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Anti-trust : Google juge « inexactes » les accusations de Bruxelles

Moteur de recherche d'explications
Droit 4 min
Anti-trust : Google juge « inexactes » les accusations de Bruxelles
Crédits : PaulGrecaud/iStock/Thinkstock

Hier en fin de journée, Google a fait savoir qu’il avait répondu aux griefs adressés en avril 2015 par la Commission européenne. Le moteur, qui fait face à un risque d’amende de 10 % de son chiffre d’affaires, estime totalement inexactes les accusations européennes.

« Notre réponse faite aujourd’hui explique pourquoi ces allégations sont inexactes et pourquoi nous croyons que Google améliore le choix des consommateurs européens et offre de précieuses opportunités aux entreprises de toute taille ». L’entreprise américaine ne publie pas publiquement l’intégralité de cette réponse, mais dans un message posté sur l’un de ses blogues, Ken Walker, son vice-président senior et directeur juridique revient sur les critiques adressées par Bruxelles : Google détournerait le trafic vers les boutiques en ligne, en profitant de ses publicités payantes placardées sur sa page d’accueil. Pour lui, cependant, c’est faux : la Commission ne tient par exemple pas compte du bénéfice tiré par les consommateurs ou les annonceurs de ces services en ligne. Pire, elle ne fournit aucune « théorie légale claire » pour étayer ses reproches.

Un traitement trop favorable aux services Google

Retour à l’enquête ouverte en novembre 2010. La Commission européenne avait estimé que « Google réservait systématiquement un traitement favorable à son comparateur de prix (actuellement appelé « Google Shopping ») dans ses pages de résultats de recherche générale, par exemple en mettant Google Shopping en exergue à l'écran. Ce faisant, elle risque par conséquent de détourner artificiellement le trafic des services de comparaison de prix concurrents et d'empêcher ces services de lui faire concurrence sur le marché ». Les craintes de Bruxelles ? Que les consommateurs n’aient que les services Google scotchés sur leurs rétines, et mécaniquement, pas ceux des acteurs tiers.

En guise de bouclier, Google a déposé sur les bureaux de la Commission des données visant à démontrer que les agrégateurs d’achat concurrents, comme Amazon ou eBay, continuent d’atteindre les consommateurs. « Google a délivré plus de 20 milliards de clics gratuits aux agrégateurs durant les dix dernières années dans les pays mis en cause dans le dossier européen, avec un trafic toujours gratuit, qui a augmenté de 277 % ». Le moteur ajoute qu’il s’est lui aussi adapté à cet essor, en modifiant le format des annonces sur sa page d'accueil, en aiguisant ses algorithmes pour maximiser leur pertinence, et en introduisant Google Shoping en 2012. Dans tous les cas, il réfute d’y voir la moindre trace anticoncurrentielle. Dans l’esprit du géant de la recherche, il s’agit simplement d’améliorer la qualité des annonces et faciliter le quotidien des consommateurs, point.

Google refuse de mélanger ses services avec ceux des concurrents

Mais ceci ne répond techniquement aux reproches de l’instance européenne selon lesquels « Google Product Search et Google Shopping ont connu un taux de croissance plus élevé, au détriment des services de comparaison de prix concurrents ». Mieux, « Google devrait traiter son propre service de comparaison de prix de la même manière que celui de ses concurrents » avait recommandé la Commission, le 15 avril 2015. Pour les autorités de la concurrence, « cela n’affecterait ni les algorithmes appliqués par Google, ni la manière dont cette dernière conçoit ses pages de résultats de recherche, mais lorsque Google affichera des services de comparaison de prix en réponse à la requête d’un utilisateur, le ou les services les plus pertinents apparaîtront dans les pages de résultats de recherche de Google ».

« Nous avons exposé dans notre réponse qu’une telle solution menacerait la qualité et la pertinence de nos résultats » repousse sans détails, Ken Walker. Google s’est pour l’occasion offert les précieux conseils de Bo Vesterdorf, l’ancien président du Tribunal de première instance à la Cour de Justice de l’Union européenne, dont un rapport annexé à la réponse apporte une analyse juridique pour démonter les suggestions de Bruxelles.

