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Google va supprimer la mise en avant de plus de 200 sites d'info allemands

Les choses sérieuses commencent
Internet 3 min
Google va supprimer la mise en avant de plus de 200 sites d'info allemands
Crédits : hillaryfox/iStock Editorial/Thinkstock

Le torchon continue de brûler entre Google et la presse allemande. En effet, un nouveau rebondissement vient d'être annoncé par la voix du patron du géant de la recherche outre-Rhin, Philipp Justus : tous les sites regroupés au sein de VG Media (soit plus de 200 titres) n'auront plus droit à une mise en avant visuelle à partir du 9 octobre. Le début d'une pression sur l'audience.

Les liens entre la presse et Google sont complexes, et ce dans de nombreux pays. Les médias en ligne dépendent à la fois de Google News pour une bonne partie de leur audience lorsqu'ils y trouvent une bonne place, et ils utilisent aussi pour certains les services publicitaires du géant du web. C'est donc un partenaire de premier plan alors même que c'est aussi un sujet important à traiter au quotidien. Un mélange des genres qui n'est pas sans poser quelques questions, surtout lorsque le service déploie des outils comme Play Magazine, qui intègre une liste de titres à privilégier ou non.

La presse et Google : entre partenariats et batailles juridiques

Cela n'empêche pas certains patrons de presse de s'opposer à la société, qui est accusée de se faire de l'argent avec le contenu maison, sans rien reverser, tout en exploitant sa position dominante pour imposer ses choix. On se souvient de la bataille qui avait eu lieu en France, et qui s'était assez vite réglée à l'amiable via la création d'un fond de 60 millions d'euros destiné à aider certains sites à financer des projets, les résultats étant détaillés par ici. Un accord contesté par le SPIIL (dont Next INpact est membre).

 

Mais la guerre n'est pas finie. Elle continue de prendre forme notamment à travers la création de l'Open Internet Project, qui associe des médias allemands et français dans une volonté de démanteler les services de Google. En Allemagne, on apprenait aussi récemment que le gouvernement cherchait à en savoir plus sur l'algorithme du géant du web. Les sites locaux se sont de leur côté regroupés sous la bannière VG Media afin de fédérer leur lutte et ont déposé une plainte en juin devant un tribunal de Munich, afin de demander une rémunération pour l'utilisation de leurs photos et du début de leurs articles au sein du moteur de recherche.

L'arme du référencement

Mais Google a semble-t-il décidé de ne pas se laisser faire, et il contre-attaque de manière active. Cela ne va pas jusqu'au déréférencement de Google News comme cela avait pu être le cas en Belgique, mais sur une simple perte de visibilité, en complément de la politique d'opt-in évoquée l'année dernière. À partir de jeudi prochain, les membres de VG Media ne verront en effet plus les « rich snippets » apparaître dans ses résultats. Cela veut dit que ni miniature, ni description ne pourront être mises en avant. 170 sites de journaux sont touchés, ainsi que 59 site de radios et 20 de télévisions.

 

Google n'est d'ailleurs pas le seul à avoir réagi. T-Online (Deutsch Telekom) a par exemple décidé de son côté de ne plus référencer les résultats issus de certains médias, rapporte l'AFP.

Google critiqué sur de nombreux fronts en Europe

Outre la bataille de fond, qui concerne la rémunération ou non du fait de mettre en avant des contenus de presse au sein d'un moteur de recherche, se pose donc la question de la puissance de ceux-ci, et au premier titre de Google, du fait de leur importance dans l'audience des sites. Car les forces en présence ne sont pas vraiment égales en termes de pouvoir de nuisance, même si la presse dispose de facto d'un porte-voix important, le quasi droit de vie ou de mort de Google sur les médias est un problème. 

 

Reste maintenant à savoir si la décision du géant du web mènera sur une position plus apaisée de VG Media, et un éventuel accord, ou si au contraire cela va radicaliser les parties en présence. Quoi qu'il en soit, Google n'en a pas terminé avec les batailles à mener en Europe. L'occasion de revoir le dernier épisode de notre émission 14h42 sur le droit au déréférencement et le droit à l'oubli.

105 commentaires
Avatar de Tatsu-Kan INpactien
Avatar de Tatsu-KanTatsu-Kan- 02/10/14 à 07:46:39

En même temps, les gars essayent de faire payer Google parce que Google les référence. Si Google ne veut pas payer, il ne les référence pas. Et là ils râlent aussi parce que Google ne référence plus.

Bref, ça veut le beurre, l'argent du beurre et un accès au derrière de la crémière...

Avatar de papinse INpactien
Avatar de papinsepapinse- 02/10/14 à 07:48:47

Je suis sûr qu'en fouillant les premières news concernant les sites de presse qui râlent (quel que soit le pays), on trouvera des commentaires proposant le déréférencement et/ou la perte de visibilité comme point de pression de la part de Google. :windu: :transpi:

Avatar de nico210 INpactien
Avatar de nico210nico210- 02/10/14 à 07:53:35

Tu es obligé de nous référencer, et si tu nous références tu doit payer...

Avatar de xen0m INpactien
Avatar de xen0mxen0m- 02/10/14 à 07:57:06

Cela va finir comme en France avec une victoire écrasante de GooGle.

Avatar de HCoverd Abonné
Avatar de HCoverdHCoverd- 02/10/14 à 07:57:15

Tatsu-Kan a écrit :

En même temps, les gars essayent de faire payer Google parce que Google les référence. Si Google ne veut pas payer, il ne les référence pas. Et là ils râlent aussi parce que Google ne référence plus.

