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Une étude de l’OCDE souligne la faible efficacité des plans d’e-éducation

Ça sent l’ebook
Droit 3 min
Une étude de l’OCDE souligne la faible efficacité des plans d’e-éducation
Crédits : michaeljung/iStock/Thinkstock

À l’appui d’un volumineux rapport, l’OCDE met aujourd’hui en garde les États contre un recours trop important et mal maîtrisé aux tablettes et autres joujoux high-tech dans le cadre de leurs politiques éducatives. Selon l’organisation internationale, « l’école doit encore tirer parti des possibilités offertes par les nouvelles technologies dans les salles de classe afin (...) de doter chaque élève des compétences nécessaires pour évoluer dans le monde connecté d’aujourd'hui ».

Cette étude, menée par la très sérieuse Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), risque de jeter un sérieux froid alors que la France s’apprête à fournir des tablettes et ordinateurs portables à tous ses élèves de cinquième dans le cadre du grand plan pour le numérique à l’école. L’institution affirme en effet que « même les pays qui ont considérablement investi dans les technologies de l’information et de la communication (TIC) dans l’éducation n’ont enregistré aucune amélioration notable de leurs résultats aux évaluations PISA de compréhension de l’écrit, de mathématiques et de sciences ».

Le niveau des petits Français s’avère d’ailleurs plutôt meilleur que la moyenne en matière de nouvelles technologies, alors qu’aucune initiative d’ampleur n’a pour l’heure été déployée au niveau national. « En France, les élèves de 15 ans affichent une performance supérieure à la moyenne de l’OCDE à l’évaluation PISA de la compréhension de l’écrit électronique (511 points de score). Ils sont aussi légèrement meilleurs que la moyenne pour évaluer, lorsqu’ils lisent en ligne, quels sont les liens pertinents à suivre. Quand ils cherchent une information sur le web, seuls 12 % des élèves naviguent de manière très peu ciblée ou pas du tout – contre 15 %, en moyenne, dans les pays OCDE » indique ainsi un extrait relatif à l’Hexagone. On y apprend au passage qu’en 2012, il y avait environ un ordinateur pour trois élèves de 15 ans, ce qui se rapproche de la valeur médiane des États membres de l’OCDE.

Des résultats inférieurs pour les élèves qui utilisent trop les ordinateurs

L’OCDE retient que tous pays confondus, « les élèves utilisant modérément les ordinateurs à l’école ont tendance à avoir des résultats scolaires légèrement meilleurs que ceux ne les utilisant que rarement. Mais les élèves utilisant très souvent les ordinateurs à l’école obtiennent des résultats bien inférieurs, même après contrôle de leurs caractéristiques socio-démographiques ». Son rapport souligne également que « l’écart entre les élèves favorisés et défavorisés en compréhension de l’écrit électronique était très analogue aux différences de résultats à l’évaluation PISA traditionnelle de la compréhension de l’écrit, bien qu’une grande majorité d’élèves utilisent des ordinateurs, et ce quel que soit leur milieu d’origine ».

L’organisation en tire en conclusion que pour réduire les inégalités en matière de compétences numériques, les États « doivent commencer par renforcer l’équité de leur système d’éducation ». L’OCDE enfonce le clou : « Le fait de s’assurer que chaque élève atteigne un niveau de compétences de base en compréhension de l’écrit et en mathématiques contribuera davantage à l’égalité des chances dans notre monde numérique que le simple fait d’élargir ou de subventionner l’accès à des services et des appareils de haute technicité ».

C’est aussi un appel à davantage de pédagogie que lance l’institution. « La technologie est le seul moyen d’élargir au maximum l’accès à la connaissance. Pour concrétiser les promesses des TIC, les pays doivent investir plus efficacement dans ce domaine et faire en sorte que les enseignants soient aux avant-postes de l’élaboration et de la mise en œuvre de ce changement », commente en ce sens Andreas Schleicher, de la Direction de l’éducation de l’OCDE. Des propos qui interviennent quelques jours après que le ministère de l’Éducation nationale a annoncé une formation de trois jours pour les personnels éducatifs, en vue du plan pour le numérique à l’école (qui devrait pleinement prendre son envol à compter de la rentrée 2016).

85 commentaires
Avatar de Thoscellen Abonné
Avatar de ThoscellenThoscellen- 15/09/15 à 13:22:36

Autant j'ai trouvé idiot l'idée de fourger des tablettes aux gamins (en faisant payer les communes 'me semble) alors que c'est pas là le problème de l'éducation... Autant, j'me demande si ça va pas être intéressant, finalement.

Avatar de tmtisfree Abonné
Avatar de tmtisfreetmtisfree- 15/09/15 à 13:22:37

Ah le sous-titre :bravo:

Avatar de js2082 INpactien
Avatar de js2082js2082- 15/09/15 à 13:29:36

Une petit claque bien sentie à nos gouvernants qui veulent mettre des tablettes partout sans en démontrer une quelconque utilité.
 

