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La CGT lance une campagne pour le « droit à la déconnexion »

Un peu comme les ayants droit avec Hadopi
Droit 3 min
La CGT lance une campagne pour le « droit à la déconnexion »
Crédits : Wavebreakmedia Ltd/Thinkstock

Alors que l’Allemagne songe à une nouvelle législation « anti-stress » pour ses travailleurs hyperconnectés, la CGT vient de lancer en France une campagne d’envergure afin de plaider pour un « droit à la déconnexion » des salariés.

Suite au développement d’Internet et des smartphones, nombreux sont les salariés qui « ramènent » dorénavant du travail à la maison, par exemple en répondant à des emails ou à des coups de fil à caractère professionnel depuis leur domicile, parfois tard le soir ou durant les week-ends. Aujourd’hui, selon la CGT, ce sont ainsi 75 % des cadres et 39 % des salariés qui « déclarent utiliser les nouvelles technologies pour leur usage professionnel sur leur temps personnel ».

 

Le syndicat s’inquiète : « Ce travail réalisé à la maison ou dans les transports n’est en général ni reconnu ni comptabilisé, et dépasse très souvent les limites horaires imposées par la loi. » L’organisation regrette que les nouvelles technologies « permettent une disponibilité permanente et sans limites » des salariés, ce qui remettrait en cause le « fondement du droit du travail qui garantit que le lien de subordination entre le salarié et l’employeur doit être temporaire et délimité dans le temps ».

Coup d'envoi d'une campagne nationale

Hier, la CGT a donc lancé une vaste campagne censée durer jusqu’à l’année prochaine. Concrètement, le syndicat appelle les cadres, ingénieurs et techniciens à participer à une consultation destinée à évaluer leur temps de travail exact. « Cette consultation sera utilisée dans chaque entreprise ou administration pour exiger des négociations pour obtenir un droit à la déconnexion et une réduction effective du temps de travail des ICT (ndlr : ingénieurs, cadres, techniciens) ». Une pétition « pour le droit à la déconnexion » a également été lancée sur Internet, et une campagne « virale » (via les réseaux sociaux…) est d’autre part prévue.

 

cgt droit déconnexion

La CGT milite pour un « droit à la déconnexion »

Mais que faut-il comprendre par « droit à la déconnexion » ? En fait, la CGT espère pouvoir encadrer davantage l’usage des TIC « pour protéger le repos et la vie privée » des travailleurs. Elle demande ainsi à ce que des négociations obligatoires soient instituées « dans chaque entreprise sur l’utilisation des outils numériques ». Le point central de ces discussions pourrait reposer sur l’instauration de « plages de trêve de mails », durant des périodes correspondantes « au moins aux durées minimums de repos » entre chaque jour travaillé - que la CGT souhaiterait voir passer à 13 heures, contre 11 heures consécutives actuellement.

 

D’autre part, le syndicat souhaiterait que le droit du travail soit modifié, afin que « l’envoi de sollicitation/information professionnelle la nuit ou le dimanche » soit formellement interdit pour les salariés dont le contrat de travail ne prévoit pas d'activité professionnelle durant ces périodes.

Une problématique qui préoccupe de plus en plus

Si la campagne de la CGT débute tout juste, rappelons que les sénateurs socialistes ont déposé il y a quelques semaines une proposition de résolution prônant le « rétablissement d'une frontière nouvelle entre vie privée et vie professionnelle », dont ils estiment qu’il s’agit d’une « nécessité absolue ». Le texte, qui n’a pas encore été débattu dans l’hémicycle, retient notamment que « l'accès permanent aux courriels professionnels a pu se révéler désastreux et entraîner une forme d'épuisement alimentée par l'impression de ne jamais décrocher de son travail » (pour en savoir plus, voir notre article).

 

Le sujet suscite également l’intérêt de l’Assemblée nationale, puisqu’il figure parmi les pistes de travail de la « commission numérique » installée avant les vacances et co-présidée par le député Christian Paul.

78 commentaires
Avatar de Industriality INpactien
Avatar de IndustrialityIndustriality- 05/09/14 à 08:50:08

:mdr:

Quelle bande de cons

Avatar de Gab& INpactien
Avatar de Gab&Gab&- 05/09/14 à 08:52:12

C'est vrai qu'il est facile pour un patron de privilégier les salariés qui "mouillent le maillot" de manière exagérée en bossant beaucoup depuis chez eux, et que du coup cela modifie la "norme".

Cette "norme" devrait effectivement être : à la maison pas de boulot, sauf si astreinte déclarée (rémunérée ou non).

