Les numéros de commissariats et d’une mosquée usurpés pour des canulars téléphoniques

Le téléphone Essonne
Droit 2 min
Les numéros de commissariats et d’une mosquée usurpés pour des canulars téléphoniques
Crédits : jinga80/iStock

Les forces de l’ordre cherchent actuellement à retrouver un ou plusieurs « plaisantins » à l’origine d’appels malintentionnés (commande de pizzas pour un commissariat, de préservatifs au nom d’une mosquée...). La particularité de ce dossier : le numéro de l’appelant était piraté.

« Le commissariat d'Athis-Mons (Essonne) a eu la surprise de voir débarquer un livreur avec plusieurs dizaines de pizzas sur les bras, alors qu'aucune commande n'avait été passée », raconte FranceTV Info. « Le numéro du standard du commissariat s'était pourtant affiché lors de l'appel passé à la pizzeria. »

Les exemples sont ainsi nombreux, sans que l’on sache pour l’instant s’ils doivent être attribués à un seul et même auteur : commande – à partir du numéro de la mosquée de Courcouronnes – d’un « cercueil pour un martyr » auprès d’une entreprise de pompes funèbres lyonnaise ou d’un lot de 1 500 préservatifs « avant la cérémonie des douze vierges », mise en relation de plusieurs commissariats avec le standard de l’Élysée, chacun cherchant à comprendre pourquoi l'autre l'avait appelé, etc.

« Spoofing téléphonique »

Si ces appels fantaisistes peuvent faire sourire, les autorités prennent de leur côté très au sérieux ces canulars qui leur font perdre du temps – surtout en période d’état d’urgence. Le Parquet d’Évry a ainsi ouvert une enquête pour « appels malveillants », comme l’indiquait hier RTL. Les recherches ont été confiées à la sûreté départementale de l'Essonne.

Des investigations poussées sur le plan technique seront probablement nécessaires, les faits décrits ressemblant fortement à du « spoofing téléphonique » – ou usurpation d’identité téléphonique. D’après l’article 222-16 du Code pénal, les « appels téléphoniques malveillants réitérés » sont punis d'une peine maximale d’un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende.

En août 2015, un détenu qui avait utilisé ViolVocal, le logiciel du hacker Ulcan, s’était ainsi vu infliger une nouvelle peine de prison (six mois ferme). Et pour cause, il avait appelé un commissariat de police, en se faisant croire qu’il venait de tuer sa petite amie dans un hôtel de Malakoff. Le tout pour se venger d’une femme présente sur place. Les forces de l’ordre avaient évacué plus de 300 personnes. L’intéressé dut également payer une amende de 3 000 euros d’amende, plus 2 207 euros de dommages et intérêts aux pompiers et 1 000 euros aux policiers.

Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil
Options d'affichage
Abonné
Actualités
Abonné
Des thèmes sont disponibles :
Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !