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Une petite « révolution numérique » se dessine à l’Assemblée nationale

« Une Assemblée numérique pour une République numérique »
Droit 3 min
Une petite « révolution numérique » se dessine à l’Assemblée nationale
Crédits : debraydavid/iStock/Thinkstock

L’Assemblée nationale devrait mettre en place avant la fin de l’année prochaine un programme d'« innovation fellows » qui permettra à des personnes rémunérées de circuler librement au sein des services parlementaires, et ce afin de formuler des recommandations visant à améliorer la diffusion du numérique au Palais Bourbon. C’est en tout cas ce que vient d'annoncer le président de l’assemblée, Claude Bartolone, qui a également indiqué que des consultations en ligne auraient lieu à titre expérimental sur différents projets de loi.

Comme chaque année à l’occasion de la reprise des travaux parlementaires, Claude Bartolone donnait hier une conférence de presse censée faire le point sur l’année qui vient de s’écouler et sur celle qui s’annonce. L’intéressé a ainsi promis que la session parlementaire 2014/2015 serait « placée sous le signe de la révolution numérique ». Reprenant le récent crédo de la secrétaire d’État Axelle Lemaire, le président de l’Assemblée nationale a déclaré qu'il souhaitait « une Assemblée numérique pour une République numérique ». 

 

Trois dispositifs ont ainsi été présentés par celui qui occupe le « Perchoir » depuis 2012.

Consultations en ligne, programme d'« innovation fellows » et visites virtuelles

Le premier consistera en une consultation en ligne des citoyens à propos de projets de loi, mais uniquement à titre expérimental (sur le projet de loi sur la fin de vie et sur celui relatif au numérique, selon Claude Bartolone). « Ce ne sera pas simplement un débat participatif mais un échange éclairé grâce à des données qui seront librement mises en ligne. Le débat aboutira à un rapport de synthèse qui sera versé aux documents mis à la disposition du rapporteur » a expliqué le président de l’Assemblée nationale. Actuellement, seules les études d’impact annexées obligatoirement aux textes déposés par le gouvernement peuvent faire l’objet d’observations transmises par voie électronique, mais il n’y a pas de débat ou de véritable consultation en ligne.

 

Deuxièmement, Claude Bartolone a annoncé le lancement d’un programme d'« innovation fellows » similaire à ce qui se fait à la Maison Blanche (voir ici). « L'idée est simple. Au terme d'un concours et d'un appel à projets, nous désignerons les personnes qui se verront engagées pour un an au sein de l'Assemblée nationale. Elles pourront circuler librement dans chaque service, et formuler toutes les recommandations pour que soit mieux prise en compte la dimension numérique au Parlement. »

bartolone
Crédits : Assemblée nationale

Claude Bartolone envisage enfin de faire de l’Assemblée nationale « le parlement le plus performant en matière de visites numériques ». Le premier questeur du Palais Bourbon a été chargé de formuler des propositions afin « d’investir le champ du virtuel », vraisemblablement afin d’offrir à terme un outil permettant de se balader virtuellement dans les couloirs de l’assemblée.

Une petite « révolution numérique » qui se passera d'Open Data

Ce n’est donc qu'une petite révolution qu’entend opérer le président de l’Assemblée, étant donné qu’il est pour l’heure seulement question de mener des expérimentations et d’obtenir des propositions.

 

Certains regretteront par ailleurs que Claude Bartolone n’ait pris aucun engagement en faveur de l’Open Data, le Palais Bourbon détenant de nombreuses et précieuses données publiques (amendements, questions écrites, comptes rendus...). Le Sénat a pourtant montré l'exemple l’année dernière, l’institution proposant désormais dans un format ouvert et sous licence libre plusieurs jeux de données concernant les travaux législatif (voir à cet égard notre article et le portail dédié du Sénat : « data.senat.fr »).

16 commentaires
Avatar de Cocquecigrues Abonné
Avatar de CocquecigruesCocquecigrues- 09/10/14 à 08:03:47

Pas mal du tout. Bon ça reste un peu timide, mais c'est un début. Je regrette simplement le terme anglais "innovation fellow" qui est largement traduisible.

Avatar de Ami-Kuns INpactien
Avatar de Ami-KunsAmi-Kuns- 09/10/14 à 08:04:17

Le blason avec la tête d'aigle à de la gueule, mais je sais pas si sa sera vendeur avec le coq gaulois à la place.
:transpi::transpi:
Le gagnant du concours travaillera gratos ou au tarifs d'un élu, j'espère qu'on pourra donnée notre choix dans la sélection.

Édité par Ami-Kuns le 09/10/2014 à 08:04
Avatar de Jarodd Abonné
Avatar de JaroddJarodd- 09/10/14 à 08:09:46

Cocquecigrues a écrit :

Pas mal du tout. Bon ça reste un peu timide, mais c'est un début. Je regrette simplement le terme anglais "innovation fellow" qui est largement traduisible.

