Anti-trust : nouveau front européen pour Google, la cartographie sur Android

C'est la Maps qu'elle préfère
Droit 2 min
Anti-trust : nouveau front européen pour Google, la cartographie sur Android
Crédits : Anatolii Babii/iStock

Ce n’est encore qu’un questionnaire, mais il témoigne de l’intérêt des autorités bruxelloises pour les causes de la prévalence de Google sur le marché de la cartographie sur Android.

Selon Bloomberg Business, la Commission européenne a adressé un questionnaire à plusieurs acteurs concurrents, comme Tom-tom, Garmin ou Here, l’application de navigation de Nokia. L’enjeu ? Savoir si Google Maps a supplanté les GPS concurrents, qu’ils soient logiciels, matériels, voire embarqués dans les véhicules. Cette initiative veut nourrir de futures conclusions en glanant également des données volumétriques comme le nombre d’utilisateurs, les coûts supportés par les éditeurs, etc.

Cette mesure s’inscrit dans la lignée de l’enquête formelle ouverte en avril 2015 concernant Android, en plus d’un autre front visant le moteur de recherche. Margrethe Vestager, commissaire européenne chargée de la politique de concurrence, avait alors commenté ses objectifs : « Les smartphones, tablettes et autres appareils similaires jouent un rôle de plus en plus important dans la vie quotidienne de nombreuses personnes et je veux faire en sorte que les marchés de ce secteur puissent prospérer sans contraintes anticoncurrentielles imposées par quelque société que ce soit ».

Inquiétudes sur les accords passés avec Google

Le nœud du potentiel problème ? « La majorité des fabricants de smartphones et tablettes utilisent le système d’exploitation Android en combinaison avec un éventail d’applications et de services propriétaires de Google. Ces fabricants concluent des accords avec Google afin d'obtenir le droit d’installer des applications de Google sur leurs appareils Android ».

Plus précisément, il s’agit de savoir si Google n’aurait pas violé les règles européennes de la concurrence « en entravant le développement et l’accès au marché des systèmes d’exploitation, applications et services concurrents pour appareils mobiles, au détriment des consommateurs et des développeurs de services et produits innovants ». Si cette enquête ne préjuge en rien de l’issue, trois questions sont posées par les autorités :

  1. Google oblige-t-il ou incite-t-il les fabricants de smartphones à préinstaller exclusivement les applications ou services de Google?
  2. Google empêche-t-il ces acteurs de développer et commercialiser des versions modifiées et potentiellement concurrentes d'Android ?
  3. Google a-t-il illégalement entravé ce marché en liant ou groupant ses services et applications distribués sur des appareils Android avec d'autres applications, services et/ou interfaces de programmation d'applications de son cru ?

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