tous contrôlés par des banques ou des industriels ?

Avatar de anonyme_751eb151a3e6ce065481d43bf0d18298 INpactien

C'est vrai qu'il est important pour les lecteurs d'assimiler que les éditos de Barbier, les "experts" de BFM TV ou les articles de communication politique sont la seule vérité vraie acceptable et diffusable.

Avatar de tpeg5stan Abonné
Avatar de tpeg5stantpeg5stan- 06/02/17 à 10:02:25

Buzzfeed
J'ai arrêté de lire, je sais que le fact-checking ne s'appliquera pas à leurs articles putàclic, remballez la marchandise.:vomi1:

Avatar de tpeg5stan Abonné
Avatar de tpeg5stantpeg5stan- 06/02/17 à 10:04:04

macadoum a écrit :

Les pros de la désinformation ne sont-ils pas justement ces gros médias tous contrôlés par des banques ou des industriels ?

Une jolie image :&nbsphttps://www.monde-diplomatique.fr/IMG/png/ppa-1-3.png

Avatar de picatrix INpactien
Avatar de picatrixpicatrix- 06/02/17 à 10:06:51

pourquoi le nom de CrossCheck ? AternativeCheck eut été plus judicieux.:fumer:

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  • Introduction
  • CrossCheck pour mettre en commun la vérification
  • Facebook étend son outil de fact-checking à la France
  • Montrer patte blanche face aux médias
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