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James Clapper, directeur américain du renseignement, présente sa démission

Qui était de toute façon attendue
Internet 4 min
James Clapper, directeur américain du renseignement, présente sa démission
Crédits : EFF (licence CC-BY 3.0)

James Clapper, directeur national du renseignement américain, a remis il y a deux jours sa lettre de démission à Barack Obama. Une démarche attendue face au changement prochain de présidence aux États-Unis, mais pas nécessairement si tôt.

James Clapper est un nom revenu bien souvent dans la presse. Directeur du renseignement, il était notamment aux premières loges face aux révélations d’Edward Snowden, dont il a cherché à minimiser la portée. Il s’est notamment assis devant le Sénat américain pour expliquer qu’il n’existait aucun programme de surveillance aspirant en masse les données.

17 agences et 107 000 employés

En tant que directeur du renseignement, Clapper est l’un des membres les plus importants du gouvernement. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, puisque l’homme est à la tête de pas moins de 17 agences, dont les quatre principales sont aussi les plus connues : la NSA (National Security Agency), la CIA (Central Intelligence Agency), le FBI (Federal Bureau of Investigation) et la DEA (Drug Enforcement Administration).

Ces 17 agences totalisent environ 107 000 employés et fonctionnent sur un budget colossal de 52 milliards de dollars. Un chiffre qui correspond à l'année dernière, mais qui suit une progression continue depuis 2001. Les attentats du 11 septembre et certaines lois destinées à renforcer la sécurité du pays (dont la plus connue est le Patriot Act) depuis ont largement contribué à ce gonflement. Dans le cadre du renseignement, la loi FISAA (Foreign Intelligence Surveillance Amendment Act) – en particulier sa Section 702 – a également joué une grande importance.

Snowden, Yahoo, Apple...

Si son nom s’est retrouvé souvent dans les articles de presse, c’est que de nombreuses questions lui ont été posées depuis les premières révélations de Snowden en juin 2013. Clapper lui-même n’aura en tout occupé ce poste que pendant six ans, un travail que certains (interrogés par la BBC) décrivent comme « impossible ».

C’est également Clapper qui était au sommet de la hiérarchie quand le FBI a déclenché sa guerre avec Apple, cherchant coûte que coûte à percer les défenses d’un iPhone 5c pour en extraire les données chiffrées. C’est sous son égide également que le FBI a demandé à Yahoo l’installation d’un programme capable de filtrer des mots-clés particuliers dans des emails circulant dans une région spécifique de la planète (qui n’a jamais été précisée).

Un poste puissant, mais qui dépend directement du président

Clapper, âgé de 75 ans, incarne aujourd’hui un renseignement tout-puissant, mais qui doit néanmoins justifier de son importance. On a vu par exemple au cours des dernières années les commissions sénatoriales plonger dans les détails des programmes de renseignement, particulièrement après les révélations sur PRISM. Au cours des dix dernières années, les services impliqués auraient ainsi empêché plus d’une cinquantaine de complots visant les États-Unis d’une manière ou d’une autre.

Cela étant, le directeur du renseignement est nommé par le président et dépend donc directement de son cabinet. Avec la victoire de Donald Trump aux dernières élections, la démission de James Clapper était donc attendue. Mais pas si tôt.

Il sera en effet en poste jusqu’au 20 janvier et partira en même temps que Barack Obama. Certains voient dans cette démarche une manière de bousculer le futur président, dont la composition du cabinet de transition prend plus de temps que prévu. Il aurait normalement dû attendre que son remplaçant soit nommé.

Un virage à négocier

Le futur directeur aura dans tous les cas fort à faire, dans un monde du renseignement en pleine mutation. L’exposition des pratiques a durablement marqué les esprits et engendré de nombreux débats, dont le moindre n’est pas celui sur le chiffrement et son équation sans solution élégante : où placer le curseur entre sécurité et respect de la vie privée ?

Le prochain responsable devra également faire avec d’importantes fuites et leurs conséquences, dont les plus connues sont imputables à Manning, Snowden et plus récemment Martin. Sans parler de la remise en cause de certaines pratiques, comme les lettres de sécurité réclamant des données aux entreprises du cloud, en leur imposant un silence parfois sans date d'expiration. Une chape de plomb notamment remise en cause par Microsoft qui a déposé une plainte, largement soutenue par la Silicon Valley et les associations de défense des libertés civiles.

