Il y a quinze ans, la Dreamcast débarquait en Europe

Sega, ce n'était pas si fort que ça
Il y a quinze ans, la Dreamcast débarquait en Europe
Crédits : Evan-Amos - CC-BY-SA-3.0

C'est le 14 octobre 1999 que Sega lança la Dreamcast sur le marché européen, sans savoir que celle-ci allait devenir la toute dernière console jamais conçue par la marque. Si ses ventes n'ont jamais décollé, la Dreamcast profitait quand même d'un catalogue intéressant avec des titres qui ont su marquer leur époque.

La sixième génération de consoles fut l'objet d'un véritable tournant dans l'histoire du jeu vidéo. Elle fut en effet le théâtre à la fois de grands échecs avec le départ de Sega, qui ne produira plus de consoles après 2004, mais également celui de l'arrivée dans la danse de Microsoft, avec sa Xbox. Motorola, Samsung et Toshiba tenteront aussi de se lancer sur le marché des consoles avec leur Nuon, qui tombera rapidement dans l'oubli.

 

Lancée au prix de 1 690 francs en France, soit l'équivalent de 260 euros, la Dreamcast ne sera pas un succès commercial flagrant, avec seulement 10 millions d'exemplaires vendus dans le monde. À titre de comparaison, la GameCube et la Xbox gravitaient autour des 20 millions d'unités, tandis que la PlayStation 2 était seule au monde sur cette génération avec plus de 155 millions de consoles écoulées.

Le succès n'était pas au rendez-vous malgré des idées intéressantes

Sega avait pourtant pensé à quelques fonctionnalités plutôt intéressantes pour sa console, mais celles-ci n'ont visiblement pas suffi à créer un engouement suffisant de la part des joueurs. Ainsi la Dreamcast était la première console de salon au monde à disposer d'un modem (33,6k ou 56k) intégré, lui permettant ainsi de proposer des jeux avec un mode multijoueur en ligne. 

 

Une possibilité qu'ont exploitée certains jeux comme Phantasy Star Online, souvent considéré comme étant le premier MMORPG jouable sur console. Une affirmation à nuancer par le fait que le jeu disposait d'un mode hors-ligne. Sur le plan technique, la Dreamcast était capable d'accueillir des titres de très grande qualité, comme le mythique Shenmue

 

Sur le plan technique, il est compliqué de comparer les caractéristiques de la Dreamcast avec celles de ses concurrentes, toutes les consoles disposant alors d'architectures très différentes. Pour les plus curieux, voici ce que l'on pouvait retrouver dans une Dreamcast : 

  • Un processeur Hitachi SH-4 cadencé à 200 MHz, successeur du SH-2 équipant la Saturn
  • Une puce graphique Power VR2 DC cadencée à 100 MHz, connue dans l'univers PC sous le nom Neon 250
  • 16 Mo de mémoire pour le système, 8 Mo pour la vidéo et 2 Mo pour le son
  • Un lecteur de GD-ROM, un disque au format propriétaire pouvant contenir 1,2 Go de données.

En termes de performances brutes, cela permettait à la console de calculer 7 millions de polygones nus par seconde, un chiffre très inférieur aux 66 millions nus annoncés par Sony pour sa PS2 ou aux 115 millions que Microsoft avançait pour la Xbox.

 

Dreamcast manette
Une manette de Dreamcast avec son VMU Crédits : Evan-Amos (licence: CC by SA 3.0)

 

Sa manette était également la première à disposer de gâchettes analogiques, un concept que l'on retrouve depuis sur l'ensemble des consoles de salon du marché, de la PlayStation 3 au GameCube, et à l'exception notable de la Wii U, dont le Gamepad en est dispensé. Et même sur la première Xbox, sortie deux ans plus tard. La manette pouvait par ailleurs accueillir diverses extensions, comme des packs de vibration, ou bien des cartes mémoires (VMU) dotées d'un écran monochrome permettant de profiter de mini-jeux, ou bien de déporter l'affichage de certaines données hors de l'écran principal.

La Dreamcast n'est pas encore totalement morte

Sega décidera courant 2001 d'arrêter la production de sa console, et de se retirer totalement de ce marché, alors outrageusement dominé par Sony et sa PlayStation 2. Pour autant, certains studios continuent de lancer régulièrement de nouveaux jeux sur cette plateforme. 

 

Le dernier en date est sorti début 2014. Il s'agit de XYX, un shoot'em up en 2D à défilement verticaldéveloppé par le studio NG:Dev:Team. Quelques autres titres du même acabit ont également fait leur apparition sur la console ces dernières années comme Redux : Dark Matters, financé grâce à une campagne sur Kickstarter, lui aussi arrivé début 2014, ou encore Rush Rush Rally Racing lancé en 2009. Certes, il n'est pas question de titres « AAA », mais le fait qu'une console profite encore de nouveaux jeux dix ans après l'arrêt de sa production est tout de même assez rare pour être souligné. 

 

Dix ans après sa mise à mort par Sega, la Dreamcast survit donc toujours, de façon directe, grâce à une poignée de studios indépendants mais aussi indirectement par l'intermédiaire des nombreux portages effectués par Sega de ses jeux cultes comme Sonic Adventures ou Crazy Taxi. 

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