Bref, ça veut le beurre, l'argent du beurre et un accès au derrière de la crémière...

Je crois qu'ils commencent à pousser le bouchon à toujours vouloir faire payer les gros groupes étrangers pour tout et n'importe quoi. Plusieurs pays proposent de l'optimisation fiscale au sein même de l'union européenne (Luxembourg, Pays Bas, Irlande, etc) et après on vient se plaindre que ces mêmes groupes les utilisent ? on marche sur la tête .... On a qu'à avoir les mêmes règles fiscales partout dans l'union et personne ne viendra hurler. Moi je ne comprends plus cet europe qui veut bien tout faire ensemble sur le papier, mais qui ne fait rien au final. Chaque pays fait du protectionnisme, les anglais sont toujours pas à l'euro (ils font rien comme tout le monde ceux-là !), ils veulent sortir de la cour européenne des droits de l'homme (mais expliquez-moi pourquoi ?), etc, etc. Cet europe est en train de s'enliser considérablement et je pense qu'un éclatement va arriver un jour si on continue sur cette lancée. Désolé j'ai dérapé du sujet initial :-)

Avatar de iook INpactien
Avatar de iookiook- 02/10/14 à 07:58:24

Ses sites qui veulent faire de l'hypertext sur Internet sans être visible de certaines sociétés/personnes !!!! Oo

De plus, il y a des moyens techniques pour ne pas se faire lire le contenu par les moteurs de recherche (tout du moins ceux qui sont respectueux des grands parents); pour nos chers journalistes:http://www.robotstxt.org/.

Prochaine idée de sites à créer, un Google News sans le mot Google dedans.... ça pourrait peut-être marcher.

Édité par iook le 02/10/2014 à 07:59
Avatar de CreaYouz INpactien
Avatar de CreaYouzCreaYouz- 02/10/14 à 07:59:16

Mais qu'ils arrêtent de péter les couilles la presse à la con, qu'il se fassent déréférencer complétement cela fera plus de visibilité pour plein de site indépendant qui ne réclame rien et qui sont bien content d'apparaitre dans GG actu ...

Bien fait pour eux en tout cas, ils cherchent encore de la tune à ne rien faire, bah il vont en perdre à trop en vouloir :fumer:

Avatar de Meowcate INpactien
Avatar de MeowcateMeowcate- 02/10/14 à 08:03:48

Dans la catégorie "y'a que le premier pas qui coûte", ces groupes de presse qui reprochent tant à Google pourrait tout aussi bien chercher à user de leurs lecteurs pour recommander l'utilisation de moteurs alternatifs, comme DuckDuckGo... qui ne voudra pas de leur argent pour gagner en référencement, mince... il n'y a pas un moteur qu'ils pourraient racheter et plier à leur bonne volonté ?

J'ai toujours un peu de mal avec ce concept "d'abus de position dominante". Google n'a pas une batterie de missiles qu'ils lancent sur les garages de chaque startup qui conçoit un nouveau moteur de recherches. Personnellement j'utilise le canard sus-cité.

Avatar de js2082 INpactien
Avatar de js2082js2082- 02/10/14 à 08:04:11

Tatsu-Kan a écrit :

En même temps, les gars essayent de faire payer Google parce que Google les référence. Si Google ne veut pas payer, il ne les référence pas. Et là ils râlent aussi parce que Google ne référence plus.

Bref, ça veut le beurre, l'argent du beurre et un accès au derrière de la crémière...

Référencer un site ne veut pas dire copier une partie du site et le proposer sur son propre site sans l'accord des créateurs.
C'est ça qui est reproché à Google, qui se sert du contenu des autres sites pour alimenter ses propres sites.

On n'est plus dans le cadre du référencement mais bien dans celui de la violation de propriété intellectuelle.
Personne n'accepterait cela. Pourquoi donc l'accepter quand google le fait?

Bref, faut arrêter ce fanboyisme google qui consiste à ne voir que ce qui nous arrange .

Édité par js2082 le 02/10/2014 à 08:06
Avatar de Pr. Thibault INpactien
Avatar de Pr. ThibaultPr. Thibault- 02/10/14 à 08:09:16

Meowcate a écrit :

Dans la catégorie "y'a que le premier pas qui coûte", ces groupes de presse qui reprochent tant à Google pourrait tout aussi bien chercher à user de leurs lecteurs pour recommander l'utilisation de moteurs alternatifs, comme DuckDuckGo... qui ne voudra pas de leur argent pour gagner en référencement, mince... il n'y a pas un moteur qu'ils pourraient racheter et plier à leur bonne volonté ?

J'ai toujours un peu de mal avec ce concept "d'abus de position dominante". Google n'a pas une batterie de missiles qu'ils lancent sur les garages de chaque startup qui conçoit un nouveau moteur de recherches. Personnellement j'utilise le canard sus-cité.

Abus de position dominante ça veut pas forcément dire que tu utilises ta position dominante pour écraser les concurrents sur ton propre secteur, ça peut aussi vouloir dire que tu utilises ton pouvoir de marché pour imposer des conditions inacceptables à tes partenaires commerciaux. Imagine que Google se mette à créer un site d'actualité (type équivalent de MSN chez Microsoft) et dise aux sites de presse : "vous me laissez faire des copier-coller de vos articles sur mon site d'actu, si vous refusez je vous déréférence de Google", je pense que ce serait qualifié d'abus de position dominante.

Il n'est plus possible de commenter cette actualité.
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  • Introduction
  • La presse et Google : entre partenariats et batailles juridiques
  • L'arme du référencement
  • Google critiqué sur de nombreux fronts en Europe
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