Mars : des études pointent des traces de boue, de l'eau liquide pendant des millions d'années

Quid de la vie sur Mars ? C'est LA question...
Tech 2 min
Mars : des études pointent des traces de boue, de l'eau liquide pendant des millions d'années
Crédits : Pitris/iStock

Mars, si loin et si proche de nous à la fois. L'analyse de la planète rouge est toujours aussi intensive et deux études ont été publiées récemment. La première sur la présence de boue, la seconde sur la présence d'eau pendant des millions d'années... ce qui augmente les chances de trouver des traces de vie.

Si Schiaparelli a loupé son atterrissage sur Mars en s'écrasant probablement à plus de 300 km/h, le rover Curiosity continue sa route depuis maintenant près de trois ans et demi sur la surface de la planète rouge. Le robot multiplie les analyses et les clichés qui sont étudiés de près par des hordes de scientifiques. 

Curiosity aurait trouvé des traces de boue sur Mars

Au cours des dernières semaines, le rover a pris des photos de « roches hachurées » avec des crêtes peu profondes. Nathan Stein, un des chercheurs de l'équipe Curiosity explique que cela vient « vraisemblablement de fissures de boue séchée »... et qui dit boue, dit eau.

Si cette interprétation est confirmée, ce serait alors « les premières fissures de boue - techniquement appelées fissures de dessiccation - confirmées par la mission Curiosity » explique la NASA. Les roches prises en photo auraient environ 3 milliards d'années.

Pour rappel, la présence d'eau sur Mars n'est pas un secret. C'est même un fait établi depuis longtemps. En septembre 2015, les scientifiques de la NASA affirmaient même que, « dans certaines circonstances, de l'eau liquide a été trouvée sur Mars » (voir cette actualité).

Curiosity Mars
Crédits : NASA/JPL-Caltech/MSSS

L'eau liquide aurait été présente pendant des millions d'années...

La présence d'eau sur Mars fascine de nombreuses personnes, dont Nicolas Mangold, chercheur au laboratoire de planétologie et géodynamique de Nantes. En novembre 2016, il a publié une étude dans le Journal of Geophysical Research et, plus récemment, il a répondu à quelques questions sur le sujet pour le CNES

Se basant sur les mesures et les photos prises par deux orbiteurs – Mars Express de l'ESA et Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) de la NASA – au nord du bassin d'Hellas, le scientifique explique que cette région était auparavant « composée de roches sédimentaires âgées d'environ 3,7 milliards d'années ». Elles sont présentes sur 500 m de hauteur et étendues sur des centaines de kilomètres, mais surtout elles contiendraient des minéraux argileux, ce qui implique la présence à un moment donné de lacs ou de rivières. 

... ce qui favorise la possibilité de voir apparaitre la vie

Or, « 500 m de sédiments argileux, cela implique qu'un climat favorable à l'eau liquide se soit maintenu durant des millions d'années » explique Nicolas Mangold. Et cela n'est pas anodin : dans ces conditions, la probabilité de voir apparaitre une forme de vie « devient de plus en plus forte » selon le scientifique.

Pour lui, le bassin d'Hellas serait donc un terrain de jeu très intéressant pour les prochaines missions... mais les conditions climatiques y sont très difficiles : - 110°C en hiver.

CNES

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