Google fait face à une coquette amende pouvant atteindre un maximum de 10% de son chiffre d’affaires, soit une douloureuse prune de 6 milliards d'euros selon les données de 2014. « Les 10 % du chiffre d’affaires sont un maximum qui ne sera très probablement pas atteint, tout simplement parce que le calcul final est assis sur un montant de base équivalent au chiffre d’affaires affecté par la pratique, donc ici les activités liées à Google Shopping » nous avait cependant expliqué Maitre Alexandre Lacresse, avocat et ancien rapporteur à l’Autorité de la concurrence. 

Google, Alphabet et le risque de démantèlement

Ce dossier se poursuit alors que Google a annoncé le 10 août qu’il allait revoir l’intégralité de sa structure sociétale. Elle a décidé de se restructurer en une holding, Alphabet, qui agréera une collection de sociétés, dont Google (moteur, YouTube, Maps, la publicité), Google Ventures et Google Capital, spécialisées dans l’investissement, Nest (les objets connectés), Fiber (la fibre optique), etc.

Une telle réorganisation a le mérite de prévenir tout risque de démantèlement dans les dossiers antitrusts planants aux États-Unis, comme le rappelle un chercheur en sciences de gestion dans Les Échos. Cependant, dans tous les cas, Alphabet devrait être sans conséquence sur le risque d’amende qui pèse en Europe, laquelle ausculte les potentiels déjà dommages subis par les concurrents.

65 commentaires
Avatar de Mihashi Abonné
Avatar de MihashiMihashi- 28/08/15 à 08:36:21

Commission a écrit :

« Google devrait traiter son propre service de comparaison de prix de la même manière que celui de ses concurrents »

Google a écrit :

« Une telle solution menacerait la qualité et la pertinence de nos résultats »

Quelle mauvaise foi :incline:

Avatar de flagos_ INpactien
Avatar de flagos_flagos_- 28/08/15 à 08:38:04

Alors j'aime beaucoup NXI, mais dans cette histoire vous n'êtes pas neutre. Votre business model repose entre autre sur un comparateur de prix, qui comme tous les autres, à morfle suite à Google Shopping.

Google à lancé Shopping en faisant le constat que les recherches de produits de la part d'éventuels acheteurs étaient trustes par les comparateurs de prix, dont la stratégie consiste bien souvent, comme vous, à s'acoquiner avec un titre de presse, histoire de faire monter son page rank.

Le résultat ? Quand on recherche un produit, difficile de trouver un commerçant en direct et on se retrouve à devoir regarder au travers d'un comparateur de prix qui ne compare que les commerçants qui ont accepté de se faire tondre.

La stratégie de Google, à été d'orienter les consommateurs vers les sites de e commerce et de proposer un comparateur de prix gratuit (avant que l'europe ne vienne mettre son nez en tous cas) a été une vraie bonne décision pour que les commerçants arrêtent de se faire plumer.

C'est ce que Google explique dans son document, mais vu que vous êtes parti prenante, je tenais à éclaircir tout ça. Et moi aussi je suis parti prenante, j'ai eu à gérer un site de e commerce.

Avatar de Konrad INpactien
Avatar de KonradKonrad- 28/08/15 à 08:38:10

Mihashi a écrit :

Quelle mauvaise foi :incline:

C'est clair : « Désolés d'être les meilleurs... » :mdr:

Avatar de flagos_ INpactien
Avatar de flagos_flagos_- 28/08/15 à 08:40:55

Mihashi a écrit :

Quelle mauvaise foi :incline:

Et non. Je n'ai jamais été content d'atterrir sur un comparateur de prix payant, dont je sais très bien que tous les commerçants n'y sont pas.

