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Twitter contraint Politwoops à oublier les tweets politiques supprimés

Droit à l’oubli > Devoir de mémoire
Internet 3 min
Twitter contraint Politwoops à oublier les tweets politiques supprimés
Crédits : iStock/ThinkStock

Twitter vient de désactiver l’API (interface de programmation ou Application Programming Interface) de Politwoops et Diplotwoops. Ces deux outils avaient pour mission de se souvenir des tweets effacés par les élus d’une trentaine de pays. Un choix regrettable pour les auteurs des deux projets.

Un politicien qui se déleste d’un tweet, se ravise et efface sa trace jugée finalement nauséabonde, inopportune ou mal calibrée... L’histoire de Twitter pullule d’exemples. Heureusement, Politwoops est l’heureuse initiative qui surveille les profils des eurodéputés, mais également les gazouillis laissés par les parlementaires d’une trentaine de pays. Elle scrute donc ce qui est posté pour mettre en avant les messages effacés par leurs auteurs. Officialisé en 2012, cet aiguillon mémoriel, utilisé notamment par les journalistes, a été doublé en 2014 par Diplotwoops. Une version surveillant les piaillements des ambassadeurs et autres diplomates.

Seulement ces deux outils agacent visiblement Twitter. L’Open State Foundation, qui avait lancé les premières pierres de Politwoops en 2010, vient en effet d’indiquer que le réseau social avait finalement suspendu l’accès à l’API Twitter dans l’ensemble des pays concernés, soit la France, la Grèce, l’Irlande, la Corée du Sud, l’Allemagne, la Tunisie, la Turquie, le Vatican et bien d’autres encore.

La terreur des tweets irrévocables

En guise de justification, Twitter a fait état à l’OSF d’une « délibération interne réfléchie » prenant en compte « un certain nombre de facteurs ». Selon le courrier reçu par l’éditeur, le réseau social a expliqué le fond de sa pensée : « imaginez combien il peut être angoissant – et même terrifiant – si poster des tweets était immuable et irrévocable ? Aucun utilisateur ne mérite cette capacité plus qu’un autre. La suppression d’un tweet est en effet l’expression d’un choix de l’utilisateur. »

La fondation ne partage évidemment pas l’analyse. « Ce que les élus disent publiquement est d’intérêt public. Même lorsque les tweets sont supprimés, cela reste une part de l’histoire parlementaire. (…) On ne parle pas de fautes de frappe, mais d’un aperçu unique sur la façon dont les messages des élus peuvent changer sans préavis » soutient Arjan El Fassed, directeur de l’OSF. Selon l’organisation, le public a le droit, garanti par de nombreuses constitutions, d’accéder aux informations qui ont été temporairement disponibles à tous.

Même regret chez la Sunlight Foundation, laquelle portât Politwoops aux États-Unis : la décision de Twitter rappelle « qu’Internet n’est pas vraiment une place publique. Nos conversations partagées s’établissent de plus en plus dans des jardins clos privés et gérés », encadrés par de sèches règles privées.

Ce coup de ciseau n’est pas une première. En mai dernier déjà, les versions américaines de ces sites avaient justement été coupées par Twitter, celui-ci ayant désormais imposé mondialement ce droit à l’oubli. 

Pas de censure, mais l'application des termes du contrat

Dans un communiqué, le service en ligne explique d’ailleurs que les API exploitant cette fonctionnalité d’archivage ne sont pas conformes aux conditions générales d’utilisation de Twitter, son principal souhait étant de respecter « la voix de nos utilisateurs dans notre produit et la  plateforme. »

Dans les termes du contrat liant les développeurs, ceux-ci s’engagent en effet à respecter l’intégrité du réseau et spécialement à « répondre rapidement aux changements de contenu rapportés via l’API Twitter, dont l’effacement ou la modification du statut (public ou protégé) des tweets ». 

En clair, la décision de Twitter est en pleine conformité avec les dispositions contractuelles acceptées par les développeurs. D’un point de vue factuel, toutefois, elle vient à rebours du besoin des internautes, pas seulement des journalistes, de se souvenir des paroles publiques des élus : l’élu est certes un citoyen comme un autre, mais sa fonction politique est engageante pour l’avenir de la société.

Politwoops, en quête d'alternative, diffuse déjà l'intégralité des archives des tweets supprimés (fichier .csv). En toute évidence, Twitter ne pourra pas arrêter le courant marin avec son épuisette technico-juridique. La réaction des utilisateurs est suffisamment vive pour alpaguer les propos fleuris via une simple capture d’écran. Et Twitter n’a (heureusement) pas les moyens d’éradiquer cette fonctionnalité de tous les claviers du monde.

85 commentaires
Avatar de Mr.Nox INpactien
Avatar de Mr.NoxMr.Nox- 25/08/15 à 08:30:43

On en viendrait à se dire que certains sont venus taper à la porte de Twitter.

Avatar de atomusk INpactien
Avatar de atomuskatomusk- 25/08/15 à 08:34:48

Pour le coup, c'est en effet un "détournement" des clauses de l'API de Twitter ... pour le coup, au lieu de "refleter l'image actuelle de twitter", ils font justement exactement le contraire : récupérer les suppressions ... 
 