18 commentaires
Avatar de Ami-Kuns INpactien
Avatar de Ami-KunsAmi-Kuns- 18/11/16 à 15:53:27

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Il ne sera pas seul, des milliers d'employés changent avec chaque nouveau Président.

Édité par Ami-Kuns le 18/11/2016 à 15:53
Avatar de Fabimaru Abonné
Avatar de FabimaruFabimaru- 18/11/16 à 16:01:15

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« Il s’est notamment assis devant le Sénat américain pour expliquer qu’il
n’existait aucun programme de surveillance aspirant en masse les
données.»

 J'aurais rappelé qu'il a commis ainsi un parjure (faute très grave là-bas, rappelez vous Bill Clinton) et que l'état a « bizarrement » fermé les yeux. Un bref site web comptant le nombre de jours depuis lesquels il n'a pas été inculpé:

 http://www.hasjamesclapperbeenindictedyet.com/
 

Édité par Fabimaru le 18/11/2016 à 16:02
Avatar de Ricard INpactien
Avatar de RicardRicard- 18/11/16 à 16:03:32

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Apparemment, Trump vient de choisir son remplaçant.

Avatar de Aloyse57 Abonné
Avatar de Aloyse57Aloyse57- 18/11/16 à 16:06:42

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Oui, Vladimir Poutine : synergie de moyens et d'expérience.

Avatar de jackjack2 Abonné
Avatar de jackjack2jackjack2- 18/11/16 à 16:07:20

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Fabimaru a écrit :

« Il s’est notamment assis devant le Sénat américain pour expliquer qu’il
n’existait aucun programme de surveillance aspirant en masse les
données.»

 J'aurais rappelé qu'il a commis ainsi un parjure (faute très grave là-bas, rappelez vous Bill Clinton) et que l'état a « bizarrement » fermé les yeux. Un bref site web comptant le nombre de jours depuis lesquels il n'a pas été inculpé:

 http://www.hasjamesclapperbeenindictedyet.com/
 

Pourquoi c'est l'Etat qui a fermé les yeux?
Il n'y a pas la séparation des pouvoirs là-bas non plus?

Avatar de maestro321 INpactien
Avatar de maestro321maestro321- 18/11/16 à 16:09:17

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J'aime beaucoup ce genre d'initiative qui montre bien l'hypocrisie et les faux semblant envers les traitres à la nation.

Avatar de Ishan Abonné
Avatar de IshanIshan- 18/11/16 à 16:22:53

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C'est le clap de fin pour lui... OK je sort

Avatar de Fabimaru Abonné
Avatar de FabimaruFabimaru- 18/11/16 à 16:51:31

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jackjack2 a écrit :

Pourquoi c'est l'Etat qui a fermé les yeux?
Il n'y a pas la séparation des pouvoirs là-bas non plus?

Bon, je ne savais pas quel est la procédure pour ce cas là, et en cherchant un peu la responsabilité se s'en occuper aurait été celle du Département de la Justice (DoJ) et son patron Eric Holder, procureur général des États-Unis (nommé par le président).

Avatar de anonyme_8db2db86e6e8bfd8080de99876638d13 INpactien

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J'allais la faire... Trop lent !

Mais, tu sors quand même ! 

Avatar de tazvld Abonné
Avatar de tazvldtazvld- 18/11/16 à 17:31:30

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jackjack2 a écrit :

Pourquoi c'est l'Etat qui a fermé les yeux?
Il n'y a pas la séparation des pouvoirs là-bas non plus?

Bon, le mecs reste quand même à la tête du renseignement, c'est big brother. Il doit avoir assez de dossier pour faire tomber n'importe qui, dont n'importe quel politicien ou juge un peu malhonnête. Alors bizarrement, ouai, d'une certaine façon, pour les USA, c'est mieux de le laisser tranquille.

Snowden, il a tiré ses cartouches, il n'a plus rien à craché.

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