Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil

Options d'affichage

Abonné

Actualités

Abonné

Des thèmes sont disponibles :

Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !

L'inquiétude grandit autour des futurs tarifs des réseaux publics en fibre

Des campagnes chèrement connectées
Internet 4 min
L'inquiétude grandit autour des futurs tarifs des réseaux publics en fibre
Crédits : arcoss/iStock/Thinkstock

Des associations de collectivités, d'industriels et un opérateur s'alarment des nouveaux tarifs de gros bientôt décidés par l'ARCEP. Pour ces acteurs, les prix bientôt fixés par l'ARCEP sur les réseaux publics en fibre sont trop élevés et ne permettraient pas aux réseaux publics de concurrencer efficacement les réseaux privés.

L'association des collectivités locales sur le numérique (AVICCA), la Fédération des industriels des réseaux d'initiative publique (FIRIP) et un opérateur (Coriolis) montent au créneau pour dénoncer les futurs tarifs de gros que l'ARCEP compte imposer sur les réseaux d'initiative publique (RIP). Pour rappel, ceux-ci doivent couvrir en fibre optique (FTTH) près de la moitié de la population dans les zones peu denses, que les opérateurs privés ne considèrent pas rentables. Aujourd'hui, les prix de ces réseaux publics ne sont pas harmonisés, ce qui peut mener à des incohérences entre départements ou entre offres.

Comme lui demande la loi Macron, l'ARCEP a mis en consultation publique des lignes directrices sur les prix de gros pour les dizaines de réseaux publics qui commencent à sortir de terre (voir notre analyse détaillée). Selon le régulateur des télécoms, ces prix sont progressifs (selon l'âge du réseau et les besoins de déploiement) et correspondent aux prix pratiqués par les opérateurs privés dans les zones denses. Pourtant, les représentants des industriels des RIP et des collectivités locales sur le numérique ne sont pas du tout de cet avis.

Des tarifs de gros plus chers que les prix finaux en zones denses

Selon les organisations AVICCA et FIRIP, les prix de gros proposés par l'ARCEP sont globalement supérieurs à ceux pratiqués par les opérateurs privés, en ville, pour les clients finaux. « Avec des tarifs d’accès au réseau allant jusqu’à 26 euros HT/mois (31,20 euros TTC) [...] auxquels s’ajoutent leurs propres coûts (box, contenus audiovisuels, commercialisation…), il est impossible de bâtir des offres de détail attractives » affirment-ils dans un communiqué conjoint.

En clair, il serait impossible de répliquer des offres type « 19,99 euros par mois pendant un an », pratiquées sur la fibre par certains opérateurs privés. « Les habitants et professionnels des zones rurales devraient payer plus cher leurs services qu’en zone urbaine » résument les deux organismes.

Pour eux, les tarifs proposés par l'ARCEP auraient pour conséquence d'augmenter les prix finaux, de diminuer l'attractivité des offres et de freiner l'innovation dans les réseaux. « Un relèvement massif des tarifs des RIP, qui rendrait de fait la commercialisation des services « triple play » sur la fibre virtuellement impossible dans les zones peu denses » explique pour sa part l'opérateur Coriolis, dans une tribune dans Les Échos. « Il marquerait l'arrêt du plan France très haut débit à brève échéance pour les « réseaux des champs » et la vente à l'encan (et à perte) au profit d'opérateurs privés, d'infrastructures ayant bénéficié d'argent public pour leur construction » prophétise même la société.

L'ARCEP compte « amender » ses propositions

Les grands opérateurs sont encore très peu présents sur les réseaux d'initiative publique. C'est un énorme problème pour les RIP qui comptent sur ces grands noms pour attirer les particuliers, qui font en majorité peu confiance aux petits opérateurs locaux qui se multiplient avec les réseaux. L'un des points noirs des petits opérateurs est leur capacité à fournir des services TV du niveau de ceux des opérateurs nationaux.

C'est pour y pallier que le service de vidéo à la demande VideoFutur a lancé une box dédiée aux réseaux publics, avec TV et vidéo à la demande incluses. Un premier pas pour combler les attentes des habitants, en attendant ou non les grands opérateurs. Pour l'instant, ils privilégient donc les zones densément peuplées où ils maîtrisent le réseau de bout en bout. Sans leurs offres, les réseaux publics ne pourraient pas être rentables à long terme.

Ces opérateurs privés seraient donc les grands gagnants des tarifs voulus par l'ARCEP, estiment l'AVICCA et la FIRIP. « Demain, sans modification des propositions soumises à consultation, ils seraient en mesure d’exercer une pression structurelle forte sur toute l’économie des réseaux publics » affirment-elles dans leur communiqué. Cela alors que le plus gros d'entre eux, Orange, fait déjà pression sur les élus pour qu'ils privilégient sa montée en débit.

De son côté, l'ARCEP semble bien avoir entendu le message. « Nous avons reçu les éléments des acteurs dans les derniers jours. Ces contributions sont très riches et nous amènent en partie à amender notre travail » expliquait hier Sébastien Soriano, son président, lors d'une audition à l'Assemblée nationale. Restera donc à voir comment le régulateur bougera sur ce dossier une fois la consultation publique close, début décembre.

