Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil

Options d'affichage

Abonné

Actualités

Abonné

Des thèmes sont disponibles :

Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !

Les ministères (encore une fois) priés de dévoiler leurs dépenses en logiciels

Saison 3, par Isabelle Attard
Droit 4 min
Les ministères (encore une fois) priés de dévoiler leurs dépenses en logiciels
Crédits : Assemblée nationale

Isabelle Attard ne lâche pas le morceau. La députée (ex-EELV) vient de demander pour la troisième fois aux différents ministères de dévoiler leurs dépenses en logiciels, alors que l’exécutif s'était montré jusqu'ici relativement discret sur ce dossier...

C’est une salve de 17 questions écrites que lance aujourd’hui l’élue du Calvados : une pour chaque ministre de plein exercice du gouvernement Valls (Économie, Défense, Justice, Intérieur, Santé, etc.), plus une dernière pour le locataire de Matignon. Tous sont invités à présenter les suites données à la circulaire Ayrault de 2012, qui place sur un même pied d’égalité logiciels libres et propriétaires. Plus concrètement, Isabelle Attard voudrait savoir :

  • Si des « études d'opportunités de migration de logiciels » ont été menées par l’administration, et si ce critère a été intégré dans les appels d'offres.
  • S’il y a des projets en cours de migration de logiciels propriétaires vers des logiciels libres (de Microsoft Office à Libre Office par exemple).
  • Si des « sources de logiciels développés en interne ou par un prestataire » ont été mis à disposition des ministères et des administrations qui en dépendent.

La parlementaire demande enfin à connaître « le montant des dépenses en logiciel, en distinguant les logiciels propriétaires des libres, au sein [de chaque] ministère et des administrations qui en dépendent, pour chaque année de 2008 à 2014 ».

Isabelle Attard confrontée au silence de certaines administrations

Ces questions ont un petit goût de réchauffé dans la mesure où ce sont sensiblement les mêmes que celles posées en mai 2013 au gouvernement Ayrault, puis en juin 2014 au (premier) gouvernement Valls. Isabelle Attard en profite en fait chaque année pour demander les chiffres de l’année précédente. Le tableau ci-dessous retrace d’ailleurs les quelques informations glanées suite aux demandes d’il y a deux ans.

Tableau dépenses des ministères en 2013

L’année dernière, la salve de questions de la députée s’était cependant révélée bien moins fructueuse... Huit ministères (sur dix-sept) n’ont d’ailleurs toujours pas donné de réponse à l’élue, en dépit de ses multiples relances : Éducation nationale, Culture, Justice, Finances, Économie (et Numérique), Santé, Jeunesse et sports ainsi que Fonction publique.

Des interrogations « pas faciles à cerner » selon la DISIC

Les éléments transmis par les administrations ayant davantage joué le jeu se sont quant à eux avérés décevants... Le ministère du Logement expliquait ainsi la semaine dernière que l'évaluation de la mise en œuvre de la circulaire Ayrault faisait l'objet « de travaux interministériels visant à mesurer, en volume et en valeur, l'évolution de l'usage des logiciels libres et propriétaires, grâce à un ensemble d'indicateurs rassemblés dans un tableau de bord ». Sauf que si la conception cet outil a débutée « au cours du premier semestre 2014 », sa « finalisation » nécessitait « encore des travaux sur la seconde partie de l'année [2014, ndlr] », selon l’exécutif. Résultat, Isabelle Attard n’a eu droit qu’à une vague « évaluation » des logiciels acquis par l'État dans son ensemble (administrations centrales et déconcentrées) sur la période 2008-2013 : 241 millions d’euros en 2008, 297 en 2009, 266 en 2010, 308 en 2011, 219 en 2012, et 207 en 2013.

En octobre dernier, le ministère de la Défense promettait pourtant à la députée que la mise en œuvre de ce tableau de bord permettrait d’apporter « une réponse complète à sa question », sous-entendu ultérieurement et avec bien plus de précisions. Jacques Marzin, le numéro un de la Direction interministérielle des systèmes d'information et de communication de l’État (DISIC), nous assurait d’ailleurs il y a quelques mois, au travers d’une interview, que ses services étaient « en train de préparer la réponse [aux] dernières questions » d’Isabelle Attard. Voici ce qu’il nous expliquait à cet égard :

« Les interrogations qu'elle soulève ne sont pas faciles à cerner. Nous savons combien coûtent les logiciels propriétaires, puisqu'il suffit de cumuler le coût des licences – bien que ça suscite quelques approximations, notamment quand les licences sont intégrées dans le matériel, comme pour tous les PC sous Windows. Mais quand on parle de calculer le coût d'un logiciel libre... Moi, calculer le coût d'un logiciel gratuit, j'ai un peu du mal ! Entre le support qui est souvent éclaté et le temps de travail des agents, c’est très complexe. D’autant que nous ne disposons pas à l’échelle de l’État de paie analytique qui permettrait de décompter les ETPT attachés à la maintenance de souches libres.