J'ai toujours trouve en tant que consommateur qu'il était plus pertinent de tomber sur le commerçant directement. Google l'explique dans son document mais la retranscription est un peu partielle..

Avatar de tomahawk67 Abonné
Avatar de tomahawk67tomahawk67- 28/08/15 à 08:44:37

flagos_ a écrit :

La stratégie de Google, à été d'orienter les consommateurs vers les sites de e commerce et de proposer un comparateur de prix gratuit (avant que l'europe ne vienne mettre son nez en tous cas) a été une vraie bonne décision pour que les commerçants arrêtent de se faire plumer.

 Désolé mais Google Shopping n'est absolument pas gratuit pour les marchands (il l'était certes au début). C'est à l'enchère et les commerçants se font tout autant voire plus tondre dessus que sur les autres comparateurs de prix.

Avatar de picatrix INpactien
Avatar de picatrixpicatrix- 28/08/15 à 08:44:55

flagos_ a écrit :

Et non. Je n'ai jamais été content d'atterrir sur un comparateur de prix payant, dont je sais très bien que tous les commerçants n'y sont pas.

J'ai toujours trouve en tant que consommateur qu'il était plus pertinent de tomber sur le commerçant directement. Google l'explique dans son document mais la retranscription est un peu partielle..

c'est simple : il suffit de faire un comparateur de comparateurs de prix :francais:

Avatar de flagos_ INpactien
Avatar de flagos_flagos_- 28/08/15 à 08:45:55

tomahawk67 a écrit :

 Désolé mais Google Shopping n'est absolument pas gratuit pour les marchands (il l'était certes au début). C'est à l'enchère et les commerçants se font tout autant voire plus tondre dessus que sur les autres comparateurs de prix.

Quand l'Europe à commence à regarder tout ça, il était gratuit. C'est bien dommage qu'il ne le soit pas resté.

Et dans les 2 cas, j'ai trouvé ça trop cher.

Avatar de tomahawk67 Abonné
Avatar de tomahawk67tomahawk67- 28/08/15 à 08:50:29

flagos_ a écrit :

Quand l'Europe à commence à regarder tout ça, il était gratuit. C'est bien dommage qu'il ne le soit pas resté.

C'est toute la stratégie de Google:
Gratuit au départ pour attirer tous les commerçants --> Ils font un fric monstre grâce à cette nouvelle source de trafic, ils sont bien contents.
Puis Google passe le service en payant une fois les commerçants bien dépendants --> ils sont quasiment forcés d'y rester pour ne pas perdre en trafic et CA.
 
 Bien entendu Google déférence les autres comparateurs pour que les marchands soient d'autant plus forcés de rester sur Google Shopping. Du grand art!
 
 

Avatar de flagos_ INpactien
Avatar de flagos_flagos_- 28/08/15 à 08:56:40

En fait, dans cette histoire, il y a 2 choses:

  • Google flingue le page rank des comparateurs de prix

  • Google lancé son comparateur de prix simultanément, gratuit dans un premier temps.

    Les comparateurs se sont jamais remis du premier point et c'est tant mieux. Ils n'étaient ni pertinents pour l'utilisateur, ni pour le commerçant. Bien évidemment, comme les comparateurs de prix travaillent avec la presse sur internet pour augmenter le précieux PR, ils n'ont pas hésite à faire monter le bad buzz...

    Par contre, le deuxième point est clairement plus criticable. Déjà il existait des comparateurs de prix gratuits (pas beaucoup, soyons honnêtes) qui n'étaient pas à armes égales. Ensuite quand Shopping est devenu payant, la je suis assez d'accord que Google est devenu assez malhonnête.

Avatar de MuadJC INpactien
Avatar de MuadJCMuadJC- 28/08/15 à 08:56:42

flagos_ a écrit :

moi aussi je suis parti prenante, j'ai eu à gérer un site de e commerce.

Vu le contenu de ton texte, c'est ce que j'allais te répondre.

Nxi semble à mes yeux simplement décrire la situation, avec les arguments des deux camps.

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