Un chauffard retrouvé par les gendarmes après avoir publié ses « exploits » sur Facebook

Chauffard away, from LA
Droit 3 min
Un chauffard retrouvé par les gendarmes après avoir publié ses « exploits » sur Facebook
Crédits : MarioGuti/iStock/Thinkstock

Pour avoir publié sur Facebook des photos sur lesquelles il mettait en avant ses excès de vitesse, un automobiliste d’une trentaine d’années comparaîtra bientôt devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay. Ce sont les gendarmes de la Haute-Loire qui en ont fait eux-mêmes l’annonce sur leur page Facebook, le 2 janvier dernier.

C’est après avoir eu vent qu’un chauffard conduisait à des vitesses très élevées sur de petites routes du nord de la Haute-Loire que les gendarmes du Puy-en-Velay ont décidé d’ouvrir une enquête judiciaire. Les investigations ainsi menées ont permis aux enquêteurs de tomber sur la page Facebook de l’auteur présumé des faits, sur laquelle se trouvaient des photos de son compteur kilométrique, manifestement prises à l’aide de son téléphone portable – et ce alors qu’il conduisait.

Sur l’une de ces images, diffusée sur Facebook par les gendarmes (voir ci-dessous), on peut constater que le compteur affiche une vitesse de plus de 200 km/h, alors que les routes nationales sont en principe limitées à 90 km/h. Selon La Montagne, les forces de l’ordre sont remontées jusqu’à cet internaute de 36 ans et ont procédé il y a quelques jours à une perquisition à son domicile. Différentes photos de ce style ont été trouvées sur l’ordinateur du suspect.

facebook chauffard gendarmes
Crédits : Gendarmerie de la Haute-Loire

Entendu par les gendarmes dans le cadre d’une convocation, cet automobiliste aurait reconnu les faits. D’après les autorités, il mettait ces photos en ligne « pour se vanter et pour faire l'apologie de ces actions ». Les militaires précisent que cet homme devra maintenant répondre de ses actes devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay, à une date encore inconnue. « Les peines maximales encourues pour la provocation au délit par image diffusée par voie électronique sont de 5 ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende » soulignent les gendarmes, s’appuyant vraisemblablement sur l’article 24 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse.

Des affaires récurrentes malgré les condamnations

Cette affaire est loin d’être un cas isolé. Il n’est effectivement pas rare de voir les autorités se féliciter de l’arrestation d’automobilistes ou de motards ayant publié sur Internet des images de leurs « exploits » en tout genre... En septembre 2013, les gendarmes de l’Hérault avaient par exemple mis la main, après dix mois d’enquête, sur trois jeunes qui avaient diffusé différentes vidéos d’excès de vitesse sur YouTube.

Si les suites judiciaires de toutes ces affaires ne sont pas toujours connues, rappelons qu’en 2012, le tribunal correctionnel de Niort a condamné à un an de prison ferme un conducteur qui s’était filmé avec une caméra embarquée à 310 km/h sur une route départementale, avant de diffuser le tout sur YouTube. Plus tôt, le tribunal de Boulogne-sur-Mer avait cette fois infligé 6 mois de prison avec sursis à un motard qui avait déboulé à plus de 200 km/h sur des routes du Pas de Calais. Enfin, en 2008, un automobiliste qui avait fait filmé ses « exploits » à 225 km/h sur une voie limitée à 110 km/h fut relaxé pour cause de prescription.

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