Avatar de WereWindle INpactien
Avatar de WereWindleWereWindle- 05/09/14 à 08:55:39

Donc d'un côté on est des branleurs (remise en cause périodique des 35H, par exemple) mais dans le même temps on ne déconnecterait pas et donc travaillerait trop ?
Des émules de Jean-Claude Vandamme ?

Ceux qui traitent leurs mails hors période de travail et en l'absence d'astreintes le font de leur propre gré. Ils ont choisi leur modèle, ils l'assument.

Avatar de romainsromain Abonné
Avatar de romainsromainromainsromain- 05/09/14 à 08:55:51

Gab& a écrit :

C'est vrai qu'il est facile pour un patron de privilégier les salariés qui "mouillent le maillot" de manière exagérée en bossant beaucoup depuis chez eux, et que du coup cela modifie la "norme".

Cette "norme" devrait effectivement être : à la maison pas de boulot, sauf si astreinte déclarée (rémunérée ou non).

Exemple typique : je suis en congés, je reçois un SMS de mon patron concernant tel projet, puis un mail, puis un appel, etc ...

Bon le résultat c'est que je me barre hein ^^ mais c'est très éprouvant nerveusement, et je serais bien content si tout ça était mieux encadré

Avatar de ToMMyBoaY Abonné
Avatar de ToMMyBoaYToMMyBoaY- 05/09/14 à 08:58:07

Ah non hein ! Si on est déconnecté, on pourra plus passer sa soirée sur Facebook en prétextant "le boulot chérie, toujours le boulot". Sérieusement, si l'addiction venait du boulot, ce serait franchement moins problématique. L'entreprise en profite en offrant le matériel (et encore...) mais l'attrait pour la connexion est déjà largement installée sans justification pro.

Avatar de GeX-R INpactien
Avatar de GeX-RGeX-R- 05/09/14 à 08:59:04

WereWindle a écrit :

Donc d'un côté on est des branleurs (remise en cause périodique des 35H, par exemple) mais dans le même temps on ne déconnecterait pas et donc travaillerait trop ?
Des émules de Jean-Claude Vandamme ?

Ceux qui traitent leurs mails hors période de travail et en l'absence d'astreintes le font de leur propre gré. Ils ont choisi leur modèle, ils l'assument.

Non, on ne le choisit pas forcément ! Il y a des pressions des supérieurs qui "t'obligent" à faire ce genre de sacrifice.

Pour les 35H, c'est un autre débat. LEs 35H impliquent tous les travailleurs, ne pas déconnecter à la maison, une petite poignée ... et toujours les mêmes :roll:

Avatar de John Shaft Abonné
Avatar de John ShaftJohn Shaft- 05/09/14 à 09:00:30

WereWindle a écrit :

Ceux qui traitent leurs mails hors période de travail et en l'absence d'astreintes le font de leur propre gré. Ils ont choisi leur modèle, ils l'assument.

Pas forcément de leur propre gré. Il faut savoir résister à la pression sociale environnante

Avatar de NiCr Abonné
Avatar de NiCrNiCr- 05/09/14 à 09:00:39

romainsromain a écrit :

Exemple typique : je suis en congés, je reçois un SMS de mon patron concernant tel projet, puis un mail, puis un appel, etc ...

Bon le résultat c'est que je me barre hein ^^ mais c'est très éprouvant nerveusement, et je serais bien content si tout ça était mieux encadré

Si ton téléphone est éteint, pas de soucis.

Avatar de Dr.Wily INpactien
Avatar de Dr.WilyDr.Wily- 05/09/14 à 09:01:21

Pour ça il faudrait déjà changer les habitudes de travail. C'est à dire ne pas enfermer les salariés au boulot avec un comptage d'heure. Faire ses heures ce n'est pas forcément faire son travail.

Or, en France dans le genre archaïque on fait pas mieux quand il s'agit de confondre l'enfermement du salarié et les taches à effectuer. La plupart des boulots en tant que services, qu'ils soient informatique ou pas, peuvent être effectués en dehors de la boite.

La fait d'obliger un salarié à rester à son poste dans les locaux de l'entreprise alors qu'il pourrait effectuer ce travail de n'importe où c'est dépassé. On paye une personne pour ses compétences, pas pour faire le planton dans un bâtiment estampillé au nom de la boite.

Édité par dr.wily le 05/09/2014 à 09:03
Avatar de EfritK INpactien
Avatar de EfritKEfritK- 05/09/14 à 09:03:43

Gab& a écrit :

C'est vrai qu'il est facile pour un patron de privilégier les salariés qui "mouillent le maillot" de manière exagérée en bossant beaucoup depuis chez eux, et que du coup cela modifie la "norme".

Cette "norme" devrait effectivement être : à la maison pas de boulot, sauf si astreinte déclarée (rémunérée ou non).

Pas mieux car c'est vrai que cela commence à devenir compliqué à gérer.

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