 C'est hollande qui doit être content:fumer:

Avatar de sr17 INpactien
Avatar de sr17sr17- 15/09/15 à 13:31:54

Que les tablettes n'apportent rien, c'est évident : ce sont des outils de consommation, pas de création.

Par contre, sur la mesure de l'apport de la technologie, il faut faire attention aux critères de test utilisés.

La technologie apporte de nouvelles compétences qui ne peuvent pas être mise en lumière par un test basé sur des critères anciens.

Édité par sr17 le 15/09/2015 à 13:32
Avatar de DHKold INpactien
Avatar de DHKoldDHKold- 15/09/15 à 13:36:50

Je me pose tout de même la question du lien de causalité entre l'utilisation d'ordinateur à l'école et résultats. Même en ayant écarté les critères socio-démographiques, qu'est-ce qui indique que c'est l'utilisation du PC qui est la cause de résultats moindres et non l'inverse ou un facteur commun?

Il faudrait faire l'expérience deux fois avec les mêmes élèves, avec et sans utilisation de PC.

Et voir peut-être aussi quel genre d'utilisation. Jeux, programmes spécifiques, surf?

Avatar de sr17 INpactien
Avatar de sr17sr17- 15/09/15 à 13:38:24

Le fait de s’assurer que chaque élève atteigne un niveau de compétences de base en compréhension de l’écrit et en mathématiques contribuera davantage à l’égalité des chances dans notre monde numérique que le simple fait d’élargir ou de subventionner l’accès à des services et des appareils de haute technicité

Et si ces personnes réalisaient que l'informatique bien utilisée peut être un fabuleux outil pédagogique pour améliorer la compréhension des mathématiques et d'améliorer l'expression.

Pour moi, ce genre de commentaire est typique de gens qui n'ont pas encore compris comment se servir des ordinateurs d'un point de vue pédagogique.

Mais ils ont raison sur un point. C'est qu'il ne suffit pas de payer des ordinateurs et encore moins des tablettes et d'attendre que "ça se fasse tout seul".

Avatar de Donyme INpactien
Avatar de DonymeDonyme- 15/09/15 à 13:39:35

sr17 a écrit :

Que les tablettes n'apportent rien, c'est évident : ce sont des outils de consommation, pas de création.

Par contre, sur la mesure de l'apport de la technologie, il faut faire attention aux critères de test utilisés.

La technologie apporte de nouvelles compétences qui ne peuvent pas être mise en lumière par un test basé sur des critères anciens.

Ce n'est pas un troll, quelle compétence apporte la possession d'une tablette, et l'usage que l'on peut en faire ?

Avatar de HarmattanBlow INpactien
Avatar de HarmattanBlowHarmattanBlow- 15/09/15 à 13:45:11

Voilà qui (n') est (pas) surprenant.

Je suis convaincu que les NTIC n'ont d'intérêt dans l'éducation que ponctuellement, pour l'apprentissage de la recherche de connaissances ou parce que l'on a une application très efficace pour transmettre un savoir donné.

Même la soi-disante motivation accrue des élèves ne dure à mon avis que le temps de la nouveauté, après quoi le manque de contraste des tableaux blancs et les difficultés d'ordre technique l'emportent.

L'essentiel est ailleurs.

Avatar de sr17 INpactien
Avatar de sr17sr17- 15/09/15 à 13:48:12

DHKold a écrit :

Je me pose tout de même la question du lien de causalité entre l'utilisation d'ordinateur à l'école et résultats. Même en ayant écarté les critères socio-démographiques, qu'est-ce qui indique que c'est l'utilisation du PC qui est la cause de résultats moindres et non l'inverse ou un facteur commun?

Il faudrait faire l'expérience deux fois avec les mêmes élèves, avec et sans utilisation de PC.

Et voir peut-être aussi quel genre d'utilisation. Jeux, programmes spécifiques, surf?

Si on réfléchit un peu, il est logique que ceux qui font énormément d'informatique deviendront plus fort en informatique et moins bons dans d'autres domaines.

Est ce qu'on s'émeut qu'un gars qui passe tout son temps sur des maths soit rarement bon dans d'autres domaines ?

Avatar de jethro INpactien
Avatar de jethrojethro- 15/09/15 à 13:51:37

sr17 a écrit :

Si on réfléchit un peu, il est logique que ceux qui font énormément d'informatique deviendront plus fort en informatique et moins bons dans d'autres domaines.

Est ce qu'on s'émeut qu'un gars qui passe tout son temps sur des maths soit rarement bon dans d'autres domaines ?

Rarement?
 Aux concours des grandes écoles d'ingé, les candidats ont souvent un niveau en math/physique comparable
 La sélection se fait sur d'autres matières.
 
 
 

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