Couverture mobile : l'ARCEP lance son observatoire des zones peu denses

« Attends, je sors passer un coup de fil »
Mobilité 4 min
Couverture mobile : l'ARCEP lance son observatoire des zones peu denses
Crédits : OcusFocus/iStock

En même temps qu'elle mettait en demeure deux opérateurs sur leur couverture 4G, l'ARCEP a publié son premier observatoire mobile dans les zones rurales. Si la couverture 2G est un acquis pour l'immense majorité des communes, celles en 3G et en 4G comportent encore de nouveaux trous que les opérateurs devront rapidement combler.

Comme promis, l'ARCEP a mis en ligne hier soir son premier observatoire de la couverture mobile des zones peu denses, qui correspondent à « plus de 22 500 communes rurales, représentant 18 % de la population mais 63 % du territoire ». Cette édition, avec les chiffres au 1er janvier, intègre la couverture 2G, 3G et 4G sur ces zones. Pour rappel, cet observatoire des zones blanches et rurales fait partie de la nouvelle mission de contrôle des engagements des opérateurs en la matière, introduite avec la loi Macron en août.

Les obligations des opérateurs mobiles en matière de couverture des zones rurales sont désormais précises. En mai, ils ont signé un accord avec le gouvernement sur les zones blanches, dans lequel il s'engagent à fournir la 2G et la 3G dans des échéances proches sur l'ensemble des centres-bourgs du pays... Dont ceux oubliés lors des précédentes opérations de déploiement.

3 500 communes à couvrir en 2G d'ici la fin de l'année

Sur la 2G, ils ont ainsi désormais 3 568 centres-bourgs à couvrir en 2G d'ici fin 2016. C'est-à-dire qu'à cette date, les habitants doivent pouvoir y passer un appel en extérieur. Pour ses cartes, l'ARCEP se fonde notamment sur la nouvelle liste de 250 centres-bourgs ajoutés en en fin d'année dernière.

Une première liste de 238 communes avait été publiée en novembre, avant qu'Axelle Lemaire n'annonce son extension à plus de 250. Comme nous le révélions, une soixantaine de communes « nouvellement » identifiées en novembre proviennent de campagnes de couverture de 2003 et 2008 qui n'ont pas porté leurs fruits.  En plus du contrôle accru de l'ARCEP pour cette fournée 2016, le régulateur pourra bien sanctionner les opérateurs qui ne respecteraient pas leurs engagements, ce qui semble avoir manqué précédemment.

Au 1er janvier, les opérateurs couvraient collectivement 3236 centres-bourgs en 2G ; il en reste donc 332 à traiter d'ici la fin de l'année. Ils en couvraient 17 de moins le trimestre précédent. Individuellement, les opérateurs sont dans un mouchoir de poche, entre 97 % et 99 % de couverture 2G annoncée.

ARCEP observatoire ZPD T4 2015 2GARCEP observatoire ZPD T4 2015 2G

Côté 3G, les opérateurs doivent couvrir 3 799 centres-bourgs d'ici la mi-2017. De ce côté, le chemin est bien plus long. Au 1er janvier, 1 721 centres-bourgs étaient estimés traités en 3G, ce qui en laisse près de 2 100 à couvrir en moins d'un an et demi. En fait, Orange et Bouygues Telecom couvrent chacun 54 % et 53 % de ces centres-bourgs, alors que SFR ne propose l'Internet mobile « que » sur 39 % d'entre eux. D'ailleurs, comme le note l'ARCEP, « Free Mobile rejoint le programme de couverture des centres-bourgs 3G à compter de 2016 ».

41 % de la population en zones peu denses couverte en 4G

Sur le très haut débit mobile, la 4G, les obligations contrôlées par l'ARCEP concernent les fréquences de la bande des 800 MHz. D'ici la fin de l'année, Bouygues Telecom, Orange et SFR doivent couvrir 40 % de la population dans les zones rurales en 4G. À eux trois, les opérateurs fournissent de la 4G à 41 % de la population dans les zones peu denses.

Concrètement, si Orange semble sur la bonne voie, la situation est moins simple pour ses homologues. Hier soir, l'ARCEP a officiellement mis en demeure « par anticipation » Bouygues Telecom et SFR de respecter leurs obligations de couverture sur ces fréquences. Avec respectivement 12 % et 8 % de couverture annoncée au 1er janvier, les deux opérateurs devront donc déployer massivement dans ces zones pour respecter leurs engagements.

Dans des communiqués publiés hier soir et ce matin, les deux sociétés se montrent pourtant confiantes sur leur rythme de déploiement. Bouygues Telecom se dit même étonné de l'annonce du régulateur. De son côté, Free Mobile n'est pas concerné par ces obligations, ne disposant pas de fréquences dans les 800 MHz. « Il est en revanche tenu de couvrir 50% de la population de cette même zone en 4G d'ici le 17 janvier 2022, en bande 700 MHz » rappelle le régulateur.

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