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Le CNNum invite le gouvernement à donner la priorité aux logiciels libres

Losing my religion
Droit 4 min
Le CNNum invite le gouvernement à donner la priorité aux logiciels libres
Crédits : alphaspirit/iStock/Thinkstock

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le rapport remis jeudi à Manuel Valls, et qui se présente comme le fruit de plus de cinq mois de concertation citoyenne, prend clairement position en faveur du logiciel libre. Dans le sillon d'un précédent rapport sénatorial, le Conseil national du numérique préconise en effet de « mobiliser le levier de la commande publique pour mettre en avant des exigences d’interopérabilité, de standards ouverts et d’accès au code source ».

L’objectif ? « Donner la priorité aux logiciels libres » dès lors qu’il y a achat public – un peu sur le modèle de ce qui a été inscrit dans la dernière loi sur l’enseignement supérieur. L’institution propose plus concrètement d’intégrer dans les cahiers des charges des appels d’offres « les fonctionnalités et avantages propres aux solutions libres et open source, telles que l’accès au code source, l’auditabilité du code (notamment la possibilité de réduire les failles de sécurité), la liberté d’étudier le fonctionnement du programme, la libre exécution du logiciel pour tous les usages, la possibilité de l’adapter et de l’enrichir, l’interopérabilité, l’évolutivité ou les capacités de mutualisation du code ». À plus long terme, elle rêve même de « l’ajout – dans les droits français et européen des marchés publics – d’un critère d’ouverture aux côtés du critère du caractère innovant déjà existant ».

De façon plus accessoire, le CNNum « considère qu’il est important d’encourager les pratiques collaboratives entre collectivités territoriales autour de projets informatiques libres, afin de développer des modules communs librement réutilisables et améliorables en continu ». Manifestement séduit par les travaux menés par l’association ADULLACT, le Conseil invite les villes, départements et régions à se regrouper plus souvent en vue du développement de programmes qui seraient utiles à toutes ces institutions publiques. « Par ailleurs, une réflexion pourrait être engagée sur l’opportunité de faire émerger un service web d’hébergement et de gestion de développement de référence pour ces modules, afin d’en favoriser l’accès, la réappropriation et le développement en continu » ajoute le Conseil dans son rapport.

Le CNNum plaide pour l’interopérabilité

En écho au récent appel en faveur de l’interopérabilité au sein de l’Éducation nationale, le CNNum demande d’autre part à ce que l’État garantisse « en amont l’usage de normes ouvertes et interopérables sur les supports, les logiciels et les contenus » éducatifs, ce qui pourrait être selon l’institution prévu par le Référentiel général d’interopérabilité (RGI) s’imposant à l’administration – dont la refonte est justement en cours. L’institution demande en outre à ce que la diffusion des ressources éducatives libres, notamment sous licence Creative Commons, soit poussée par les pouvoirs publics.

D’une manière plus générale, le Conseil national du numérique invite même le gouvernement à « imposer l’abaissement des barrières techniques et contractuelles à l’interopérabilité, lorsque cela n’entraîne pas de contraintes ou de coûts supplémentaires prohibitifs, pour permettre l’émergence de services multiplateformes ».

Une « relance des guerres de religion » selon l'AFDEL

Pour les éditeurs de logiciels réunis au sein de l’AFDEL, parmi lesquels figure notamment Microsoft France, ces propositions sont cependant de très mauvais augure. « En réservant l’effet levier de la commande publique aux sociétés de service en logiciel libre qui en assurent le développement spécifique et la maintenance, le CNNum conforte l’erreur historique française qui explique la faiblesse du nombre d’éditeurs français de taille mondiale (Dassault Systèmes est le seul acteur français du Top 20) », déplore l’association. À ses yeux, donner la priorité aux logiciels libres reviendrait à « écarter 90 % des éditeurs de logiciels français de la commande publique sur la base de considérations dogmatiques ».

Du côté de l’Association de promotion du logiciel libre (April), le son de cloche est sans grande surprise bien différent. « Le logiciel libre est l'incarnation informatique de notre devise républicaine, "Liberté, Égalité, Fraternité". Nous encourageons le gouvernement à suivre la recommandation du Conseil national du numérique concernant la priorité à donner au logiciel libre dans la commande publique » a ainsi réagi Frédéric Couchet, délégué général de l'April.

Le gouvernement plus que timide sur ce dossier

Mais que les éditeurs de logiciels propriétaires se rassurent : l’exécutif ne fait guère preuve de volontarisme sur ce dossier. À aucun moment Manuel Valls n’a abordé la question des logiciels libres jeudi, lors de son discours sur la stratégie numérique de son gouvernement. Le dossier de présentation de ce plan d'action évoque bien les logiciels libres, mais dans des termes pour le moins génériques et très peu engageants... « Le gouvernement (...) entend promouvoir le développement et l'utilisation des logiciels libres » peut-on par exemple lire ici, ou bien encore « l'utilisation de logiciels libres sera encouragée en poursuivant la logique de la circulaire [Ayrault] du 19 septembre 2012 ». 

« Aucune action précise n'est annoncée » regrette ainsi l’April, pour qui « la place du logiciel libre est trop modeste dans cette stratégie ».

34 commentaires
Avatar de Ricard INpactien
Avatar de RicardRicard- 23/06/15 à 12:02:31

C'est pas un point justement soulevé dans le TTIP ça ? Interdire la préférence aux Logiciels libres ?