Je peux par contre parler de taux de pénétration du libre, puisque nous mettons progressivement en place des indicateurs traduisant son utilisation, segment par segment. 60 % des fonctionnaires de l'État utilisent des outils de communication libre (mails, agenda, contacts...). Je suis capable de vous dire combien coûtent les 40 % restants qui utilisent du Microsoft. Mais pas en détail combien coûte le libre à l'administration. »

En théorie, les ministères interrogés disposent de deux mois pour répondre à Isabelle Attard. À l’heure où le gouvernement n’a de cesse de vanter les mérites de la transparence et de l’Open Data, un nouveau silence de la part de l’exécutif paraîtrait paradoxal, d’autant que le Premier ministre a parfois fait référence au logiciel libre lors de ses récents discours... Certains noteront cependant que cela n'a pas empêché les ministères sociaux (Santé, Travail...) de conclure l'année dernière avec Microsoft un contrat « Open Bar » de plus de 11 millions d'euros, subséquent au célèbre marché passé un peu plus tôt par le ministère de la Défense.

59 commentaires
Avatar de Wakkun INpactien
Avatar de WakkunWakkun- 01/09/15 à 08:22:58

"Le tableau ci-dessous retrace d’ailleurs les quelques informations glacées suite aux demandes d’il y a deux ans." Elles ont quel goût les informations glacées ? :D Là aussi c'est Open Bar ?  

 Plus sérieusement, c'est toujours intéressant de savoir où va notre argent. 

Avatar de detlef INpactien
Avatar de detlefdetlef- 01/09/15 à 08:28:53

et dire que la ou je suis en apprentissage ( établissement public à caractère administratif comme ils disent si bien) on va passer de LibreOffice a Microsoft office et de Thunderbird a Outlook :reflechis:

Avatar de picatrix INpactien
Avatar de picatrixpicatrix- 01/09/15 à 08:29:03

y a pas à dire : ça coute cher open office :francais:

Avatar de sum0 INpactien
Avatar de sum0sum0- 01/09/15 à 08:29:53

M$ a arrosé les ministères de combien pour utiliser leurs logiciels?

Avatar de octopilami Abonné
Avatar de octopilamioctopilami- 01/09/15 à 08:30:54

Quand on veut mieux gérer son budget, on commence par répertorier ce que l'on dépense non ?
Rien qu'avec ce petit exercice on voit tout de suite qu'il y a du travail dans beaucoup de ministères pour arriver à une gestion efficace du budget.

On doit avoir aussi le cas de ceux qui savent ce qu'ils dépensent, mais qui veulent éviter les questions qui dérangent :)

Avatar de anonyme_a6c552c5fb4282d70e634ed16d39416a INpactien

Si seulement il n'y avait que lui à faire dans le payant...

Avatar de Xavier.B INpactien
Avatar de Xavier.BXavier.B- 01/09/15 à 08:31:22

Oups... ! Merci du signalement (probablement une envie de Magnum ou autre délice sucré :D).

Avatar de MdMax INpactien
Avatar de MdMaxMdMax- 01/09/15 à 08:32:45

Comment a été justifié ce choix et comment le budget a été trouvé pour cette lourde migration ?

Avatar de Agent Orange INpactien
Avatar de Agent OrangeAgent Orange- 01/09/15 à 08:41:00

Le logiciel propriétaire est l'émanation d'une industrie qui soutient (et profite) de l'économie de la rente. On attendrait logiquement d'un gouvernement socialiste qu'il prenne ouvertement et clairement parti pour une économie du logiciel qui privilégie le revenu du travail.
Le logiciel libre est gratuit (définitivement) une fois qu'il est payé [dixit François Elie, Président de l'ADULLACT - (Association des Développeurs et des Utilisateurs de Logiciels Libres pour les Administrations et les Collectivités Territoriales.) dans « Économie du logiciel libre » - Éditions Eyrolles - 2008.

Ces guignols sont soit bêtes comme leurs pieds ou corrompus jusqu'à la moëlle ! :reflechis:

Avatar de detlef INpactien
Avatar de detlefdetlef- 01/09/15 à 08:42:48

a vrais dire je ne sais pas trop la raison qui pousse a changement

de ce que j'ai pus comprendre nous devenons indépendant du MEDDE (en particulier niveau informatique avec notre propre réseaux) et donc de mon point de vus, c'est pour la différenciation ... (bon certes également pour les quelque incompatibilité avec les collaborateur extérieur qui bosse sur du MS Office du fait des quelque soucie avec les tableur en particulier)

pour le SI dans le quel je suis cela est plutôt contre productif (voir même totalement) car la grande majorité du utilisateur ne se plein pas de LibreOffice ni de Thunderbird qui font parfaitement le boulot et cela va engendré des frais tellement important ...

EDIT : et pour le budget je ne sais pas du tout d’où vont sortir ces milliers d’euros ...

Édité par detlef le 01/09/2015 à 08:43
Il n'est plus possible de commenter cette actualité.
Page 1 / 6