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Un député propose d’imposer des logiciels « anti-plagiat » aux universités

Vamos à la plagiat
Droit 3 min
Un député propose d’imposer des logiciels « anti-plagiat » aux universités
Crédits : Lighthaunter/iStock/Thinkstock

Alors que le développement d’Internet et de l’informatique permet aux étudiants (ou aux doctorants) de plagier plus facilement des articles, un député de la majorité vient de demander à la ministre de l’Éducation si elle n’envisageait pas d’imposer l’utilisation de logiciels « anti-plagiat » à toutes les universités françaises.

Au travers d’une question écrite publiée hier au Journal Officiel, le député Christophe Premat a invité la nouvelle ministre de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur, Najat Vallaud-Belkacem, à mettre en oeuvre un « plan ambitieux de lutte contre le plagiat ». L’élu socialiste, qui occupait jusqu’ici des fonctions d’enseignant-chercheur, fait ainsi valoir qu’à « l'heure du numérique, de plus en plus de travaux universitaires sont composés de copier-coller ». Avec le développement de l’informatique et des ressources en ligne, certains sont en effet tentés d’aller piocher en quelques clics des extraits sur Internet, sans mentionner ensuite leur source comme il se doit.

 

Estimant qu'il est « important » de détecter au mieux ce type de fraude au nom du respect de la propriété intellectuelle, Christophe Premat en vient rapidement à évoquer une solution : celle de ces logiciels « anti-plagiat », qui comparent généralement un texte avec différentes sources ayant pu être reprises de manière frauduleuse. Le parlementaire explique à cet égard que plusieurs universités françaises se sont d’ores et déjà dotées de programmes de ce type, et envisage donc une généralisation à toutes les facs. Il demande en effet à la ministre « si les logiciels anti-plagiat pourraient être systématiquement utilisés dans les universités françaises et si la formation à la lutte contre le plagiat pouvait être proposée dans les départements de recherche ».

 

 

En cherchant un peu du côté des sites des universités, il est assez facile de trouver des établissements qui affirment utiliser des logiciels anti-plagiat. L’Université de Lyon (qui regroupe notamment Lyon 2, Lyon 3, Jean Monnet St-Étienne, Sciences Po Lyon,…) a par exemple opté pour le logiciel « Magister », de Compilatio, lequel permettrait selon ses concepteurs d’analyser « des millions de documents » : articles de presse, publications scientifiques, blogs, actualités en tout genre, etc. Cette solution française est également utilisée par l’Institut d'Economie et de Management de Nantes ou bien encore l’Université Toulouse 1.

Le plagiat, un problème ancien devenu une « préoccupation sérieuse » avec Internet

Mais quelle est l’ampleur exacte du plagiat en France, au niveau universitaire ? « Si le plagiat n’est pas né avec internet, il est indéniable que leur développement est concomitant » retenait principalement un rapport sur « la fraude aux examens dans l'enseignement supérieur » dévoilé début 2012 par l’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (et accessible ici). « Le phénomène du plagiat est intimement lié à la révolution numérique, et il est clair que le développement des technologies nouvelles constitue une cause essentielle de sa progression au sein des établissements au cours des dix dernières années, du premier cycle au doctorat. Avec le développement d’internet, tout étudiant peut devenir, même à ses dépens, un plagiaire occasionnel. Entre s’inspirer et copier, la gamme est immense et les frontières parfois bien minces » était-il indiqué.

 

Hissé au rang de « préoccupation sérieuse », le plagiat était néanmoins décrit comme un problème ancien, mais pour lequel l’usage de sanctions restait « très rare ». Evoquant le cas des logiciels anti-plagiat, ce rapport recommandait justement à l’exécutif d’engager « une réflexion sur la généralisation » de leur usage. « Une initiative publique en matière de logiciels sous forme de groupements serait sans doute de nature d’une part à élargir le champ des bases de données, d’autre part à offrir davantage de garanties en termes de libertés publiques et surtout à réduire les coûts ».

