Fedora 25 : la bêta disponible, avec Wayland par défaut

Prem's
Logiciel 3 min
Fedora 25 : la bêta disponible, avec Wayland par défaut

La populaire distribution Linux Fedora se prépare actuellement à paraitre en version 25. Une première bêta est disponible, dans laquelle on trouve toute une série de nouveautés, allant d’une mise à jour généralisée des composants à GNOME 3.22, en passant par la prise en charge du langage Rust pour les développeurs.

L’orientation de Fedora a toujours été de proposer, autant que possible, les dernières versions des composants et logiciels. La version 25, disponible désormais en bêta, ne fait pas exception. Et pour cause : c’est la première distribution à basculer par défaut vers le nouveau serveur d’affichage Wayland.

Wayland devient le serveur d'affichage par défaut

Ce nouveau serveur d’affichage s’affranchit des limites du vieux système X11. Cependant, son travail d’intégration est particulièrement long : la grande majorité des distributions et des environnements de bureau (GNOME, KDE…) évoquent sans cesse les progrès réalisés, mais personne n’avait encore sauté le pas. Fedora 25 sera la première à se lancer, avec GNOME 3.22 comme environnement par défaut. Notez tout de même qu’en cas d’incompatibilité avec la carte graphique, le système rebasculera sur X11.

Sans plonger dans les détails, rappelons que les avantages de Wayland sont nombreux. Il s’agit d’un serveur d’affichage moderne, où l’intégralité de l’interface est accélérée par le GPU. Plus aucune API ne gère plus le rendu, les applications écrivant directement dans des tampons (buffers), le compositeur se chargeant ensuite de rassembler le tout à l’écran. En clair, les applications dialoguent directement avec Wayland, qui est le compositeur et le serveur d’affichage. Une chaine de fonctionnement plus « courte », mais qui a réclamé l’adaptation de très nombreux composants.

GNOME 3.22, créations de clés USB et développement

Comme indiqué, Fedora 25 passe à GNOME 3.22. Cela signifie la récupération des améliorations signalées il y a trois semaines : nouvel outil de renommage en masse des fichiers, nouveau clavier virtuel, et surtout l’inclusion du nouveau framework applicatif Flatpak. Pour rappel, il s’agit d’une nouvelle tentative dans le monde Linux de mettre en avant des applications « agnostiques » et pouvant fonctionner sur n’importe quelle distribution. Les notes de version de Fedora indiquent d’ailleurs que le support en a été amélioré dans l’outil Logiciels.

Cette distribution introduit également le Fedora Media Writer, un outil de préparation de clé USB. Il récupère automatiquement l’image ISO de la dernière version stable puis formate la clé, décompressant ensuite les fichiers pour obtenir un média « bootable ». Point intéressant, cet outil est valable aussi bien sous Linux que sous macOS et Windows. Il se récupère directement depuis la page des téléchargements, en plus des traditionnelles images. Notez qu’il peut être aussi utilisé pour graver un DVD.

Parmi les autres nouveautés, on signalera en particulier le passage de Docker à la version 1.12, dont nous avons abordé les améliorations durant l’été. Node.js saute pour sa part à la mouture 6.5, tandis Fedora adopte officiellement le langage Rust de Mozilla, avec lequel les développeurs pourront donc travailler dès que le système sera installé. Côté sécurité, un point important : le support de toutes les autorités fournissant des certificats à la sécurité moindre (moins de 1 024 bits) est retiré. Un choix qui intervient dans le sillage du problème révélé par Mozilla, puis par Apple.

Cockpit intègre le SELinux Troubleshooter

Enfin, plusieurs évolutions sont à noter du côté de la version Server. La plus importante est sans doute l’intégration dans Cockpit (interface d’administration des serveurs) de SELinux Troubleshooter, qui était déjà présent dans Fedora Workstation. L’authentification à plusieurs étapes est également de la partie, de même que le support des volumes Docker ou encore des améliorations sur la gestion du stockage.

Côté téléchargement, les utilisateurs ont le choix. Ils peuvent passer par la classique récupération d’une image ISO, dont le choix en fonction de l’édition voulue (Workstation ou Server) et de l’architecture.  Il s’agit d’images « Live » sur lesquelles on peut démarrer directement, comme pour la plupart des distributions Linux aujourd’hui. La version finale est attendue pour le 15 novembre.

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