Le CESE voudrait une « étiquette énergétique » pour les messages publiés sur les réseaux sociaux

L’étiquette qui colle
Internet 2 min
Le CESE voudrait une « étiquette énergétique » pour les messages publiés sur les réseaux sociaux
Crédits : gerenme/iStock

Afin d’améliorer la responsabilité environnementale des réseaux sociaux, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) invite Facebook, Twitter et Instagram – pour ne citer qu’eux – à apposer une « étiquette énergétique » sur chaque message publié par leur intermédiaire.

Bien qu’immatérielles, les activités des internautes ont « une forte empreinte écologique », rappelle le CESE au travers d’un avis adopté le 10 janvier dernier. On le sait, chaque site est en principe hébergé sur un serveur, qui consomme de l’électricité, etc. La très sérieuse Agence de développement et de maîtrise de l’énergie (ADEME) avait ainsi calculé qu’envoyer quotidiennement 33 emails de 1 Mo à 2 destinataires émettait, au bout d’un an, autant de CO2 qu’un parcours de 1 000 km en voiture.

Si ce « coût environnemental » reste bien souvent « difficilement perceptible » (« voire invisible ») pour la plupart des gens, le Conseil considère qu’il est « essentiel de sensibiliser les internautes à l’impact environnemental de leurs activités numériques, notamment via les réseaux sociaux ». Comment ? En « encourageant des campagnes de sensibilisation sur le Web ».

Sensibiliser le public à l’impact environnemental de ses activités numériques

Le CESE invite plus concrètement les réseaux sociaux à instaurer une « étiquette énergétique des différents types de messages (texte, image, vidéo postés ou tweetés...) ». Si l’institution ne précise pas davantage la forme que prendrait ce dispositif, difficile de ne pas faire un parallèle avec les étiquettes nutritionnelles qui décortiquent les quantités de calories, de glucides, de protéines...

Sur la base des travaux de l’ADEME, on peut même se prendre à imaginer un premier indicateur, associé à la consommation d’énergie. Il serait exprimé en CO2, sachant que l’impact d’un message « augmente sensiblement avec le poids des pièces jointes, le nombre de destinataires et leur temps de stockage sur un serveur ». Ensuite, pour mieux refléter la consommation de matières premières nécessaires aux appareils électroniques utilisés, un second indicateur pourrait préciser un poids en « équivalent de fer » (de 7,5 g pour un email avec pièce jointe de 1 Mo par exemple).

Pour en revenir à l’avis du CESE, il propose également l’apposition, sur les pages d’accueil des réseaux sociaux, d’un « signe distinctif pour les plateformes qui se soumettent aux contraintes des EECS (European Energy Certificate System) permettant de tracer l’origine de l’électricité utilisée ». Certains géants du Net n'ont toutefois pas attendu les préconisations du Conseil pour « verdir » leur image, à l'instar de Facebook qui a lancé l'année dernière la construction d'un data center entièrement alimenté par des éoliennes.

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