T'inquiète, dans 6 mois la commission de novlangue terminologie nous proposera une traduction sans rapport :transpi:

Dommage que l'AN ne joue pas le jeu de l'opendata. Heureusement que Regards Citoyens et leurs copains se donnent du mal pour sortir les données.

Avatar de GruntZ Abonné
Avatar de GruntZGruntZ- 09/10/14 à 08:42:09

"Au terme d'un concours et d'un appel à projets, nous désignerons les
personnes qui se verront engagées pour un an au sein de l'Assemblée
nationale. "
Qui juge le concours ? Qui désigne ? Sur quel critères ?
:craint:     Copinage, lobbys, toussa ...

Je vois bien des "communicants+commerciaux" détachés d'entreprises du numérique être payés pour venir faire la promotion de "leurs" solutions auprès de gens qui n'y comprennent rien ...

 
Non, j'ai pas dit Microsoft; ils sont déjà bien occupé à noyauter l’Éducation Nationale.
Notez le nom de domaine et le logo en haut à droite sur cette page

 

Avatar de js2082 INpactien
Avatar de js2082js2082- 09/10/14 à 08:42:44

Quand je lis ça:

L' Assemblée nationale devrait mettre en place avant la fin de l’année
prochaine un programme d'« innovation fellows » qui permettra à des personnes rémunérées de circuler librement au sein des services
parlementaires, et ce afin de formuler des recommandations visant à
améliorer la diffusion du numérique au Palais Bourbon

Je comprends qu'on va permettre un lobbyisme plus important et qu'on va les payer pour faire cela.

Ça pue les futurs détournements d'argent public, cette histoire.

Avatar de bilbonotry INpactien
Avatar de bilbonotrybilbonotry- 09/10/14 à 09:23:58

C'est clair que "des personnes rémunérées de circuler librement au sein des services
parlementaires, et ce afin de formuler des recommandations" c'est la porte ouverte aux lobbyistes (y a u équivalent français tiens ?)

Avatar de anonyme_d5bf0b9f87fd15affa58563db3b0ac5d INpactien

bilbonotry a écrit :

C'est clair que "des personnes rémunérées de circuler librement au sein des services
parlementaires, et ce afin de formuler des recommandations" c'est la porte ouverte aux lobbyistes (y a u équivalent français tiens ?)

Un lobby est un groupe de pression. Toute association de citoyens ou d'acteurs économiques ou d'acteurs sociaux, etc peut discuter avec les Parlementaires. Il y a des excès parfois, mais ces excès sont les erreurs de l'exercice des contre-pouvoir et sont le résultat de conflits d'intérêt trop facilement ignorés dans la société française -- les privilèges nobiliaires ont été perpétués par les privilèges élitaires (importance du diplôme, du réseau d'école, concentration des pouvoirs dans les conseils d'administration des sociétés du CAC40, cumul des mandats électifs, etc).

Avatar de Baldurien Abonné
Avatar de BaldurienBaldurien- 09/10/14 à 09:35:20

Cocquecigrues a écrit :

Pas mal du tout. Bon ça reste un peu timide, mais c'est un début. Je regrette simplement le terme anglais "innovation fellow" qui est largement traduisible.

Je propose communauté innovante (et je demande un siège à l'académie française !)
 

bilbonotry a écrit :

C'est clair que "des personnes rémunérées de circuler librement au sein des services parlementaires, et ce afin de formuler des recommandations" c'est la porte ouverte aux lobbyistes (y a u équivalent français tiens ?)

Tut tut tut ! Ce n'est pas pareil : là c'est l'AN qui rémunère ces gens, alors que les lobbyistes rémunèrent indemnisent les députés :P

Avatar de julienpointcat INpactien
Avatar de julienpointcatjulienpointcat- 09/10/14 à 09:39:52

Oh no pitié ! Je le vois gros comme une maison : pas Loïc Le Meur encore une fois... C'est pile le genre de truc qu'il affectionne et il bouffe à tous les rateliers (cf. Campagne Sarkozy, tv, radio, startups... tout est bon dans le cochon pour lui).

Avatar de anonyme_d5bf0b9f87fd15affa58563db3b0ac5d INpactien

Fiction : Claude Bartolone va révolutionner l'Assemblée nationale : il organisera un "crowdlegislation" pour réformer la Constitution et il supprimera la représentation législative au profit d'une plateforme collaborative de législation sur le web.

Réalité : à la lecture du long texte de sa conférence de presse, ce n'est pas vraiment ça : encore des rapports, des commissions de réflexion. Pourtant l'introduction du chapitre sur le numérique était beau comme de la poésie (j'aime beaucoup ces exercices de langage) :   « Cette année sera également placée sous le signe de la révolution numérique.

Nous le savons, la révolution numérique n'est pas seulement une évolution technologique. C'est une révolution démocratique, culturelle, sociale, et l'Assemblée nationale ne peut en rester à l'écart : une Assemblée numérique pour une République numérique. »

Édité par joma74fr le 09/10/2014 à 10:07
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