L'abandon de Linux sur PlayStation 3 coûtera cher à Sony

Les avocats n'étaient pas manchots
Droit 2 min
L'abandon de Linux sur PlayStation 3 coûtera cher à Sony
Crédits : BenGoode/iStock

L'affaire « Other OS » va finalement coûter cher à Sony. Après une très longue procédure devant la justice américaine, le constructeur s'est engagé à verser 55 dollars aux utilisateurs concernés par le retrait de la fonction permettant d'installer Linux sur une PlayStation 3.

Après six ans de procédure, Sony a fini par lâcher prise dans l'affaire « Other OS ». En mars 2010, le géant japonais a déployé une mise à jour logicielle (3.21) sur les PlayStation 3 dites « Fat » qui faisait disparaître une fonctionnalité jugée comme clé par certains utilisateurs. Baptisée Other OS, elle permettait à quiconque d'installer un système d'exploitation tiers sur la console, tel que Linux, qui profitait de distributions dédiées à cette machine. 

Pour justifier la suppression de cette fonctionnalité, Sony invoquait alors « des questions de sécurité ». Parmi elles, il était bien évidemment question de piratage, certains utilisateurs profitant de cette fonction pour contourner certaines protections mises en place par Sony et les éditeurs pour éviter la copie de jeux.

Un remboursement partiel pour les personnes touchées

Sony et des avocats représentant un total de 10 millions de propriétaires américains de la console sont finalement parvenus à un accord cette semaine, expliquent nos confrères d'Ars Technica, qui ont pu se procurer une copie du document mettant fin à la procédure.

Cet accord transactionnel prévoit en plus d'un remboursement de 2,25 millions de dollars de frais d'avocats, que chaque utilisateur concerné puisse prétendre à un remboursement de 55 dollars. Il doit en échange fournir « une preuve de son utilisation de la fonction Other OS » ainsi qu'une preuve d'achat, son identifiant PlayStation Network, et le numéro de série d'une console vendue aux États-Unis entre le 1er novembre 2006 et le 1er avril 2010.

Le montant est revu à la baisse (9 dollars) si le demandeur n'est pas en mesure de prouver son utilisation de la fonctionnalité, mais affirme avoir eu l'intention d'en faire usage. Là encore, une preuve d'achat et l'identifiant PlayStation Network seront réclamés pour valider la requête. 

Au total, cet accord pourrait coûter plus de 90 millions de dollars à Sony, qui devra en plus faire la publicité de cet accord sur plusieurs grands sites américains dédiés au jeu vidéo. Ceci afin que le plus grand nombre soit au courant de leur droit à demander réparation pour ce préjudice. Il est à noter qu'initialement, les plaignants réclamaient un remboursement intégral de la machine (soit 400 dollars) mais que ce montant a été refusé car la console gardait malgré tout la plupart de ses fonctions essentielles : lire des jeux, se connecter au PlayStation Network, et lire des Blu-ray.

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