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Souveraineté numérique : une députée dézingue l’accord CISCO-France

La France doit-elle se laisser « acheter » ?
Droit 4 min
Souveraineté numérique : une députée dézingue l’accord CISCO-France
Crédits : mucahiddin/iStock/ThinkStock

Le 16 février, John Chambers, numéro un de CISCO, signait avec Manuel Valls un accord visant à investir 100 millions de dollars dans plusieurs start-ups françaises. Ce rapprochement agace quelque peu la députée UMP Laure de la Raudière, qui craint que la France ne se fasse finalement « acheter » par les géants américains.

Cet accord est riche : on évoque des coopérations dans le domaine des villes intelligentes, l’éducation et la cybersécurité. Il comprend également un volet formation de 200 000 personnes en trois ans et le financement de plusieurs chaires d’excellence. Sont comprises également des expérimentations dans des zones rurales afin d’offrir pour de nouveaux modes d'accès numériques aux services publics. Bref, voilà selon le Premier ministre « une opportunité de développement et un levier de croissance, de compétitivité et d’emploi pour le Pays. »

Menace sur la souveraineté numérique française ?

Seulement cette pluie de cotillons cache difficilement les grimaces. C’est spécialement le cas de Laure de la Raudière (UMP) qui craint pour la stratégie française en matière « de souveraineté numérique ».

Il faut dire que le terreau est très fertile. Le lendemain de cette signature, rappelle l’élue d'Eure et Loir, « une société de sécurité informatique de renommée mondiale, Kaspersky, avançait que la NSA aurait placé un malware sur les disques durs des 12 plus gros constructeurs mondiaux » (notre actualité). Une nouvelle qui ne faisait que confirmer selon elle « les révélations d'Edward Snowden qui nous apprenaient en 2014 que la NSA plaçait des logiciels espions sur les composants réseaux d'équipementiers, notamment CISCO » (voir cette actualité d'Infoworld, par exemple).

L’interview de Barack Obama par le site Re/Code le 18 février 2015 n'a évidemment rien arrangé. Le président américain « s'est élevé contre les enquêtes menées par la commission européenne sur les positions anti-concurrentielles des grands fournisseurs de services internet, et a jugé qu'Internet est américain, qu'il est normal qu'il soit sous leur contrôle quasi exclusif et que l'essentiel des bénéfices tombe entre les mains de leurs champions, lesquels sont injustement harcelés par les pays membres de l'UE », résume la députée.

Les bonnes intentions des entreprises américaines

La députée s'interroge sur les vraies mobiles des entreprises américaines qui pactisent ainsi avec la France. « Rien n'indique aujourd'hui qu'elles sont toutes animées de bonnes intentions. Plusieurs désormais ont une capitalisation boursière qui égale le PIB de pays développés, qui leur donne la trésorerie les moyens de s'offrir nos talents et nos graines de champions. »

À l’Assemblée nationale, elle a ainsi questionné Axelle Lemaire pour savoir si elle avait préalablement pris conseil auprès de l’Agence nationale pour la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) avant de parapher l’accord avec CISCO. Le cas échéant, elle demande copie de l'avis.

Et 42, OVH, Atos, Orange ou Cap Gemini ?

Sur sa lancée, elle considère que le chapitre formation de cet accord constitue « un investissement rentable pour les grands constructeurs et éditeurs qui fidélisent ainsi les futurs décideurs à leurs produits ». La démarche est connue, notamment du côté de Microsoft qui, par ses multiples accords avec les administrations françaises a pu se constituer un marché de première main...

Cependant, la France est-elle si démunie ?, questionne Laure de la Raudière. Pourquoi le Premier ministre a souhaité confier ce programme de formation à une entreprise américaine « plutôt que par exemple à des partenaires français tels que l'École 42, OVH, Atos, Orange, Cap Gemini... en capitalisant sur nos laboratoires publics (CNRS, INRIA... ) » ?

La France doit elle se laisser « acheter » ?

Enfin, toujours sur la corde de la souveraineté numérique, la députée constate que « les 100 millions de financement de nos start-ups offerts en contrepartie, représentent la 20ème levée de fonds aux États-Unis du 4ème trimestre 2014 et font le même effet que les 60 millions « offerts » par Google aux éditeurs de presse en janvier 2013, à l'Élysée ».

Du coup, « la France doit-elle se laisser « acheter » par les géants américains du numérique ou doit-elle au contraire, se transformer à partir de ses forces, notamment les grands groupes du CAC40 ? ». Là encore, elle veut des explications : « comment le partenariat avec CISCO s'inscrit dans l'objectif de transformation numérique de nos grands groupes ou dans la création de nouveaux grands groupes français de l'industrie numérique ». Nous reviendrons sur le sujet une fois les réponses obtenues.

49 commentaires
Avatar de tiny_naxos INpactien
Avatar de tiny_naxostiny_naxos- 03/03/15 à 11:08:26

42 ? LOL
Il y a d'autres écoles de télécommunications / informatique...

