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En commission, les députés s’opposent à l’installation de caméras dans les abattoirs

Croc, c'est croc
Droit 3 min
En commission, les députés s’opposent à l’installation de caméras dans les abattoirs

En réaction à la diffusion de nombreuses images « chocs », une proposition de loi entendait rendre obligatoire l’installation de caméras de surveillance dans les abattoirs français. En commission, mercredi 14 décembre, les députés s’y sont toutefois opposés.

Après avoir mené une commission d’enquête parlementaire sur la maltraitance animale dans les abattoirs, Olivier Falorni (ex-PS) a déposé début novembre un texte destiné – entre autres – à imposer l’installation de dispositifs de vidéosurveillance dans les abattoirs. Ou plus exactement dans « tous les lieux d’acheminement, d’hébergement, d’immobilisation, d’étourdissement, d’abattage et de mise à mort des animaux ».

La mesure a toutefois suscité l’opposition de plusieurs élus, qui avaient, à l’approche des débats en commission des affaires économiques, déposé des amendements de suppression de ces dispositions (voir ici et ). « Ce n'est pas avec des caméras qu'on règle les problèmes. C'est extrêmement coûteux [alors qu’avec] cet argent-là, on peut nettement améliorer les conditions d’accueil des animaux dans les abattoirs », a par exemple soutenu l’écologiste Brigitte Allain.

Le centriste Thierry Benoît s’inquiétait quant à lui du caractère intrusif de ces yeux électroniques vis-à-vis des personnes travaillant dans ces établissements, soulignant « la pression que ça peut mettre ».

Environ 3 000 euros pour huit caméras

Olivier Falorni, qui est également rapporteur de sa proposition de loi, s’est donc employé à désamorcer les critiques. L’intéressé a notamment rappelé que ces dispositifs de vidéosurveillance auraient comme « finalité exclusive » la « protection animale ». Autrement dit, les images enregistrées ne pourraient pas servir à vérifier si les salariés font bien leur travail ou ne s’adonnent pas à d’autres activités. 

D’autre part, seuls seraient autorisés à visionner les vidéos (conservées pendant un mois au maximum) les services de contrôle vétérinaire, la direction de l’établissement ainsi que les représentants du personnel. « Si ces images sont détournées pour un autre but que la question de la maltraitance animale, la personne qui se livrerait à ce genre d'acte serait punie de 5 ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende », tenu à souligner Olivier Falorni.

Quant à la question du coût, elle « ne tient pas la route une seconde » selon lui. « Un système de 8 caméras reviendrait à 3 000 euros par abattoir » a-t-il déclaré ce matin en commission.

Craintes d'une fuite en avant... déjà bien engagée ?

Ces arguments n’ont toutefois pas convaincu les députés en présence. « Ça va enclencher dans tous les abattoirs un climat de suspicion, a notamment insisté Philippe Le Ray (LR). À partir du moment où les salariés se sentent filmés matin, midi et soir, vous imaginez un petit peu l'ambiance ! »

Comme lui, d’autres députés ont dit craindre une fuite en avant. « Est-ce qu'on va mettre des caméras dans les crèches, dans les hôpitaux, dans les EPHAD, que sais-je encore... parce qu'un certain nombre de personnes ne peuvent pas s'exprimer ? » s’est faussement interrogée Brigitte Allain.

Seul le député Éric Straumann (LR) est venu en renfort d’Olivier Falorni, affirmant que ce débat lui semblait complètement dépassé... « Des multitudes d'activités professionnelles sont aujourd'hui exercées sous le contrôle permanent d'une caméra » a-t-il souligné, citant en exemple les chauffeurs de bus, les employés de banque, les caissières, etc. À ses yeux, ne pas enclencher cette réforme conduirait même à « renforcer la suspicion des consommateurs à l'égard des professionnels ».

Les députés de la commission des affaires économiques ont toutefois préféré supprimer complètement cet article, faisant ainsi « tomber » tous les autres amendements déposés. Olivier Falorni proposait notamment d’expérimenter ce dispositif à partir de l’année prochaine, pour une entrée en vigueur à compter du 1er janvier 2018. Les débats devraient toutefois reprendre de plus belle le 12 janvier, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.

105 commentaires
Avatar de anonyme_751eb151a3e6ce065481d43bf0d18298 INpactien

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Ils ont eu raison.

Si l'on cède au lobby de défense des animaux sur ce point, après ce sont les collectifs contre les violences policières qui vont demander des caméras dans les commissariats.

On s'en sort plus après si on peut plus user de violence librement dans le travail.

Avatar de loser Abonné
Avatar de loserloser- 14/12/16 à 17:09:57

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J'ai bien du mal à comprendre cette opposition. D'autant plus que les arguments avancés sont assez pitoyables.

Avatar de Ami-Kuns INpactien
Avatar de Ami-KunsAmi-Kuns- 14/12/16 à 17:10:21

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C'est une maladie de vouloir filmer 24h/24.

Avatar de bingo.crepuscule INpactien
Avatar de bingo.crepusculebingo.crepuscule- 14/12/16 à 17:15:43

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Ils flippent. Si ces vidéos fuitaient constamment et que les gens voyaient régulièrement ce qui se passe au delà de ces murs, de moins en moins de gens accepteraient de continuer à manger de la viande, et par extension des produits laitiers (vaches laitières qui finissent à l'abattoir rapidement, ainsi que les veaux).
Trop d'argent en jeu, tant que tout le monde a des œillères, tout vas bien, faut que les institutions continuent de subventionner tout ça pour le plaisir des industriels, et pour ça la confiance des consommateurs/citoyens est primordiale.

Édité par bingo.crepuscule le 14/12/2016 à 17:20
Avatar de loser Abonné
Avatar de loserloser- 14/12/16 à 17:17:20

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Tu vas voir que bientôt ils vont  en mettre chez nous, et qu'on pourra même plus taper librement nos femmes et nos gosses.  Tout fout le camp

Avatar de Ami-Kuns INpactien
Avatar de Ami-KunsAmi-Kuns- 14/12/16 à 17:31:33

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Il n'y aura qu'une seul catégorie protéger des caméras : Les élus. Alors que pour prouver qu'ils sont honnêtes, ils devrait être filmés en continu.

Avatar de Xanatos Abonné
Avatar de XanatosXanatos- 14/12/16 à 17:34:36

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Quelles images choc ?
Dans les commissariats ça serait un bon début pour que la confiance revienne et pas le coup des caméras agents activables selon l'envie des dit agents...

Avatar de Lady Komandeman INpactien
Avatar de Lady KomandemanLady Komandeman- 14/12/16 à 17:36:53

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Ce qui ne veulent pas plus de vidéosurveillance seront contents. Semi-

Avatar de picatrix INpactien
Avatar de picatrixpicatrix- 14/12/16 à 17:39:59

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Ami-Kuns a écrit :

C'est une maladie de vouloir filmer 24h/24.

non c'est de la télé réalité : des vaches à grosses mamelles filmées en continu.
En direct sur NRJ12 

Avatar de anonyme_e81f13f26967ac587ac2eb6417d78632 INpactien

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En même temps, si on veut continuer de nourrir 7 milliards de personnes, je vois pas comment on peut faire sans maltraiter quelques vaches.

Un éleveur disait très justement que les gens veulent bien une bonne entrecôte, par contre ils refusent d'admettre que ça a nécessité un élevage industriel et un abattage morbide.

Alors oui ce n'est pas une raison pour torturer des animaux, mais je doute que les employés d'abattoir fasse ça par plaisir. Sur la quantité de bêtes à tuer par jour, statistiquement il y a forcément des ratés.

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