Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil

Options d'affichage

Abonné

Actualités

Abonné

Des thèmes sont disponibles :

Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !

Le gouvernement refuse de donner la priorité aux logiciels libres

Le changement, c'est maintenu ?
Droit 3 min
Le gouvernement refuse de donner la priorité aux logiciels libres
Crédits : alphaspirit/iStock/Thinkstock

Alors que les participants à la consultation relative au projet de loi numérique ont massivement demandé à ce que l’État privilégie l’utilisation de logiciels libres au sein de l’administration, le gouvernement n’a – sans grande surprise – pas exaucé ce souhait partagé par plusieurs milliers d’internautes. Une « reculade » pour certains, le choix d'actionner d’autres leviers selon l’exécutif.

Parmi les dix propositions les plus populaires de cette opération auto-proclamée de « co-construction de la loi », trois avaient le même objet : promouvoir activement l’utilisation des logiciels libres par les pouvoirs publics (ministères, mairies, écoles, autorités administratives indépendantes, etc.). En somme, les administrations seraient ainsi tenues d’utiliser par principe des systèmes d’exploitation Linux et des programmes de type Libre Office, en lieu et place des traditionnels Windows et autres Word et Excel de Microsoft.

Aux yeux de l’April, l’association de promotion du logiciel libre (à l’origine de la seconde proposition), « les logiciels libres, de par le fait qu'ils peuvent être vérifiés et améliorés par tous, sont une brique de base pour construire une informatique qui soit au service des utilisateurs, donc des citoyens ». Les autres contributeurs mettaient eux aussi en avant l’importance de se protéger contre d’éventuelles portes dérobées qui pourraient permettre bien des choses, comme l’ont démontré les révélations d’Edward Snowden.

Le gouvernement promet des efforts « accrus » en matière de promotion du libre

Problème : la nouvelle version de l’avant-projet de loi numérique ne contient aucune disposition relative aux logiciels libres. Le gouvernement se justifie en affirmant haut et fort qu’il « souscrit pleinement au développement du logiciel libre et de son utilisation, notamment dans l’administration ». Sauf que l'exécutif « souhaite avant tout le faire par des mesures non législatives, par accompagnement sur le terrain et promotion des initiatives des administrations et des agents ». Les « efforts de promotion du logiciel libre seront accrus », promettent par ailleurs les autorités, laissant espérer « une révision de la circulaire [Ayrault] de 2012 » – toutefois conditionnée à « un bilan sur son impact ». Autrement dit, pas question pour l'instant de toucher à quoi que ce soit sur le plan juridique.

lemaire

Les espoirs de l’April reposent désormais sur les parlementaires

Au vu de l’adhésion qu’a suscitée sa proposition, la pilule a beaucoup de mal à passer du côté de l’April, d'autant plus que le numéro un de Microsoft a été reçu hier en grandes pompes par l'Élysée, où il a signé un chèque de plus de 80 millions d’euros. « Au niveau politique, se contenter d'actions de promotion, verbiage sans aucune contrainte, relève de l'inaction. Le gouvernement ne peut pas se défausser sur des agents publics, qui sans réel soutien, œuvrent chaque jour en faveur du logiciel libre. » Manuel Valls est au passage accusé de faire « fi de l'expression citoyenne ».

Raillant les « déclarations d’intention imprécises » de l'exécutif, l’organisation préfère s’en remettre aux parlementaires, dont elle espère qu’ils introduiront par voie d’amendement des dispositions répondant à « la nécessité, largement exprimée, d'une informatique loyale au service de l'intérêt général ». Certains se souviendront d’ailleurs que depuis 2013, l’enseignement supérieur utilise « en priorité » des logiciels libres, sur décision des députés et sénateurs (voir notre article).

Ces dispositions, alors inédites, avaient suscité pour mémoire la colère des professionnels du logiciel propriétaire. « Cette rédaction est très problématique pour l'écosystème numérique que nous représentons parce qu'elle introduit une discrimination injustifiée entre les différents acteurs du secteur face à la commande publique, en fonction de leurs modèles d'affaires et du type de licences ou de leurs modes de commercialisation » regrettaient à l’époque Jamel Labed, président de l’AFDEL, Guy Mamou-Mani, président du Syntec Numérique et Michel Cosnard, président directeur général de l’Inria.