Avatar de athlon64 INpactien
Avatar de athlon64athlon64- 03/03/15 à 11:13:31

surtout qu'elle te donne pas un diplome reconnu, y a les écoles d'ingé ou même les Universités pour ca et tu te fais ton expérience grace a de l'alternance :transpi:

Avatar de pascal.petit Abonné
Avatar de pascal.petitpascal.petit- 03/03/15 à 11:17:52

Laure de La Raudière semble manquer de base en matière d'enseignement supérieur. Ne citer que 42 nuit à la crédibilité de son propos.

Avatar de skan INpactien
Avatar de skanskan- 03/03/15 à 11:18:15

Sur le principe, elle a raison.
42, c'est l'école à la mozz.

Avatar de Wellit INpactien
Avatar de WellitWellit- 03/03/15 à 11:18:56

En fait Valls il est pas de droite, c'est juste un américain....
Je n'en croit pas mes yeux, le mec ose statuer sur un sujet sensible et se disant "de toute façon on s'en fout, il faut juste plus de blanc ce serait mieux"...

OK demi troll /off

Je ne comprendrait jamais sa position en tant que premier ministre... Le mec est quand mm hyper flou entre ce qu'il dit et ce qu'il fait... Vivement la VI

Avatar de anonyme_a6c552c5fb4282d70e634ed16d39416a INpactien

tiny_naxos a écrit :

42 ? LOL
Il y a d'autres écoles de télécommunications / informatique...

athlon64 a écrit :

surtout qu'elle te donne pas un diplome reconnu, y a les écoles d'ingé ou même les Universités pour ca et tu te fais ton expérience grace a de l'alternance :transpi:

 42 est un exemple plus à propos que d'autres puisqu'il est question du pb de la récupération des talents par des boîtes étrangères qui viennent "former" sur place... Or 42, de par son activité (et celle de son/ses patrons), est très bien placée pour récupérer des talents et éviter leur fuite à l'étranger.

Édité par YesWeekEnd le 03/03/2015 à 11:20
Avatar de CUlater INpactien
Avatar de CUlaterCUlater- 03/03/15 à 11:20:13

plutôt que par exemple à des partenaires français tels que l'École 42, OVH, Atos, Orange, Cap Gemini... en capitalisant sur nos laboratoires publics (CNRS, INRIA... ) 
Hum combien de CCSI (ou au pire CCAI) parmi eux?

Avatar de KP2 Abonné
Avatar de KP2KP2- 03/03/15 à 11:20:17

tiny_naxos a écrit :

42 ? LOL
Il y a d'autres écoles de télécommunications / informatique...

42 a demarré y'a 2 ans, faut leur laisser le temps de s'installer... On passe pas de rien a une formation digne des meilleures au niveau mondial en 6 mois.

En attendant, c'est une initiative ultra originale, privee et franco-francaise. Elle merite une attention particuliere.
Mais le probleme en France, c'est que le gouvernement croit qu'il suffit de confier des millions a des types qui sortent d'une grande ecole de management pour fabriquer un champion mondial de toute piece. C'etait peut etre vrai a une epoque (et encore) mais ajourd'hui c'est une enorme erreur. On l'a encore vu recemment avec Cloudwatt et Numergy.
Mais le pire dans cette histoire est que non seulement on se trompe gravement sur la facon de booster l'economie numerique mais en plus, on trouve le moyen de snober des boites qui marchent fort et qui se sont debrouillées toute seules (probablement une sorte d'elitisme vis a vis des mecs qui partent de rien).
OVH, Free, Vente-privee, etc sont aujourd'hui les boites francaises les plus innovantes et les plus dynamiques dans le high-tech francais et ne sont JAMAIS associées au grands "plans" sur le numerique... C'est aberrant...
Au contraire, elles devraient etre draguées a longueur de journee mais non, on prefere les ecarter comme de vilains petits canards.

Avatar de KP2 Abonné
Avatar de KP2KP2- 03/03/15 à 11:22:02

Elle donne un exemple de ce qu'une initiative privee, originale et innovante purement francaise peu donner... histoire de dire qu'il n'y a pas besoin d'une boite US comme Cisco pour ouvrir de nouvelles pistes.

Et elle a raison.

Édité par KP2 le 03/03/2015 à 11:22
Avatar de ToMMyBoaY Abonné
Avatar de ToMMyBoaYToMMyBoaY- 03/03/15 à 11:22:39

tiny_naxos a écrit :

42 ? LOL
Il y a d'autres écoles de télécommunications / informatique...

Epitech. Et ensuite ? Faudrait peut être pas confondre ces cursus ultra-spécialisés dans la prog' avec les cursus d'informatique générale des écoles et facs. Comme 42, Epitech a démarré sans reconnaissance officielle mais le niveau technique de ses étudiants est très bon. Il n'y a bien qu'en France qu'on met le diplôme avant la compétence.

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