105 commentaires
Avatar de Jean-Luc Skywalker Abonné
Avatar de Jean-Luc SkywalkerJean-Luc Skywalker- 19/11/15 à 15:38:56

"Services Publics à la Française"

Avatar de ninjafada Abonné
Avatar de ninjafadaninjafada- 19/11/15 à 15:49:52

pour 70€ en campagne je prends , un peu marre d'avoir 1Mb de upload depuis presque 10ans

Avatar de Charly32 Abonné
Avatar de Charly32Charly32- 19/11/15 à 15:50:37

« Les habitants et professionnels des zones rurales devraient payer plus cher leurs services qu’en zone urbaine » résument les deux organismes.

Considère-t-on qu'un réseau fibre est un service public?
Si ce n'est pas le cas, il n'y a rien de choquant  à ce que l'accès au service soit différencié en fonction de la facilité d'accès.
Si je veux faire un Marseille> Paris, ça va me couter plus cher que de faire un Melun  Paris, et ça ne choquera personne.
Être citadin ou rural a ses avantages et inconvénients : le prix au m² d'un logement est généralement moins cher que le prix au
m² d'un logement en plein centre ville, ce qui peut compenser le
surcoût.

Après on peut opter pour une autre approche : le tarif hausse pour tout le monde. Un abonné rural sera moins rentable (voire déficitaire), mais ce sera compensé par d'autres abonnés, à la façon du pass navigo à tarif unique pour les transports d'ile de France.

Avatar de picatrix INpactien
Avatar de picatrixpicatrix- 19/11/15 à 15:51:05

« Les habitants et professionnels des zones rurales devraient payer plus cher leurs services qu’en zone urbaine »

Et les habitants des zones urbaines paient pourtant plus cher leurs fruits et légumes que ceux des zones rurales.
Il y a un avantage à habiter en zone rurale ...
Et il y en a un à habiter en zone urbaine.

On ne peut pas tout avoir.

Avatar de anonyme_d5bf0b9f87fd15affa58563db3b0ac5d INpactien

un tarif de gros de 26 euros HT par mois ? Etonnant, j'aimerais bien connaître le calcul de ce montant.

En lisant l'article de Next Inpact FTTH : l'ARCEP propose des tarifs progressifs pour les réseaux d'initiative publique du 07/10/2015, j'ai l'impression qu'il y a des données qui m'échappent.

Avatar de micdubs INpactien
Avatar de micdubsmicdubs- 19/11/15 à 15:55:57

Déjà que je dois payer 500€ de loyer à Paris pour 17 mètres carré, je serais bien triste de devoir payer en plus 70€ pour de la fibre.
Donc je trouve normal que l'accès fibre soit un peu plus cher dans les petites villes que des les grandes.
Chacun ses avantages

Avatar de lmarecha INpactien
Avatar de lmarechalmarecha- 19/11/15 à 15:56:47

solution toute simple.... il suffit de faire une loi pour que les operateurs prives ne puissent pas fournir pour moins cher que l'etat.... probleme regle, tout le monde est content (sauf les usages comme d'hab)..

:)

Avatar de Mamouth_le_sombre Abonné
Avatar de Mamouth_le_sombreMamouth_le_sombre- 19/11/15 à 15:57:13

De la même manière que je suis contre tous les projets qui cherchent à ventiler les villes de la pollution de l'air en envoyant cette dernière à la campagne (chacun sa merde, nous les urbains devons assumer notre mode de vie, la campagne a déjà assez d'inconvénients pour ne pas rajouter ceux de la ville), je ne vois pas le problème où un rural devrait payer presque le double d'un urbain pour avoir accès à la fibre, comme le disent ninjafada et Charly32.

Tu habites à la ville, t'assumes.
Tu habites à la campagne, t'assumes aussi.

Avatar de Gnppn Abonné
Avatar de GnppnGnppn- 19/11/15 à 16:02:00

Ils parlent du prix de référence pour une ligne activée, présent sur le tableau de fin, que je n'avais pas intégré dans mon actu de l'époque.

Édité par Reguen le 19/11/2015 à 16:05
Avatar de coket INpactien
Avatar de coketcoket- 19/11/15 à 16:02:35

picatrix a écrit :

Et les habitants des zones urbaines paient pourtant plus cher leurs fruits et légumes que ceux des zones rurales.
Il y a un avantage à habiter en zone rurale ...
Et il y en a un à habiter en zone urbaine.

On ne peut pas tout avoir.

Mouais bon, c'est relativement idiot ce que tu dis... Si tu veux aller par là, les salaires sont bien plus élevés en ville, surtout à Paris, qu'en pleine cambrousse... 

Je suis concerné par les 2 cas de figure.  Et comme les routes, le timbre ou la Secu, je pense que le tarif devrait être identique. Et c'est certainement ce qu'il sera au final.

Les citadins ne paieront pas plus cher leur forfait, mais par un tour de passe passe quelconque, seront prélevés d'un impôt complémentaire servant à dédommager les RIPs.

Il n'est plus possible de commenter cette actualité.
Page 1 / 11