288 commentaires
Avatar de Bylon INpactien
Avatar de BylonBylon- 11/11/15 à 11:07:17

Le logiciel libre, ça ne paye pas des gueuletons au restaurant !

Tous pourris et des corrompus par les Lobbies (qui ne payent pas d'impôts), une fois de plus, s'il fallait le prouver (mais ça fait longtemps que ce n'est plus à prouver en réalité).

Avatar de SebGF Abonné
Avatar de SebGFSebGF- 11/11/15 à 11:14:56

Personnellement je préférerais que le logiciel libre soit favorisé en reconnaissance de ses qualités et avantages plutôt que par une loi ou un lobby quelconque et au nom d'une idéologie quelconque. C'est juste du même niveau que de céder aux sirènes des commerciaux des gros éditeurs à coup de réductions et contrats en or (surtout pour l'éditeur).

Une décision politique est toujours une mauvaise décision car par définition, non réfléchie. Peu importe en faveur de quelle cause ça va.

M'enfin, je dois être utopiste.

Avatar de svoboda INpactien
Avatar de svobodasvoboda- 11/11/15 à 11:17:08

"d'autant plus que le numéro un de Microsoft a été reçu hier en grandes pompes par l'Élysée, où il a signé un chèque de plus de 80 millions d’euros."
l'April ne signe pas de chèques ?

Avatar de Zealotux INpactien
Avatar de ZealotuxZealotux- 11/11/15 à 11:25:27

Si ça peut nous éviter des Ubuntu sous Unity dans les facs d'informatique ça me va.

Le libre ok, mais le bon libre par pitié…

Avatar de after_burner INpactien
Avatar de after_burnerafter_burner- 11/11/15 à 11:25:33

"l'expression citoyenne"???

Qu'en pense ceux qui utilisent tous les jours les logiciels dans les secteurs visés. On leur a demander si ils voulaient favoriser de facto le libre?

Ça m'étonnerais quand même. Il ne faudrait pas parler au nom des autres non plus.

Avatar de gavroche69 Abonné
Avatar de gavroche69gavroche69- 11/11/15 à 11:26:29

Manuel Vals "love company", il ne cesse de le dire haut et fort...
Macron pense qu'il est bon que les jeunes rêvent de devenir milliardaires.
D'autre part il leur reste encore plein de cirage et de brosses à reluire pour cirer les pompes de leur ennemi sans visage "la finance"... :mdr2:

Édité par gavroche69 le 11/11/2015 à 11:26
Avatar de metaphore54 INpactien
Avatar de metaphore54metaphore54- 11/11/15 à 11:30:23

On ne combat pas un extrême par un autre. Il faut des critères objectifs et pas des critères mis sur une soit disant valeur morale.

Je suis pour une diversification pour avoir une certaine concurrence et et pousser à l'innovation.

Avatar de dandrz INpactien
Avatar de dandrzdandrz- 11/11/15 à 11:30:45

Il faut reconnaître qu'au boulot, je serai très frustré de devoir utiliser LibreOffice. Certes c'est tout à fait utilisable (notamment  à la maison) mais dans le cadre pro, on est 5 à 7 ans en retard sur MS Office. En revanche utiliser Firefox à la place de IE serait une bénédiction... marche pas avec Chorus :-(

Avant de me faire incendier par les gens de la secte, tous mes PC à la maison sont sous Linux. 

Avatar de seb2411 INpactien
Avatar de seb2411seb2411- 11/11/15 à 11:37:24

La priorité c'est surtout d'utiliser des formats de documents libre et standardisés. Pour les logiciels libre, pas forcément l'imposer, sauf dans les administration qui ont des responsabilité assez critique comme la défense.

Avatar de Okki Abonné
Avatar de OkkiOkki- 11/11/15 à 11:38:38

after_burner a écrit :

Qu'en pense ceux qui utilisent tous les jours les logiciels dans les secteurs visés. On leur a demander si ils voulaient favoriser de facto le libre?

En même temps, si t'écoutes la plupart des utilisateurs, pour qui l'informatique n'est qu'un outil et qui détestent le changement, devoir réapprendre, tout le monde serait resté bloqué sur Windows XP et MS Office 2003.

Il n'est plus possible de commenter cette actualité.
Page 1 / 29