Les nouvelles technologies limitent la pertinence du passage à l'heure d'été

Appel à LED
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Les nouvelles technologies limitent la pertinence du passage à l'heure d'été
Crédits : shutter_m/iStock/ThinkStock

Le gouvernement s’apprête à transmettre à Bruxelles une étude soulignant que les économies d’énergies permises par le passage à l’heure d’été sont appelées à diminuer d’ici 2030, du fait des nouvelles technologies. Il est toutefois très peu probable que la France revienne sur cette réforme héritée des années Giscard.

Indéboulonnable, le traditionnel changement d’heure – qui survient tous les derniers week-ends de mars et d’octobre ? Ce dispositif institué en 1976 en France, suite au premier choc pétrolier, suscite depuis quelques années de nouvelles critiques.

Le changement d'heure en question

Le député Joaquim Pueyo s’en est récemment fait l’écho, expliquant au travers d’une question écrite que « les conséquences négatives et les perturbations [que cette mesure] génèrerait sur les individus, les animaux et les activités humaines » poussaient de plus en plus d’associations à réclamer un retour à l'heure méridienne. Ces organisations « signalent en particulier le manque d'évaluation sur la santé publique de ce régime horaire », affirmait l’élu PS.

Invité à présenter des éléments factuels permettant de confirmer la pertinence du passage à l’heure d’été, quarante ans après son déploiement, le gouvernement vient de revenir vers le député Pueyo à l’appui d’une étude réalisée l’année dernière par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) – et manifestement pas encore rendue publique.

Des économies d’énergies appelées à diminuer d’ici 2030

Le résultat de cette évaluation ? Un « effet quantifiable positif » sur la qualité de l'air a tout d’abord été identifié, « notamment une diminution des concentrations de dioxyde d'azote et de particules ». Selon le ministère de l’Écologie, cette étude confirme d’autre part « l'économie d'énergie actuellement réalisée sur l'usage éclairage et sur l'usage climatisation ». Un gain de « l'ordre de quelques centaines de GWh répété chaque année » a été mesuré, dont 205 GWh pour l’année 2012.

« À l'avenir, poursuit l’exécutif, les économies d'énergie engendrées par le régime d'heure d'été sont également confirmées par cette évaluation, mais elles diminueront d'ici 2030 en raison de la pénétration de technologies plus performantes (éclairage LED, systèmes de climatisation et de chauffage performants...) ».

Relevant dans un tout autre registre que le passage à l’heure d’été est loin de faire l’unanimité auprès des Français (selon une étude du CREDOC datant de 2012, 40 % des sondés souhaitaient son maintien, 38 % sa disparition, le reste se disant indifférents), le ministère de l’Écologie annonce que « les autorités françaises prévoient de porter cette étude [de l’ADEME] à la connaissance de la Commission européenne ». Revenir sur cette réforme relèverait toutefois du parcours du combattant, dans la mesure où celle-ci est aujourd’hui encadrée par une directive européenne « sans dérogation possible » et d’une durée « indéterminée ».

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