Opera dévoile Neon, son navigateur-laboratoire

Une vraie ampoule de rechange
Logiciel 4 min
Opera dévoile Neon, son navigateur-laboratoire

C’est par surprise qu’Opera vient de lancer une version assez novatrice de son navigateur, une édition spéciale nommée Neon. Un laboratoire dont Opera se servira pour tester ses idées.

Opera Neon n’est pas conçu pour être utilisé réellement au quotidien, même si ce n’est pas impossible : à l’utilisateur de faire son choix. Mais certaines commodités en sont absentes, notamment la synchronisation des informations avec le compte Opera, et surtout des extensions. Tous vos mots de passe sont dans un gestionnaire tels que LastPass ou Dashlane ? Dommage.

Le laboratoire des idées d'Opera

Mais le but d’Opera Neon est de fournir à l’éditeur un laboratoire à ciel ouvert. Non seulement il peut y tester certaines idées, mais il permet aussi aux utilisateurs de les manipuler et donner leur avis. Par exemple, Neon s’ouvre sur le même fond d’écran que celui configuré sur Windows ou macOS, les deux systèmes pris en charge actuellement. Au centre se trouvent plusieurs bulles représentant des sites. Cliquer sur l’une d’elle ouvre un panneau dans lequel le site se charge.

Il n’y a cependant pas de système classique d’onglets. Les sites ouverts apparaissent comme autant de bulles à droite de l’écran, se rangeant donc verticalement. Le site est contenu dans son panneau et ne remplit pas tout l’écran. Passer d’une bulle à une autre permet alors de jongler entre les sites. Point intéressant : les bulles possèdent un système de « gravité » laissant remonter celles qui sont le plus souvent utilisées. On peut à tout moment réduire le site en cours pour revenir à l’écran principal.

opera neonopera neon

Une interface fluide et des bulles partout

Cet écran tiendra lieu à la fois de Speed Dial et de gestionnaire de favoris, si on peut le nommer ainsi. Les bulles font en effet office de sites épinglés. Il y a ceux fournis par Neon (Facebook, Dribbble, YouTube, SoundCloud…), ainsi que ceux que l’utilisateur jugera bon d’ajouter. La manipulation est d’ailleurs très simple : on fait glisser la bulle ouverte dans la colonne de droite vers le centre de l’écran. Neon insiste pour garder une présentation éclatée des bulles, et il n’est pour l’instant pas possible de les réorganiser.

On ne trouve pas non plus de barre d’adresses classique. Le champ de saisie – qui fait également office de champ de recherche – se trouve au-dessus des bulles, fusionné avec le fond d’écran. Neon permet en outre d’ouvrir deux pages web en même temps, à la manière de Vivaldi. Quand la première est affichée, il suffit de faire glisser une autre bulle, depuis la colonne de droite vers la zone principale. Le résultat est pratique, mais l’efficacité de la fonction dépendra de l’écran utilisé et de sa définition.

Quelques fonctions sympathiques

Neon possède la plupart des options et réglages d’Opera, accessibles depuis le menu hamburger situé en bas à gauche de l’interface. En haut à gauche, on trouve une série d’icônes affichant des fonctions intéressantes. Par exemple, une zone de lecture dédiée aux vidéos, qui peuvent donc continuer à être lues pendant que l’utilisateur poursuit sa navigation. Une autre permet de dessiner un cadre pour capturer du contenu dans une page. Ces images se placent ensuite dans l’icône suivante, dédiée aux images.

La dernière icône est la zone des téléchargements, tandis que la première est tout simplement le « + » permettant d’ouvrir un autre site.

opera neon

Neon a de quoi plaire, mais Opera veut des retours

Pour un navigateur expérimental, il est évident qu’Opera a travaillé sa copie. Le navigateur est rapide (il reste bien sûr basé sur le moteur Blink de Google), l’interface est travaillée avec soin et durant nos essais, nous n’avons pas rencontré de bug particulier (ce qui ne signifie pas que Neon en est dépourvu). Actuellement, l’absence des extensions et du gestionnaire de favoris risque d’empêcher toute utilisation au quotidien, mais Opera souhaite simplement que les utilisateurs donnent leur avis sur les éléments qu’ils y trouveront.

Car Neon dispose indéniablement d'un joli capital sympathie. Les bulles à droite sont une autre manière de faire : certains aimeront, d’autres pas, mais la visibilité d’une large icône compense le fait que l’on parcoure les éléments de haut en bas, un sens moins pratique que de gauche à droite. L’ensemble est relativement « aérien » et on éprouve un certain plaisir à se servir de Neon. Avec le temps, on se rend cependant compte que des fonctions importantes manquent à l’appel, comme l’impossibilité d’ouvrir de fenêtre ou de bulle en navigation privée.

Comme indiqué, Opera Neon peut être installé sous Windows et macOS. Difficile pour l’instant de connaître son destin mais on imagine que les retours des testeurs seront déterminants. Qui sait, un plébiscite pourrait pousser l'éditeur à en faire son navigateur officiel.

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