66 commentaires
Avatar de anonyme_69736061fe834a059975aa425bebeb6d INpactien

Et ,l'inverse....

Car combien de prof ou de politiciens se servent dans les travaux des étudiants et ,aussi, dans les œuvres littéraires ...

Avatar de Bug INpactien
Avatar de BugBug- 03/09/14 à 08:47:44

Le sous-titre a écrit :

Vamos à la plagiat

Encore une musique pourrie qui va me trotter dans la tête toute la journée :craint:

Avatar de cyrano2 Abonné
Avatar de cyrano2cyrano2- 03/09/14 à 08:49:44

Il suffit de prendre des bouts de phrase et de les coller dans un moteur de recherche, en général, on est vite fixé.

Avatar de Tornado_OLO INpactien
Avatar de Tornado_OLOTornado_OLO- 03/09/14 à 08:50:32

Il voudrait qu'on fasse un logiciel qui fasse une recherche sur tout l'Internet pour voir si ça n'a pas déjà été écrit, et ceci pour tous les rapports écrits rendus ? :reflechis:

Si le/la prof a un doute, il n'a qu'à faire un copier/coller dans son moteur de recherche préféré. Si c'est le cas, ça ressortira.

Avatar de Snake-Ice INpactien
Avatar de Snake-IceSnake-Ice- 03/09/14 à 08:50:59

Le problème étant que ces logiciels ne sont pas parfaits. Il faudrait également que ça ne se substitue pas à une correction automatisé (hors QCM).

Le sous-titre :sept:

Après, plutot que d'imposer, il aurait été plus naturel que les universités ne l'ayant pas adopté le fassent, quitte à faire des papiers d'informations pour informer celles qui ne connaissaient pas. Ca semble évident que c'est à faire...

Avatar de Snake-Ice INpactien
Avatar de Snake-IceSnake-Ice- 03/09/14 à 08:53:28

Le problème étant que ces logiciels ne sont pas parfaits. Il faudrait également que ça ne se substitue pas à une correction automatisé (hors QCM).

Le sous-titre :sept:

Après, plutot que d'imposer, il aurait été plus naturel que les universités ne l'ayant pas adopté le fassent, quitte à faire des papiers d'informations pour informer celles qui ne connaissaient pas. Ca semble évident que c'est à faire...

Tornado_OLO a écrit :

Il voudrait qu'on fasse un logiciel qui fasse une recherche sur tout l'Internet pour voir si ça n'a pas déjà été écrit, et ceci pour tous les rapports écrits rendus ? :reflechis:

Si le/la prof a un doute, il n'a qu'à faire un copier/coller dans son moteur de recherche préféré. Si c'est le cas, ça ressortira.

En fait, les logiciels existent déja. Faut juste que les universités l'obtiennent et/ou l'utilisent.

Avatar de M_Michu INpactien
Avatar de M_MichuM_Michu- 03/09/14 à 08:56:26

cyrano2 a écrit :

Il suffit de prendre des bouts de phrase et de les coller dans un moteur de recherche, en général, on est vite fixé.

Hein ?? et si c'était des phrases traduites..sachant que beaucoup de thèses et d'articles publiés dans les journaux officiels sont en anglais ..

Avatar de darkbeast Abonné
Avatar de darkbeastdarkbeast- 03/09/14 à 08:57:15

Snake-Ice a écrit :

En fait, les logiciels existent déja. Faut juste que les universités l'obtiennent et/ou l'utilisent.

ils les utilisent déjà, mais dans certain cas les prof n'ont même pas besoin d'internet, vu que certains repompent presque mot à mot ce qu'on fait les autres les années précédentes.

Avatar de Khalev Abonné
Avatar de KhalevKhalev- 03/09/14 à 08:59:38

darkbeast a écrit :

ils les utilisent déjà, mais dans certain cas les prof n'ont même pas besoin d'internet, vu que certains repompent presque mot à mot ce qu'on fait les autres les années précédentes.

Certains repompent aussi les articles qui passent en relecture chez eux et qui ne sont pas encore publiés. :transpi:

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