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La cyber-violence est en augmentation dans les collèges français

Peace and love les enfants
Droit 4 min
La cyber-violence est en augmentation dans les collèges français
Crédits : Highwaystarz-Photography/iStock/Thinkstock

« Si neuf élèves sur dix se sentent bien au collège en 2013, près de deux collégiens sur dix se déclarent victimes d’insultes, humiliations ou menaces diffusées sur les réseaux sociaux, par courriel ou SMS. » Telle est la conclusion d’une enquête très sérieuse dévoilée aujourd’hui par l’Éducation nationale, qui relève surtout que ce phénomène est en augmentation par rapport à 2011 et qu’il « retentit fortement sur le bien-être des élèves ».

Plus précisément, ce sont 18,2 % des collégiens sondés qui ont déclaré avoir été insultés, humiliés ou victimes d’actions dévalorisantes (diffusion de photos ou de vidéos « méchantes » ou d’actes de violence filmés) au moins une fois dans l’année scolaire, via Internet ou par SMS. À l’aide des smartphones et des réseaux sociaux, il est en effet de plus en plus facile de se moquer d’un camarade à distance, et surtout en dehors des heures de classe.

 

Ce chiffre global laisse cependant place à d’assez fortes disparités. Les filles sont par exemple plus nombreuses à se dire victimes de cyber-violence : 21,1 %, contre 15,5 % pour les garçons. Les statistiques varient également en fonction du type de brimade ou d’humiliation : 7,4 % des collégiens ont affirmé avoir été l’objet d’un surnom méchant, tandis que 2,4 % ont été victimes d’happy slapping, c’est-à-dire qu’ils ont été filmés pendant des actes de violence physique.

Une cyber-violence qui accompagne bien souvent les violences traditionnelles

Sans grande surprise, les jeunes victimes de cyber-violence sont également l’objet d’autres formes de violence, physique ou psychologique. L’Éducation nationale note ainsi qu’ « un élève sur trois ayant connu une cyber-violence a aussi connu des coups, contre un sur sept pour les élèves n’ayant pas déclaré de cyber-violence ».

 

cyberviolence

 

Ce ne sont qu’une fois cumulés que ces actes de cyber-violence se transforment en cyber-harcèlement. L’étude retient à cet égard qu’une très grande partie des élèves n’est pas dans ce cas de figure, « seuls » 4,5 % des collégiens sondés ayant reconnu au moins trois types de violence au cours de la même année via les nouvelles technologies.

 

Cette étude s’inquiète surtout du fait que « ces violences sont en progression par rapport à l’enquête de 2011 », où 9 % des élèves déclaraient avoir été insultés ou humiliés par SMS ou Internet, contre 14 % deux ans plus tard.

Face à ce phénomène, l’Éducation nationale mise sur la prévention

Mais que fait l’Éducation nationale face à ce phénomène qui semble appelé à s’amplifier avec le développement d’Internet et des nouvelles technologies ? Fin 2013, le ministère a diffusé une circulaire et publié un « guide de prévention de la cyber-violence entre élèves » (PDF), afin d’aider les personnels et les parents à mieux prévenir, identifier et gérer ces actes de violence. Il était tout d’abord question d’encourager la sensibilisation des collégiens et lycées et de faciliter l’expression des victimes. Les chefs d’établissements étaient d’autre part invités à prendre les mesures de discipline interne s'imposant, voire à conseiller aux parents de porter plainte (voir le détail de la procédure dans cet article).

Un nouveau délit de cyber-harcèlement en vigueur depuis août

Rappelons enfin que le législateur a introduit il y a peu un nouveau délit de cyber-harcèlement. Depuis le mois d’août, « le fait de harceler une personne par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale » est pénalement répréhensible d’une peine maximale de deux ans de prison et de 30 000 euros d’amende, dès lors que cette infraction est commise par le biais « d’un service de communication au public en ligne », tel qu’Internet. La sanction encourue passe même à trois ans de prison et à 45 000 euros d’amende si la victime est un mineur de moins de 15 ans.

 

La création de cette arme supplémentaire n’a pourtant pas suscité l’unanimité. Catherine Blaya, spécialiste de la cyber-violence, nous avait ainsi expliqué lors d’une interview que « pénaliser un peu plus et criminaliser des jeunes qui bien souvent ne mesurent pas la portée de ce qu’ils font (...) je ne pense pas que ça aide beaucoup... On sait bien que la criminalisation ne fait pas beaucoup avancer les choses en termes de prévention. »

118 commentaires
Avatar de feuille_de_lune INpactien
Avatar de feuille_de_lunefeuille_de_lune- 27/11/14 à 13:34:07

derrières un clavier, les gens se sentent tout de suite plus fort et intouchable ...