Avatar de kantfredo INpactien
Avatar de kantfredokantfredo- 23/06/15 à 12:19:10

je trouve choquant que l'état ai le droit d'utiliser des logiciels non libres .... Eux qui nous privent de liberté soit disant pour notre sécurité utilise des OS/logiciels de pays étranger, c'est incroyable de tels d'incohérences ...

Avatar de gokudomatic INpactien
Avatar de gokudomaticgokudomatic- 23/06/15 à 12:24:30

pousse la logique encore plus loin: pourquoi l'état a le droit d'utiliser du matériel hardware propriétaire? Parce qu'Intel ne divulgue pas les plans complets de ses processeurs et cartes-mères. AMD non plus, d'ailleurs.
Scandaleux!:mad:

Non, sérieusement, faut quand même pas raconter n'importe quoi juste parce que c'est au nom du libre.

Avatar de anonyme_97254becd5c5b064755d6772703ed968 INpactien

On compte bien Mettre le GAFAM en second plan dans nos administrations et c'est précisément ce qu'on va faire et va être fait !
Cette fois nous sommes appuyé ... tout en haut.

Avec 1700 emplois en France Microsoft , par exemple , ne fait pas vivre pas grand monde DE PLUS les emplois indirect sont ULTRA faibles et précaires car masqué par des sous-traitants (7000) , pour ceux qui veulent des preuves cela vient de la réponse RGI de MS lui-même .....
Lesquels ont des contrats à la semaine avec MS , IBM etc ... : chez moi on appelle ces gens des négriers !

Ne parlons pas des charges payés par ses boîtes : tout est fuité et optimisé pour l'évasion fiscale (Irlande etc.). Ils vont même jusqu'à signer les contrats avec l’état Français en Hollande, pour éviter le courroux du peuple et surtout des associations qui font la promotion du logiciels libre, logiciel non privateur !

Choisissez votre camps mesdames et messieurs . Soyons réaliste exigeons l'impossible : tel doit être notre devise avec un ennemi tel que le GAFAM, ennemis sans pays , sans valeur autre que celle du fric !
On les fout dehors ENSUITE on négocie (et encore tel un cancer après la chimio ils reviennent en douce !

Avatar de alliocha1805 Abonné
Avatar de alliocha1805alliocha1805- 23/06/15 à 12:30:47

kantfredo a écrit :

je trouve choquant que l'état ai le droit d'utiliser des logiciels non libres .... Eux qui nous privent de liberté soit disant pour notre sécurité utilise des OS/logiciels de pays étranger, c'est incroyable de tels d'incohérences ...

Dans la logique c'est mieux le libre mais il n'y a pas toujours d'équivalent libre qui remplisse toutes les conditions et fonctionnalités de la version non libre (coucou open Office).

Avatar de white_tentacle Abonné
Avatar de white_tentaclewhite_tentacle- 23/06/15 à 12:36:12

En même temps, si l’état avait payé des développeurs pour combler les manques plutôt que de payer des licences MS…

Avatar de alliocha1805 Abonné
Avatar de alliocha1805alliocha1805- 23/06/15 à 12:41:02

white_tentacle a écrit :

En même temps, si l’état avait payé des développeurs pour combler les manques plutôt que de payer des licences MS…

Ce n’était qu'un exemple ... comment tu remplace Google Analytics sur ton site ? Y a 150 000 exemples .
 
 Ou par exemple se baser de Windows ...Ok linux c'est sympa et y a des linux mega simples mais former TOUS les agents de l’état a cette nouvelle technologie ça doit bien coûter l’équivalent de 15 ans de licences pour tout le monde ...
 Faut aussi voir plus loin que le bout de son monde de technophile parfois -___- Moi bossant avec des collectivités locales j'ai des directeur de pole informatique qui me disent "euh c'est quoi une IP publique ?" donc ca te situe le niveau technologique dans les collectivités ..
 
 Tout changer ça coûte cher et parfois payer la licence reviendra moins cher que former tout le monde a un outil gratuit . Alors oui a 20-25 ans on économise mais ça un politique s'en fout, car ça va grever son budget et immédiatement .

Avatar de DayWalker Abonné
Avatar de DayWalkerDayWalker- 23/06/15 à 12:43:57

Il n'y a pas toujours d'équivalence avec le libre...
 
Autant pour une suite bureautique "de base", genre documents textuels (Ok, on peut préférer LaTeX ^^), rapports, présentations, tableur, on peut largement s'en sortir avec LO par exemple. Mais dès qu'on commence à jouer avec des Macros, on devient prisonnier soit de Python soit de VBA... et on perd l'inter-opérabilité, soit en faveur du payant, soit en faveur du gratuit.

Avatar de anonyme_97254becd5c5b064755d6772703ed968 INpactien

on va y venir, c'est l'objectif.

Avatar de white_tentacle Abonné
Avatar de white_tentaclewhite_tentacle- 23/06/15 à 12:47:36

Je ne parle pas de coût. Je parle de souveraineté de l’état.
 
Il est inadmissible que l’état se soit mis dans une situation de dépendance vis à vis de produits :
 

  • étrangers

  • fermés

  • difficilement remplaçables
     

     C’est une faute politique grave qui a été commise, et dont la réparation
    se fait petit à petit, en prenant du temps et de l’argent. Le libre n’est qu’un moyen pour l’état de retrouver sa souveraineté (ce serait du proprio étatique, ce serait pareil), et de le faire à moindre coût par rapport à du propriétaire étatique.

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