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Take Two ferme le studio à l'origine de Borderlands The Pre-Sequel

Une décision qui va laisser des Sequel
Economie 3 min
Take Two ferme le studio à l'origine de Borderlands The Pre-Sequel

Au train où vont les choses, bientôt plus aucun grand éditeur n'aura de studio de développement en Australie. Take Two, l'un des derniers encore présents sur place, vient en effet d'annoncer la fermeture définitive de 2K Australia, le studio à l'origine de Borderlands : The Pre Sequel.

La clé sous la porte

Contacté par Kotaku Australia suite à l'émergence de rumeurs à ce sujet, l'éditeur a corroboré ces bruits. « Nous pouvons confirmer que nous avons fait le nécessaire pour entamer le processus de fermeture de 2K Australia afin de mieux gérer nos futurs coûts de développement, tout en accroissant la proximité de nos équipes créatives ». L'ensemble des employés du studio (dont le nombre exact n'est pas connu) va donc perdre son emploi dans les jours à venir. 

Il est à noter que l'éditeur avait dans un premier temps envisagé d'autres options que la fermeture. L'une des options envisagées consistait à déplacer les bureaux actuellement situés à Canberra vers Melbourne, afin de pouvoir attirer plus facilement de nouvelles têtes en son sein. Le résultat des courses fut plus mauvais qu'escompté, puisque certains cadres du studio n'ont pas voulu suivre le mouvement et ont préféré quitter le navire. Un fâcheux contretemps qui a certainement dû peser lourd dans la balance au moment de prendre la décision de fermer. 

Un cadre australien peu propice au jeu vidéo

Il faut également voir que l'Australie n'est pas vraiment le paradis sur Terre pour les créateurs de jeux vidéo. D'un côté, les studios doivent faire face à un organisme de classification des jeux particulièrement sévère : l'ACB. Contrairement au PEGI européen, celui-ci dépend directement de l'État et a la possibilité de faire interdire à la vente un jeu s'il ne convient pas aux « guidelines » qu'il dicte. 

Hotline Miami 2

Récemment, Devolver Digital et Dennation Games ont fait les frais de la politique de l'ACB, qui a interdit à la vente Hotline Miami 2, en se basant sur des critères relativement discutables. L'organisme avait en effet jugé que la scène d'introduction du jeu (capture ci-dessus) dans laquelle le joueur participe à une scène de viol simulée dans le cadre du tournage d'un film justifiait une interdiction totale à la vente. Seulement, le rapport rédigé par l'ACB oubliait de préciser les circonstances dans lesquelles la scène se déroule, alors qu'elles en atténuent significativement la violence.

Sur le plan fiscal, l'Australie n'est pas non plus une terre d'accueil très favorable pour l'industrie vidéoludique. Si le Canada par exemple fait de très gros efforts pour attirer les entreprises du secteur dans ses provinces en proposant d'importants crédits d'impôt remboursables spécialement dédiés au jeu vidéo, du côté de Melbourne il n'y a rien qui puisse inciter les grandes structures. 

Il existe bien un crédit d'impôt recherche « générique », qui permet de déduire de l'impôt sur les sociétés jusqu'à 45 % des dépenses faites en recherche et développement, mais celui-ci n'est pas remboursable pour les grosses structures. Concrètement, les entreprises dont le chiffre d'affaires n'excède pas 20 millions de dollars australiens (14,5 millions d'euros) par an peuvent recevoir un chèque de la part de l'État si leur réduction d'impôt est supérieure au montant qu'elles doivent. Les grandes entreprises elles, ne perçoivent pas un centime si leur abattement est plus élevé que l'impôt dû, et leur taux de réduction passe de 45 à 40 %. Autant aller s'installer au Québec donc

Après la fermeture de 2K Australia, la liste des grands studios s'amenuise donc en Australie. À part quelques exceptions comme Halfbrick, une société spécialisée dans les jeux sur mobiles (Fruit Ninja, Jetpack Joyride...) et une antenne de Wargaming installée à Sydney, le reste du paysage local est essentiellement formé de petits studios indépendants.

21 commentaires
Avatar de gokudomatic INpactien
Avatar de gokudomaticgokudomatic- 16/04/15 à 09:47:28

Les dures réalités de la vie...:craint:

Avatar de CrazyCaro INpactien
Avatar de CrazyCaroCrazyCaro- 16/04/15 à 10:13:58

En même temps, j'ai l'impression que c'est plus un problème d'Australie qu'un problème de 2K.

Avatar de Northernlights Abonné
Avatar de NorthernlightsNorthernlights- 16/04/15 à 10:27:54

Kangourou simulator va devenir l'une des franchise phare de l'industrie videoludique australienne :D

(même si c'est russe)

Édité par Northernlights le 16/04/2015 à 10:29
Avatar de carapitcho INpactien
Avatar de carapitchocarapitcho- 16/04/15 à 10:34:06

Pourtant entre vivre à Canberra et à Melbourne y a pas photo ! C'est triste 

Avatar de js2082 INpactien
Avatar de js2082js2082- 16/04/15 à 10:40:59

Mouais, l'histoire des crédits d’impôts, ça a jamais empêché de créer des jeux et de bons jeux, hein.
Le dernier meilleur jeu du moment sorti sur PC (cities skyline) s'est justement fait dans un pays qui ne propose pas d'aides pour la création vidéo-ludique et dont le cout salarial est l'un des plus élevé du monde.

Faut croire que la rapcité de Take-two a pris le dessus sur toute volonté de création vidéo-ludique.

Avatar de linkin623 INpactien
Avatar de linkin623linkin623- 16/04/15 à 10:48:00

On pourra les écraser ?

Avatar de Ellierys INpactien
Avatar de EllierysEllierys- 16/04/15 à 10:50:26

La Finlande dispose d'un fonds d'investissement dédié au jeu vidéo : le Skene.
Il est doté de 70 millions d'euros, à titre de comparaison, les investissements "privés" dans le JV là bas étaient de 27 millions d'euros sur 2014.

Il n'y a peut-être pas de crédit d'impôt en Finlande, mais le secteur bénéficie bien d'aides spécifiques. Ce n'est pas du tout le cas en Australie. Après oui, les aides ne font pas tout, mais c'est quand même bien plus facile de créer quelque chose d'intéressant quand on t'offre les moyens de le faire.

Avatar de gokudomatic INpactien
Avatar de gokudomaticgokudomatic- 16/04/15 à 10:59:15

Avec quoi? Le Rooster Simulator?

Avatar de Cara62 Abonné
Avatar de Cara62Cara62- 16/04/15 à 11:22:57

Oui fin bon t'as aussi cette fameuse société qui hésite pas à interdire la vente des jeux violents...

Avatar de jimmy_36 INpactien
Avatar de jimmy_36jimmy_36- 16/04/15 à 11:51:59

La grosse différence est que le PEGI n'a aucun pouvoir et un jeu PEGI 18, peut parfaitement être acheté par des mineurs, le magasin ne peut s'y opposer.

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