Avatar de Yseader INpactien
Avatar de YseaderYseader- 27/11/14 à 13:40:58

Va te faire shampouiner ! :transpi:

Avatar de Mangateur INpactien
Avatar de MangateurMangateur- 27/11/14 à 13:41:55

Fermes la, face de moineau !! :censored:
:pastaper:

Edit: grilled :transpi:

Édité par Mangateur le 27/11/2014 à 13:42
Avatar de anonyme_e9710b9f0da191d87895c18d8068aae9 INpactien

Saloupiaud va ! :censored:

(harcèlement vous dites ? :D )

Avatar de jb18v Abonné
Avatar de jb18vjb18v- 27/11/14 à 13:46:23

une bonne baffe à tous de temps en temps, ça leur remettrait les idées en place :D

Avatar de Wikus INpactien
Avatar de WikusWikus- 27/11/14 à 13:46:38

« ces violences sont en progression par rapport à l’enquête de 2011 »
heu... en même temps comment ça pourrait diminuer, puisque le numérique et les nouvelles technos sont de plus en plus adoptées en milieu scolaire ?

Avatar de Spirit_twin INpactien
Avatar de Spirit_twinSpirit_twin- 27/11/14 à 13:47:10

Sinon, confier des smartphones et autres accès a facebook, twitter et tout a des gamins qui ont entre 11 et 15 ans... Quand on voit que les adultes ont du mal à utiliser et comprendre ces applications, comment s'étonner de le voir chez les enfants ???
Un brin d'éducation ça pourrait grandement aider. Les moqueries ont toujours existé dans les cours de récréation, c'est juste plus flagrant maintenant avec internet (comme beaucoup de choses d'ailleurs). Cependant, le fait que cela est toujours existé ne doit pas dériver vers une acceptation, ce n'est pas ce que j'ai dit.

Avatar de eliumnick INpactien
Avatar de eliumnickeliumnick- 27/11/14 à 13:47:58

« Si neuf élèves sur dix se sentent bien au collège en 2013, près de
deux collégiens sur dix se déclarent victimes d’insultes, humiliations
ou menaces diffusées sur les réseaux sociaux, par courriel ou SMS. »

11 collégiens sur 10 approuvent ce message.

Édité par eliumnick le 27/11/2014 à 13:48
Avatar de thorspark INpactien
Avatar de thorsparkthorspark- 27/11/14 à 13:48:06

C'est assez épineux comme problème. L'extension à la sphère numérique des violences dans les établissements était prévisible.
Les problèmes de harcèlement ou de violence dans les écoles sont un vieux problème, et la solution n'a jamais été trouvée.

La prévention est une bonne idée, mais encore faut-il que ce soit de la bonne prévention. La prévention de masse telle qu'elle est pratiquée depuis des décennies ne fonctionne vraisemblablement pas.

La prévention personnalisée (identifier les auteurs des comportements violents, trouver les causes, aider au cas par cas les agressés et les agresseurs) demanderait des moyens considérables que l'état n'est pas prêt à fournir.

Je me souviens avoir été la cible de ces harcèlements au collège par un autre élève jusqu'au jour où je me suis décidé à lui en coller une pour régler le problème. Je le regrette maintenant parce que j'ai appris par après qu'il avait une vie de merde chez lui, pas d'amis, et qu'il avait agi ainsi par réflexe de défense.

C'est réellement un problème de société, et ce n'est pas la société actuelle, qui glorifie l'individualisme (mode des selfies, télé réalité ...) qui va améliorer les choses. Mais encore une fois, les politiques ne prennent pas conscience de l'ampleur du phénomène, il n'y a pas de pognon en jeu.

Édité par thorspark le 27/11/2014 à 13:49
Avatar de von-block INpactien
Avatar de von-blockvon-block- 27/11/14 à 13:48:55

Le problème des recherches françaises  (sauf exception) c'est qu'ils n'utilisent pas le concept retrouvé dans l'immense majorité du monde occidental, le bullying. Il se définit ainsi:
 
On parle de harcèlement quand ces situations surviennent fréquemment et qu’il est difficile pour l’élève qui subit cela de se défendre lui-même. On parle également de harcèlement quand un élève est régulièrement taquiné de manière méchante et blessante. Cependant, on ne parle pas de harcèlement quand les taquineries/moqueries sont amicales ou “pour rire”. De la même façon, on ne parle pas de harcèlement quand deux élèves de même “force” / “pouvoir” se disputent ou se battent. »

Bref il  ne distingue pas l'élève qui est souvent violent et qui reçoit la réplique de ses amis des vraies victimes qui ne peuvent se défendre. C'est important de distinguer les deux car l'INpact n'est pas le même pour ces deux types de personnes.

Édité par von-block le 27/11/2014 à 13:49
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