Donc, pour le coup la suppression est, de mon point de vue, "pas choquante" ... après, c'est en effet dommageable par rapport au service rendu de l'outil ... maintenant ça ne les empêchera pas non plus de faire fonctionner le service en exploitant de manière plus discrète leur "nouvelle" API key  ... mais demander à Twitter de cautionner un détournement de leur API ... 

Avatar de wanou2 Abonné
Avatar de wanou2wanou2- 25/08/15 à 08:47:53

ça m'arrive de dire des conneries sur twitter... (conforme à la loi, non discriminant, non offensant juste une connerie) et ça me ferait chier qu'on s'amuse à les déterrer alors que je les ai supprimé. On tombe dans une course à la transparence qui tient au voyeurisme le plus poisseux...
 
Mais bon les tenants de la transparence absolue (à peu près les mêmes qui sont prêt à se foutre une puce d'identification dans le c**) vont encore pousser des cris d’orfraies !

Avatar de wheelman Abonné
Avatar de wheelmanwheelman- 25/08/15 à 08:49:49

Assez d'accord, ces api ressemblaient assez à une mise sur écoute téléphonique par les journalistes. ces derniers n'aiment pas vraiment qu'on leur fasse la même chose. Et puis le droit à l'oubli est valable pour tous, y compris les politiques.

Avatar de digital-jedi Abonné
Avatar de digital-jedidigital-jedi- 25/08/15 à 09:02:14

Normal. Next.
Ca nous arrive à tous de publier un truc sur un forum et de supprimer le message ensuite pour le reprendre ou le ré-écrire (corriger le ton, la forme, une idée exprimée, une réaction, etc).
Ainsi, une personne politique reste humaine et peut réagir à chaud puis se dire 3 minutes après : "houla, j'ai été con sur le coup, j'avais pas pensé à cela." Et dans notre ère de la communication, ça ne pardonne pas. De toute façon, si ça doitt clasher, en général, l'info du twitt est directe reprise dans des news OMG WTF LOL.

Avatar de Freeben666 Abonné
Avatar de Freeben666Freeben666- 25/08/15 à 09:05:36

C'est Twitter, pas le Journal Officiel. Que les politiques suppriment leurs bourdes s'ils le souhaitent.

Avatar de ike INpactien
Avatar de ikeike- 25/08/15 à 09:07:21

Non ce cas, là tu peux argumenter, ou rajouter des postscriptums à travers de nouveaux message. Pour moi, internet est à l'image d'un courrier, "Les paroles s'envolent, les écrits restent.". Si au lieu d'être dans l'instantané, on prenait le temps de poser des bases, on évite justement d'écrire des conneries lors d'un premier jet.

Avatar de Jean Sébastien Gwak INpactien
Avatar de Jean Sébastien GwakJean Sébastien Gwak- 25/08/15 à 09:13:20

digital-jedi a écrit :

Normal. Next.
Ca nous arrive à tous de publier un truc sur un forum et de supprimer le message ensuite pour le reprendre ou le ré-écrire (corriger le ton, la forme, une idée exprimée, une réaction, etc).
Ainsi, une personne politique reste humaine et peut réagir à chaud puis se dire 3 minutes après : "houla, j'ai été con sur le coup, j'avais pas pensé à cela." Et dans notre ère de la communication, ça ne pardonne pas. De toute façon, si ça doitt clasher, en général, l'info du twitt est directe reprise dans des news OMG WTF LOL.

Des humains certes, mais aussi des politiques. Et de ce fait, ça pourrait être bien qu'ils se foutent dans le crâne que c'est pas parce que c'est Twitter (Ou tout autres médias autre que le journal officiel) qu'ils peuvent se permettre d'écrire toute la merde du monde. Que ce soit à chaud ou à froid. Personnellement, quand j'ai une réaction à chaud, j'évite justement d'aller poster quoique ce soit justement pour avoir un minimum de recul.
 
 Toujours est-il que je ne cautionne pas forcément non plus ce que faisait Politwoops. Bien entendu que l'on fait tous des bourdes, mais ça pourrait être bien que nos fameux politiques fassent attention et prennent du recul.

Avatar de digital-jedi Abonné
Avatar de digital-jedidigital-jedi- 25/08/15 à 09:13:26

Dans ce cas, tu es contre le droit à l'oubli demandé à Google. Et/ou tu es contre le fait de pouvoir supprimer un message sur un forum quel qu'il soit (par exemple celui de NXI).

Avatar de patos Abonné
Avatar de patospatos- 25/08/15 à 09:16:54

wheelman a écrit :

Assez d'accord, ces api ressemblaient assez à une mise sur écoute téléphonique par les journalistes. ces derniers n'aiment pas vraiment qu'on leur fasse la même chose. Et puis le droit à l'oubli est valable pour tous, y compris les politiques.

La différence, c'est que le politicard est un personnage publique élu directement ou non pas le peuple. Tout ce qu'il pense/dit/fait pendant son mandat, appartient au peuple.
 
C'est dans cette optique que les autres disent: "non, on ne doit pas pouvoir supprimer ce que dit un politicard".

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